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Critique Dark Summer

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Dark Summer est un film germano-américano-canadien réalisé par Gregory Marquette à la fin des nineties, dans lequel un violoncelliste tombe amoureux d'une infirmière à l'équilibre perturbé. La mignonette Mia Kirshner figure au casting, ce qui en soit représente une raison suffisante pour sa lancer dans le visionnage du métrage. Malheureusement, le « produit » qui nous intéresse ici ne compte pas de nana sexy dans sa distribution. Pire, l'ensemble navigue dans un conventionnalisme navrant et se profile comme un énième copycat du film de possession stéréotypé en vogue ces dernières années.

 

 

L’affiche cinéma de ce Dark Summer est plutôt réussie. C’est tout. Réalisateur assez discret – le méconnu Grace en 2009 –, Paul Solet s’embarque ici dans une production consensuelle, gentillette et résolument vide de sens. Le larron a pourtant été à bonne école. Collaborateur de longue date d’Eli Roth, ce dernier aura en effet participé à la rédaction de scripts particulièrement puissants et dérangeants, notamment Cabin Fever et Hostel, et ramassé bon nombre de récompenses pour ses premiers travaux. Récompensé à Gerardmer, festival dont il auréolé du prestigieux Prix du Jury, Solet s’affranchit pourtant avec son second long d’une pure œuvre de commande calquée sur les schémas du moment. Cousu de fil blanc, le script de ce Dark Summer s'habille de presque tous les poncifs imaginables, et patauge misérablement dans un trop plein de rien abusivement délayé. Une démarche qui ne semble servir qu’à repousser un ultime cliffanger sur lequel le métrage se repose entièrement. Mouais. Si ce dernier s’avère assez bien trouvé, la fainéantise dont fait preuve le cinéaste sur son développement ne manquera pas d’entrainer un certain décrochage à mi-parcours.

 

 

Dark Summer joue donc en terrain connu, en l’occurrence sur celui du film d’épouvante à base de possessions supra-démoniaques. Daniel est un adolescent expert en hacking mais récemment gaulé par la police. Celui-ci a piraté les comptes de sa dulcinée et hérite de ce fait d’un bracelet électronique avec assignation à domicile. Pas de drogue, pas d’alcool, pas de sexe : bref, la loose. Histoire de couronner le tout, la jeune femme dont il est amoureux se suicide sous ses yeux et revient le hanter. Bouh, flippant. Partant de ce postulat excitant comme le programme érotique M6 du dimanche soir, Paul Solet déroule un script ultra-prévisible et déjà-vu. Dark Summer en profite pour faire dans l’économie de moyens : quatre acteurs, une pauvre bicoque de banlieue, et une bonne rasade de jump-scares fatigants annoncés à grands renforts de musique crescendo, basta. Les ressorts de l’entreprise sont quasi-toujours les mêmes, et finissent par entrainer le métrage dans une boucle perpétuelle. Répétitif, dénué de véritables rebondissements, le travail de Paul Solet ne prend pas même la peine de s’intéresser un tant soit peu à ses pourtant peu nombreux personnages. Inintéressants au possible, ceux-ci peuplent le métrage de présences fantomatiques.

 

 

Inévitablement, l’ensemble des acteurs sont atrocement mauvais. Seul tête un peu connue de l’équipe, le second couteau Peter Stormare – qui apparait rapidement dans tous les blockbusters des vingt dernières années, de Jurassic Park 2 à 22 Jump Street – cachetonne dans la peau d’un flic faussement bad-ass. Le personnage est à se tordre de rire, mais imprime au moins la péloche d’un semblant de personnalité qui manque cruellement au premier rôle. Incarné par Keir Gilchrist, l’ado geek objet de la méga-malédiction est une véritable tête à claque. Neurasthénique et affreusement banal dans son interprétation, l’acteur anglais brosse le personnage sans grande conviction. Difficile de lui en vouloir. Dark Summer est par ailleurs esthétiquement cheap. Shooté pour trois francs six sous, le métrage s’habille d’une réal’ télévisuelle parfaitement passe-partout, et cumule les tares en témoignant occasionnellement d’un éclairage absolument dégueulasse. Du travail de sagouin.

 

 

Dark Summer est un énième film de trouille pour adolescents. Si le film ne fait pas vraiment pire qu’une bonne palanquée de concurrents, ce dernier se profile comme un bis-répétita peu enthousiasmant. Il serait temps que les producteurs misent sur de nouvelles thématiques, tant le genre semble aujourd’hui galvaudé. Une œuvrette hautement dispensable.

 

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