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Critique Deadpool

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Singulier personnage que Deadpool. Ce dernier occupe une place à part dans l'univers Marvel : il en est le protagoniste le plus meurtrier - derrière Wolverine et devant le Punisher -, il déteste l'esprit super héros, il travaille seul et à un sens de l'humour très politiquement incorrect. Mais ce qui rend Deadpool - Wade Wilson dans le civil - réellement unique c'est sa faculté à briser ce fameux quatrième mur, cette frontière qui sépare le lecteur des personnages de comics. Non seulement Deadpool est conscient d'être dans une bande dessinée, mais il ne cesse d'interpeller le lecteur et de communiquer avec lui. Donnant ainsi naissance à des situations aussi savoureuses que surprenantes.

 

 

Dès lors, réaliser un film fidèle au comics relevait de la gageure, à fortiori quand la genèse du projet est aussi rocambolesque que son (anti) héros. La relation entre Deadpool et le septième art a débutée en 2009 avec X-men Origins : Wolverine dans lequel il est déjà incarné par Ryan  Reynolds. Malheureusement, le traitement du mutant est complètement raté. Deadpool y apparaît muet et dénué de tout charisme, son rôle étant limité à offrir un combat final à Wolverine. L'accueil calamiteux reçu aussi bien par le film que par l'incarnation de Wade Wilson met entre parenthèse l'ambition de la Fox de mettre en route un film dédié à Deadpool. Les différents acteurs vaquent donc à leurs occupations, Ryan Reynolds en tête, celui-ci enchaînant avec ce qui est considéré à l'heure actuelle comme l'un des pires films de super héros de l'histoire : Green Lantern. Mais l'ami Reynolds n'oublie pas Deadpool et continue de tout faire pour porter ce projet qui lui tient à cœur. Accompagné de Tim Miller, Reynolds s'associe à la production et tourne un court extrait pour le studio de façon à remonter la côte du personnage. Peine perdu. Jusqu'à ce que l'extrait en question fuite sur internet et enflamme littéralement la toile. Les fans ruent dans les brancards et devant le tôlé provoqué, la Fox sent enfin le bon filon et donne le feu vert à Tim Miller..

 

 

L'espoir des fans se mêle à la crainte de voir les attentes déçues. Dès le début du film, le générique plonge immédiatement l'audience dans l'ambiance et plante le décor : l'humour sera gras. Le film revient sur les origines du personnages, Wade Wilson, un ancien militaire reconverti en mercenaire qui passe son temps dans son QG, un bar miteux tenu par son meilleur ami. C'est là qu'il rencontre Vanessa - Morena Baccarin -, qui deviendra la femme de sa vie. Les tourtereaux filent le parfait amour jusqu'à ce qu'on diagnostique à Wade un cancer généralisé. Abbattu et désemparé, Wade accepte alors de se soumettre à une expérimentation permettant de lui donner des aptitudes hors du commun. Forcément, tout ne se passe pas comme prévu et c'est sous les traits de Deadpool que Wilson va chercher à retrouver le responsable de ses maux.

 

 

Davantage que le scénario, c'est la construction du film et la chronologie de l'histoire qui captivent. Tim Miller zappe avec brio entre le présent et la genèse de l'histoire de façon abrupte mais sans jamais désorienter le spectateur. La chronologie s'en retrouve perturbée et cela est même le sujet d'une des vannes les plus subtiles du film, lorsque Deadpool mentionnera les acteurs d'une autre franchise de la Fox. Les combats sont violents et bien rythmés, et sans certains effets spéciaux toujours savamment dosés rien ne laisse transparaître le côté mutant de notre anti-hero - exception faite de sa capacité de régénération, forcément -. Le film est parfaitement servi par une bande son de haute volée et Junkie XL prouve de nouveau son talent pour identifier la musique collant le mieux au métrage sur lequel il travaille. Ni fabuleux ni mauvais,  le jeu des acteurs de second rôle fait le job et Ed Skrein est parfaitement crédible dans son rôle de mutant sadique. Mais Reynolds écrase le film de sa présence tant il semble habité par le personnage de Deadpool. Si son jeu d'acteur n'a jamais été reconnu pour son expressivité, son attitude, sa nonchalance assumée et surtout la façon dont il manie le verbe servent parfaitement le personnage qu'il incarne. Le canadien nous offre des moments de connerie et de vulgarité gratuite purement jouissifs.

 

 

Nerveux, drôle, violent et bourré de références à la pop culture,  Deadpool assure parfaitement le fan service tout en restant facilement abordable pour quiconque n'aurait jamais entendu parlé du gonze. La joie de (re)découvrir Wade Wilson et d'assister à la réhabilitation d'un des personnage les plus originaux de l'univers Marvel éclipsent largement le manque d'originalité du scénario. Le succès promettant d'être au rendez-vous, il serait étonnant de ne pas revoir Deadpool sur les écrans. L'occasion probable d'approfondir les relations complexes qu'il entretien avec les autres X-men. Et après une telle réussite il serait dommage de s'en priver.

 

Auteur : BEGZ

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