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Critique Desierto

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Desierto est le second long métrage de Jonás Cuarón, qui n’est autre que le fils d’Alfonso Cuarón – Les Fils de l’Homme, Gravity –. Père et fils ont d’ailleurs collaboré sur le scénario de ce dernier, qui n’est d’ailleurs pas tellement éloigné de Gravity. Les deux histoires sont nées quasiment en même temps, et Desierto pourrait être le pendant terrestre de l'odyssée spatiale d'Alfonso Cuarón . La principale différence entre les deux métrages réside dans leur budget – 3 millions pour celui-ci, 100 millions pour l’épopée dans l’espace –. 

 

 

Les chiens ne font pas des chats. L'expression bien connue se vérifie parfaitement ici. Alfonso Cuarón est un réalisateur visionnaire mais très minimaliste, s’attachant à la force des images plutôt qu’à un scénario compliqué. Le fils Cuarón a parfaitement intégré ce principe et livre un film à l’histoire hyper simpliste : un nombre réduit de personnages, mais un rythme savamment travaillé. Finalement, il n’est pas nécessaire d’avoir une ribamblelle d’acteurs ou une histoire très alambiquée pour faire un bon thriller. Dans Desierto, le réal commence avec un groupe d’une vingtaine de personnes mais la majeure partie du film se recentre autour des trois personnages principaux et d’un chien. Et cela ne diminue en rien l’efficacité du propos et la tension générale, également accentuée par l’économie de dialogues. Il fallait donc que le casting tienne la route pour que le tout fonctionne correctement, et force est de constater que c’est le cas. Là où Gravity alignait les têtes d’affiche, le métrage mise ici sur des acteurs moins connus mais dotés d'un vrai charisme.

 

 

Gael Garcia Bernal joue un mexicain qui veut à tout prix rejoindre son fils resté à Chicago avec sa femme. Il est accompagné d’un groupe hétéroclite de personnes souhaitant rallier les Etats Unis, mené par deux passeurs expérimentés. Problème : la camionnette qui les conduit tombe en panne et ils sont obligés de finir le trajet à pied, en plein milieu du désert. Manque de bol, ce jour-là, un américain un peu trop protecteur envers son pays décide de se lancer dans une petite chasse à l’homme en compagnie de son chien bien dressé pour débusquer et mettre à mort les clandestins. Jeffrey Dean Morgan a la gueule de l’emploi, clairement. Avare de mots, il en impose pourtant à l’écran en tueur implacable mais pas dénué d’émotions – elles ne sont juste pas les mêmes que le commun des mortels –. Il a certainement profité de Desierto pour parfaire son interprétation du terrible Negan dans The Walking Dead. Le métrage se concentre très rapidement sur la confrontation de la froide détermination de Dean Morgan à achever tous les clandestins et l’instinct de survie décuplé de Garcia Bernal. Le tout magnifié par le désert hostile. Les acteurs ont dû donner de leur personne pour tourner dans des conditions difficiles, ces derniers s'étant même entrainés à la course à pied sous un soleil de plomb pour pouvoir être crédibles à l’écran.

 

 

Outre la bonne idée de confier les rôles principaux aux deux acteurs cités plus haut, Jonás Cuarón a choisi Woodkid pour signer la bande originale de Desierto – cocoricco, il est français –. Le musicien a parfaitement maitrisé  la réalisation de sa première B.O. Son travail colle parfaitement à l’ambiance générale du film et en décuple la tension grâce à un savant mélange de cordes et de percussions. La musique permet aux vingt dernières minutes du métrage de placer le spectateur dans un état de stress complet, en total accord avec l’état d’esprit du héros pris dans une partie de cache-cache mortelle. Le réalisateur alterne avec une totale maitrise les plans en grand angle du désert – les premier et dernier plan du film sont magnifiques –, ce qui renforce encore la place du décor dans l’histoire, et les cadrages serrés sur les acteurs. On peut néanmoins regretter de ne pas connaître les raisons de cette chasse à l’homme. Si le spectateur sait ce qui a poussé les protagonistes à franchir la frontière, il ne connaitra pas les raisons de Jeffrey Dean Morgan de vouloir tuer tout le monde. Peut-être que cela n’est au final pas nécessaire. Après tout, la chasse à l’homme est un passe-temps fort en adrénaline, c’est surement suffisant comme motivation...

 

 

Assez bien rythmé et agréablement mis en scène, Desierto tient ses promesses : tenir en haleine le spectateur de bout en bout. On prend également plaisir à retrouver Gael Garcia Bernal et à voir Jeffrey Dean Morgan sur grand écran. Mention spéciale également à la B.O. Sans aucun doute, Jonás Cuarón marche sur les traces de son père. 

Auteur : FLORA

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