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Critique Dark Skies

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La mention « par les producteurs de Paranormal Activity » n’a aujourd’hui plus grand-chose de véritablement motivant pour les aficionados du genre. Dark Skies est pourtant loin de se limiter à un métrage plein de vide. Posé sur bandes par un Scott Charles Stewart revenu de son diptyque bondieusard – Legion, l’armée des Anges et Priest –, le métrage n’avait rien d’aguicheur sur le papier. Banale histoire de possession à première vue, ce dernier semblait vouloir surfer sur la vague soulevée par les récentes productions teenagers censées imposer un moment de frousse maousse-costaud. Sauf qu’à la différence de Chroniques de Tchernobyl et autres Devil Inside, Stewart livre ici un film qui malgré sa relative simplicité s’approche enfin de l’objectif présenté.

 

 

L’unique « originalité » de Dark Skies serait presque de se présenter sous une forme ultra-conventionnelle. Délaissant l’approche found-footage en vogue ces derniers mois, Scott Charles Stewart livre un métrage classique et travaillé. Pour le reste, son travail se raccroche aux thématiques actuelles. Le film s’articule autour d’un script classique, rappelant férocement des œuvres du calibre de Poltergeist, Amityville ou le plus récent Insidious. Installés dans une banlieue paisible, la famille Barrett voit sa vie basculer le jour ou une série de phénomènes inexpliqués viennent troubler leur quotidien. Des événements qui deviennent plus violents lorsque ces derniers deviennent victimes de perte de contrôle de leurs corps ainsi que de conséquents trous de mémoire. Plus ou moins déjà-vu, le scénario de Dark Skies n’apporte rien de fondamentalement nouveau à un genre au bord de l’asphyxie. Scott Charles Stewart recycle en effet tous les poncifs habituels, confinant à son travail une structure de la surenchère progressive dans les « effets de frousse » faciles. Des instruments de cuisine qui se déplacent à l’alarme hurlant sans raison, Dark Skies passe rapidement aux possessions matérialisées à grand renfort d’yeux révulsés et autres saignements mystérieux. Le tout assorti d’une volonté de faire dans le grand public qui impose le métrage comme un pur divertissement sans grande profondeur.

 

 

Rien ne déborde de Dark Skies, qui se profile comme une pure œuvre de commande pour Stewart. Malgré son aspect commercial, l’ensemble parvient pourtant à témoigner d’une certaine efficacité. Le réalisateur maitrise parfaitement son sujet, et parvient à livrer un produit plutôt captivant sur la forme. Très bien ficelé, le métrage transcende aisément la nullité de son postulat initial en s’épaulant d’un rythme narratif bien calibré. Dark Skies regorge à ce titre de séquences tendues, voire même flippantes à souhait. Le métrage reste certes parfaitement inoffensif, mais Stewart conserve dans son panier quelques éléments qui font de son travail un agréable moment de cinoche sans prétentions. Le principal point fort de Dark Skies réside dans son habilité à fusionner les rares bonnes idées d’un Paranormal Activity – le confinement claustro, l’intensité crescendo des manifestations – à un petit côté X-Files qui casse légèrement la routine. Dommage que le cinéaste se vautre complètement dans son twist final, attendu depuis la quasi-moitié de l’œuvre.

 

 

Dark Skies est logiquement bien plus agréable à l’œil que les films de « cassettes retrouvées ». Rodé au blockbuster à effets spéciaux, Scott Charles Stewart se montre parfaitement à l’aise sur ce petit huit-clos dénué de toute difficulté technique. Le cinéaste prend de ce fait le temps de travailler ses plans et ses séquences, et se fend d’une réalisation fluide et lisible, bien qu’impersonnelle. Les quatre intervenants principaux remplissent par ailleurs parfaitement leur cahier des charges respectifs, le cinéaste ayant dégotés deux gamins crédibles et un couple de parents dont il creuse plus que d’ordinaire la relation et les caractères. Un très bon point.

 

 

Sans surprise mais dénué de temps mort, Dark Skies est un divertissement qui vaut assurément mieux que ce que sa bande-annonce ne pouvait laisser présager. A l’instar du travail de James Wan sur Insidious, Scott Charles Stewart rehausse le niveau du genre, sans pour autant livre une œuvre indispensable. Pourquoi pas.

 

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