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Critique Deathgasm

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Cinéma horrifique et heavy-metal se trainent une réputation commune. Celle de n’être qu’un sous-genre artistique, un défouloir un peu débile pour gogos attardés. Si la perception des formes d’expressions « extrêmes » change timidement avec le temps, le développement commercial de ces dernières reste malgré tout constamment freiné par une certaine marginalisation. Le jeune cinéaste Jason Lei Howden se lance pourtant avec ce Deathgasm dans l’exercice doublement casse-gueule de vendre un métrage bien gore articulé aux enluminures death-metal. Et en profite par la même occasion pour peinturlurer le tout d’un esprit bien eighties, ultra-bis et décomplexé.

 

 

2015 aura été l’année de la Nouvelle-Zélande en matière de comédies horrifiques. Si Housebound et Vampires en toute intimitéWhat we do in the Shadows – auront notamment marqués les aficionados de délires craspecs dans le courant de l'année, Deathgasm fera pour sa part son petit effet à l’automne en créant son petit buzz sur les plus prestigieux festivals. Lei Howden livre ici un métrage hors du temps, une resucée fun’n’gore de l’âge d’or du cinoche horrifique bricolé avec deux bouts de ficelles. Son Deathgasm est une série B fauchée mais incroyablement généreuse, imparfaite mais bourrée jusqu’à plus soif d’idées affolantes. Le rejeton légitime d’un Evil Dead ou de Brain Dead, un truc débile qui file une banane gigantesque. Le scénar’ fait en ce sens preuve d’un second degré bien maousse : fan de metal devant l’éternel, Brodie est un adolescent looser et chahutés par les mecs populaires du lycée. Sa rencontre avec Zakk change son quotidien. En quête de célébrité avec leur groupe Deathgasm, les deux musiciens s’introduisent illégalement chez un chanteur culte de la scène metal. Les partitions qu’ils découvrent dans sa poussiéreuse demeure vont ouvrir grand les portes de l’enfer. Et accessoirement attirer tous les tarés d'Aémrique dans leur petite ville.

 

 

Fin connaisseur des midnight-movies comme de musique saturée, Lei Howden pousse le bouchon le plus loin possible. Son Deathgasm affiche / détourne en ce sens tous les clichés possibles et imaginables et s’épanche dans la crétinerie la plus totale. Le réalisateur trouve cependant le juste milieu en matière d'humour décérébré, le métrage ne sombrant jamais véritablement dans les facilités vulgos / mal placées. Deathgasm ne passe certes pas loin du mauvais goût à plusieurs reprises – plus particulièrement lors d'une attaque à coups de sex-toys –, mais ne tape jamais dans le graveleux pur et dur.  Lei Howden maitrise par contre les codes de son cinéma et de la musique bourrine sur le bout des doigts, Deathgasm taquinant autant son public qu’il ne lui rend hommage. Souvent très malin, féroce et délicieusement rétro, le métrage carbure dur. Ce dernier  enquille avec une frénésie notable d’impressionnantes séquences bardées de gros rouge qui tache, de tripes, de décapitations et autres réjouissances macabres. C’est furieusement con, irrévérencieux, souvent incroyablement bourrin mais assurément irrésistible. L’esprit « démerde » d’un Sam Raimi des premières années habite définitivement la bobine.

 

 

Tourné avec 200 000 balles gagnés à l’occasion d’un concours national – le « Make my Horror Movie contest » –, Deathgasm est un métrage de débutant inexpérimenté mais jusqu’en boutiste. Artistiquement, le métrage pourra en ce sens dérouter. L’image reste très crue, la direction photo s’avérant souvent très sommaire, et l’ensemble recèle par ailleurs de plans un peu à l’arrache. Le semi-amateurisme de la réalisation confère pourtant un charme certain à cette délirante entreprise, qui bénéficie par ailleurs de maquillages et d’effets spéciaux à l’ancienne. Le tout est fait maison, mais témoigne d’une incroyable ingéniosité ainsi que d’une remarquable audace lorsqu’il s’agit de laisser exploser le gore. Miam. Le casting est enfin extrêmement sympathique. L’habituée des séries merdiques et autres soap-opéra faisandés Kimberley Crossman apporte plus particulièrement une touche sexy, cette dernière s’éclatant dans un rôle bad-ass lui permettant de casser son image de jeune fille parfaite.

 

 

Deathgasm est un divertissement hautement rafraichissant. Si une bonne connaissance des musiques heavy et de ses codes décupleront probablement le plaisir du visionnage, le film s’aborde avec un plaisir évident sous le simple angle de la comédie d’horreur foutraque. Un putain de bon choix pour la séance de minuit.

 

Auteur : BEN

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