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Critique Death Race 3 : Inferno

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Malgré un premier volet explosif, Death Race poursuit désormais sa course en vidéo. Rien de bien handicapant néanmoins, le second volet étant parvenu à conserver toute la nervosité épileptique nécessaire et à outrepasser un budget revu à la baisse pour s’imposer comme un furieux bis décérébré. Death Race 3 : Inferno s'inscrit dans le même esprit. Chronologiquement situé dans la continuité de son prédécesseur, le métrage rassemble la même équipe, le réalisateur Roel Reiné se voyant une nouvelle fois encadré par Paul W.S. Anderson en ce qui concerne le scénario et la production. Le tandem fait mouche. Profilé comme un Fast And Furious de l’apocalypse, leur travail conjoint transpire le gasoil et la testostérone par tous les pores.

 

 

Death Race 2000 est un objet de culte. Certes ringard et flirtant occasionnellement aux frontières du nanar, cette production labélisée Roger Corman témoignait pour son époque – 1975 – d’une impétueuse acidité du propos. Critique envers la société de consommation ainsi que l’omniprésence des médias, le film de Paul Bartel s’avérait même précurseur en dénonçant des phénomènes de masse qui ne seront popularisés que de longues années plus tard. Remis au goût du jour par Paul W.S. Anderson dans une réadaptation très libre, Death Race aura néanmoins conservé une réelle propension à vilipender le voyeurisme malsain dont la téléréalité a fait son fond de commerce. Si Death Race 3 : Inferno s'habille d'un léger fond polémique, le métrage de Roel Reiné se concentre sans surprise davantage sur la forme. Et parvient à redéfinir partiellement les bases instaurées par les deux opus précédents. Exit les courses sauvages en milieu carcéral, le métrage délocalise le principe en plein désert africain. Racheté par un milliardaire avide, le jeu intègre désormais de nouvelles règles. Si les prisonniers se voient toujours contraints de s’affronter avec tous les moyens mis à leurs dispositions, ceux-ci sont directement confrontés à l’hostilité du monde extérieur. Rafistolé suite à l’explosion de son véhicule, Frankenstein possède quatre victoires à son actif. A une course de la liberté, ce dernier s’envole en direction du désert africain en espérant gagner son affranchissement. Plutôt malin, Paul W.S. Anderson livre un script qui prolonge la série de manière cohérente tout en ramenant certains éléments du film de 1975, notamment la présence de civils aux abords des circuits. de quoi pimenter l'ensemble.

 

 

Si Death Race 3 : Inferno parvient à relancer la machine en témoignant d’un certain renouveau, le métrage de Roel Reiné ne se profile pas davantage en métrage particulièrement engagé. Jouant au maximum sur la carte du produit vidéo, le tout creuse néanmoins de manière plus significative dans le mauvais goût volontaire et la provocation gratuite. Un choix heureux, Death Race 3 : Inferno s’avérant ultra-jouissif. Le film de Reiné carbure à toute berzingue, compilant sans parcimonie violence brutale, courses effrénées, nanas aux plastiques atomiques et vulgarité outrancière. Assumant pleinement sa dimension bis, l’ensemble se veut décomplexé au possible, et à peine entaché par un léger coup de frein appliqué à la furiosité des courses en elles-mêmes. Un aspect quasi-inévitable, les buggys mis à l’honneur pour ce troisième film s’avérant moins rapides que les bolides d’antan. Death Race 3 : Inferno se rattrape parallèlement en profilant un scénario plus ambitieux, Reiné réservant pour ses dernières séquences une série de rebondissements en cascade. Bien que le tout s’avère parfois légèrement invraisemblable, Death Race 3 : Inferno parvient à créer la surprise via un twist final qui dresse un pont inattendu avec les autres épisodes. Une subtilité qui vient contrebalancer avec l’aspect parfois beauf et crétin d’un métrage qui fonce et burine avec une écrasante insistance sur toute sa longueur. Appréciable.

 

 

Techniquement, Roel Reiné mène le tout à la baguette. Aidé par un budget probablement supérieur à bon nombre de projets vidéo, le cinéaste livre un produit qui ne souffre d’aucune comparaison avec certains blockbusters US. Cascades en pagaille, explosions disséminées de ci et là ou encore bastons furibondes, Death Race 3 : Inferno arrose sec côté action. Rodé à l’exercice, le cinéaste emballe le tout de manière à la fois lisible et stylisée, ce dernier signant un métrage parfaitement tenu sans user d’effets numériques grossiers. Même constat côté casting, Reiné parvenant à réunir l’intégralité de la distribution du second volet – Danny Trejo et Ving Rhames sont impeccables –. Death Race 3 : Inferno complète le tableau en ajoutant Dougray Scott en guise de playboy machiavélique, rôle offrant au britannique l’occasion d'en faire des tonnes et de dépeindre un méchant ultra-caricatural mais assurément croustillant.

 

 

Death Race 3 : Inferno se profile comme une parfaite prolongation à une franchise sans prétentions. Bourrin et parfois régressif, le film de Roel Reiné boucle la trilogie non sans oublier d’injecter de manière sporadique son lot d’éléments inédits et de rebondissements bien ficelés. Un projet DTV de haute volée, à condition de ne pas en attendre autre chose qu’un divertissement qui déménage.

 

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