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Critique Dead Mine

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Le cinéma Indonésien reste encore confidentiel. Le pays ne comptabilise d’ailleurs qu’une petite poignée de complexes dédiés, mais bénéficie malgré tout d’un petit réseau indépendant. Produit par la filiale Asie des studios HBO, Dead Mine joue pour sa part la carte du melting-pot culturel. Réalisateur anglais, casting constitué à part égale d’intervenants asiatiques et américains, effets spéciaux signés par un artisan rodé aux blockbusters – Dayne Cowan s’est fait la main sur Batman Begins ou World Invasion : Battle Los Angeles –, l’équipe à l’origine de Dead Mine aura misé dès la pré-production sur son potentiel à l’import. L’ensemble reste cependant un petit film de genre aux prétentions trop timorées.

 

 

Un groupe d’explorateurs se rend sur une île indonésienne dans le but de mettre la main sur un trésor. Sur place, ils sont contraints de se cacher dans une mine abandonnée suite à l’attaque d'un groupe armé. Sans réelle surprise, ces derniers vont rapidement prendre conscience que l’endroit n’est pas véritablement désert. S’il reste toujours aguicheur, le postulat initial respire plus ou moins le déjà vu. Dead Mine se profile en effet comme une légère variante du très bon Outpost. A l’instar de celui-ci, le travail de Steven Sheil s’articule autour de sombres expérimentations réalisées sur des prisonniers de guerre au cours de la seconde guerre mondiale. Et à l’identique, les monstrueuses abominations surhumaines laissées sur place vont venir réduire les effectifs de l’équipe d’exploration au cours d’un film de couloirs à l’ambiance claustro. Petite variante néanmoins, les nazis cèdent ici la place à des savants fous japonais, et les spectres à une armée de créatures plus ou moins irradiées. Ce qui dans le fond ne change pas fondamentalement la donne. Dead Mine reste un film de trouille souterraine enchainant les séquences de poursuites et d’attaques sur une rythmique solide et efficace.

 

 

Certes habillement mené, Dead Mine ne parvient pourtant pas à s’imposer comme un métrage véritablement marquant. La faute à une ambiance qui n’impose jamais de réel sentiment de terreur, et ce malgré l’étroitesse et l’aspect confiné des lieux. Contrairement à des œuvres de la trempe de The Descent, tout aussi épurée sur le papier que le travail de Steven Sheil, Dead Mine s’avère avare en jump-scares et ne déroule ses enjeux dramatiques que sous une forme embryonnaire. Lien de cause à effet inévitable, le cinéaste ne parvient pas à créer de véritable attachement pour les personnages, ni à imposer de climax tendu. Dommage, son travail témoignant par ailleurs d’un certain savoir-faire technique. Peut-être trop, Sheil prenant le temps d’éclairer soigneusement ses plans là ou une plus grande prédominance de l’obscurité aurait peut-être confiné l’ensemble d’une aura un brin plus flippante. Si Dead Mine ne sombre jamais dans un développement moribond, le film manque du petit plus qui aurait imposé le film comme une « expérience » cinématographique.

 

 

Artistiquement, Dead Mine offre à son géniteur l’occasion de prouver de sa très bonne maitrise du sujet. Le métrage s’avère en effet particulièrement soigné, ce dernier s’affranchissant d’une copie parfaite malgré sa modeste enveloppe budgétaire. Fluide et parfaitement lisible, Dead Mine se voit par ailleurs doté d’un montage qui ne laisse pas de place au temps mort, ainsi que d’effets de maquillages maisons nickel-chromes. Une approche à l’ancienne qui fait l’impasse sur les ajouts numériques dégueux. Un bon point. Côté acteurs, Dead Mine rassemble une sévère brochette d’inconnus qui répondent au cahier des charges avec un sérieux appréciable.

 

 

Dead Mine est un honnête divertissement du dimanche soir. Ce qui en soit n’est déjà pas si mal. Si l’efficacité prime assurément sur l’originalité, le film aurait cependant pu transcender son script en appuyant de manière bien plus viscérale sur le sentiment d’oppression imposé par son décor. En l’état, le métrage de Steven Sheil mérite cependant un coup d’œil avisé. Pourquoi pas.

 

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Votre réponse :

korku 04-07-2013
Ce film c dans la lignée du film the descent en moins flippant et moins captivante donc

 

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