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Critique Death Valley

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Baptisé à l’origine Mojave, ce premier long métrage de David Kebo et Rudi Liden a été renommé Death Valley, titre sûrement plus évocateur pour son exploitation. Bien que sorti récemment en DVD, Death Valley a subi une distribution tardive un peu partout à travers le monde, la France étant l’un des derniers pays à voir son arrivée dans les rayons, puisque le film date de 2004. Sous ses airs de survival poussiéreux, ce métrage n’est donc pas un rejeton d’œuvres telles que le remake de La Colline a Des Yeux ou encore de l’excellent Wolf Creek qui lui sont ultérieures, mais sa sortie tardive le place face à une sérieuse concurrence que l’on a vu naître dans les années 2000, décennie particulièrement prolifique en matière de survival. Death Valley ne parvient malheureusement pas à marquer le coup.

 

 

L’histoire met en scène quatre amis décidant de se rendre à une rave party en plein désert pour l’anniversaire de l’un d’eux. Le lendemain matin, ils retrouvent leur voiture une vitre brisée et dépouillée de sa batterie, visiblement l’œuvre d’un gang de motards. La première partie tente de nous plonger dans une micro divagation psychédélique sous acide qui s’avère être vite ennuyeuse en raison d’une réalisation fade et d’un enchaînement de situations boiteux. L’aspect psychologique des personnages est brièvement abordé mais ne nous laisse pas le temps de cerner l’essence de chacun d’entre eux, d’autant que cet aspect va vite être mis de côté par la suite. Nos héros vont faire la connaissance d’une jeune fille interprétée par Genevieve Cortese qui va se révéler être l’un des personnages les plus convaincants bien que son rôle se résume plus ou moins à rester poster dans un coin. Malgré un début bancal, Death Valley amène rapidement l’action lorsque les protagonistes vont devoir faire face à l’adversité de deux natifs du coin. Une scène où la tension y est relativement marquée exposant le conflit au spectateur comme une véritable bombe à retardement. Le point de rupture du film, présenté à la sauce Rape and Revenge, laisse imaginer la spirale dans laquelle nos protagonistes vont évolués sans pour autant réussir à provoquer l’impact recherché.

 

 

Le film souffre d’une réalisation maladroite parsemée de plans approximatifs où l’environnement désertique n’est pas exploité à son potentiel. En effet, la photographie pâtit d’un sérieux contraste entre les scènes de jour et les scènes de nuit et n’arrive pas à installer l’ambiance crade à laquelle on pourrait s’attendre. Ce visuel assez inesthétique est probablement dû à la qualité médiocre du support DVD. Bien que le désert reste l’un des éléments centraux du film, il va rapidement se faire voler la vedette par l’apparition du gang et principalement de son chef charismatique campé par Dash Mihok que l’on a pu voir notamment dans le thriller Basic. Une bande de motards armés jusqu’aux dents tout droit sortis de l’univers Mad Max avec son lot de Punks, de cuir et de tatoués. L’authenticité des faits originaux, qui auraient pu prétendre à un réel drame social à travers un conflit basé sur un quiproquo, se voit déviée voire effacée par le constat d’une clique dont la motivation se résume surtout à la défense de leur territoire. Death Valley s’engouffre alors dans le survival basique où la tension entre les clans va monter crescendo tout au long du film. Ici se trouve l’un des défauts majeurs de ce métrage, à aucun moment cette tension n’explose et les scènes chocs tombent à plat laissant un arrière goût amer. Si Death Valley est avare en hémoglobine, même la suggestion est assez mal retranscrite. On assiste aux péripéties de nos personnages sans pour autant être réellement impliqué dans leur calvaire, mais on parvient cependant à se poser la question de ce que l’on ferait si on se trouvait à leur place, et à ce niveau là, la réponse n’est pas toujours évidente.

 

 

Bien que le jeu d’acteur soit tout à fait honorable avec entre autres Rider Strong (Cabin Fever) ou Brendan Fletcher (Freddy contre Jason), celui d’Eric Christian Olsen (Sex Academy), un habitué des comédies pour teenagers, ne colle tout simplement pas au film et arbore rapidement la casquette de la tête à claques. Les réactions des personnages se mettent prioritairement au service de la progression de l’histoire laissant bien trop souvent de côté la possibilité que l’un d’eux fasse preuve d’un peu de courage et de bon sens pour éviter que la situation n’empire. Cependant, difficile de savoir comment réagir face à une situation tant que l’on n’y est pas réellement confronté. Malgré tout, le film bénéficie dans l’ensemble d’un bon rythme et nous délivre régulièrement de quoi se mettre sous la dent permettant au spectateur de suivre l’histoire sans décrocher. Sans dévoiler les éléments de la finale, l’inconsistance de celle-ci vient appuyer le fait que David Kebo et Rudi Liden manquent cruellement d’imagination et ne vont pas jusqu’au bout des choses.

 

 

Death Valley est un film qui souffre d’un manque d’originalité et qui aurait pu s’apparenter à un véritable drame sur fond de violence juvénile s’il s’était concentré sur le cœur de l’histoire au lieu de laisser place à une gueguerre dont la gravité peine à se faire sentir. On regrette une qualité d’image qui laisse à désirer et qui nuit fortement au film.  Malgré de nombreux défauts, Death Valley arrive à retenir notre attention du début à la fin et à procurer un divertissement sympathique. Un long-métrage à classer dans la catégorie "vite écouté, vite oublié".

Auteur : TIBO

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