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Critique Destination Finale 3

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Débarqué à la fin de la vague néo-slasher, Destination Finale avait su s’imposer comme un pur divertissement pop-corn doté d’un concept original : celui de remplacer le sempiternel psycho-killer de service par une force meurtrière et indomptable, la mort elle-même. Au-delà de son aspect « cool as hell », l’élément déclencheur du métrage – un accident dans lequel quelques jeunes auraient du trépasser plus ou moins atrocement, avant que ces derniers ne soient rattrapés par la grande faucheuse – ouvrait par ailleurs la voie à un développement sur le long terme. Le second volet aura notamment tissé des ramifications intéressantes avec le film précédent, les deux produits constituant en ce sens un « tout » redoutablement cohérent. Destination Finale 3 témoigne pour sa part d’un essoufflement prématuré de la franchise, le métrage se voyant partiellement miné par une exploitation sans grande prise de risque de l’idée originelle.

 

 

Il faut battre le fer tant qu’il est chaud. Cœur de cible du film d’horreur « soft », le public adolescent affiche en effet une fâcheuse tendance à grandir et à passer à autre chose. Envisagée  quasiment dès la sortie de Destination Finale 2, une nouvelle séquelle est mise en chantier rapidement par la New Line. Et histoire de gagner du temps, le studio recycle. Le cinéaste d’abord, puisque James Wong, auteur du premier épisode, reprend la barre du navire. Le casting ensuite, la mignonette Mary Elisabeth Winstead obtenant ici le premier rôle féminin après avoir été envisagée puis évincée sur le précédent épisode. Le reste de la bande, qui se passera de l’appui d’un vétéran Tony Todd – le croquemort – pourtant prévu sur le premier drift,  ne sera reçu en auditions que quelques semaines avant le début du tournage. Secondé par Glen Morgan, un expert du petit écran, James Wong couche enfin un scénar’ à la va-vite. Sans grande surprise, son traitement se vautre dans le pur copycat et ne manque pas de sombrer dans les redondances avec le film d’origine. Alors que Destination Finale 2 complétait intelligemment l’histoire des passagers du vol 180 en misant sur l’effet papillon relatif à leurs actions, Destination Finale 3 joue la carte de la paresse en reprenant tout de zéro. Nouveaux personnages, nouvelle catastrophe. Mais construction copiée-collée.

 

 

Exit l’avion ou la voiture, place au manège infernal. Alors qu’ils s’apprêtent à grimper dans un roller-coaster, Wendy a une vision d’un désastre à venir et fait débarquer ses amis de l’attraction. Lorsque l’un d’entre eux décède quelques temps plus tard dans d’étranges circonstances, ces derniers doivent bien se rendre à l’évidence : le destin les rattrape. La suite patauge dans le déjà-vu. D’abord incrédules, les survivants finissent par déceler le plan de la mort, guettent les indices annonciateurs – cette fois ci, dans des photos – et se font dézinguer à grands renforts d’effets gores plutôt funs. C’est à ce niveau que se situe l’unique intérêt de ce Destination Finale 3. Si James Wong n’atteint pas encore le niveau d’humour noir qui fera tout le sel du cinquième opus, ce dernier renforce ici l’aspect bis et la patine sanguinolente de la série. Mieux, le cinéaste prend le temps d’amener les différentes mises en mort en suggérant longuement de fausses pistes. Avant de laisser exploser le gros rouge qui tache sans parcimonie. C’est parfois drôle, souvent bon enfant – les deux biatchs rôties dans les cabines à UV – voire occasionnellement inattendu. Cette maitrise du suspense, couplée à un timing ultra-resserré, sauve littéralement ce Destination Finale 3 de la totale noyade. Dommage que la séquence d’accident dans le roller-coaster soit traitée de manière expéditive et illisible, ce « moment-clé » s’avérant mois fendard que le carambolage dantesque sur lequel s’ouvrant Destination Finale 2.

 

 

Recruté à la dernière minute, la casting est utilisé en mode chair à canon. La plupart des acteurs débitent en effet deux-trois bêtises avant de passer à la moulinette. Avec option défeuillage préalable pour les deux têtes à claques de service, Chelan Simmons et Crystal Lowe – cette dernière récidivant d’ailleurs rapidement dans un « rôle » similaire pour les besoins de Détour Mortel 2 –. Le spectateur n’en demandait certes guère plus, mais aucun personnage ne se montre vraiment attachant, si ce n’est celui de Wendy Christensen, incarnée par une Mary Elisabeth Winstead qui fait correctement le boulot. Wong emballe le tout avec sérieux, mais sans témoigner du même sens du spectacle que David R. Ellis – à l’œuvre sur les volets 2 et 4 –. La fameuse séquence de l’accident en pâti assurément.

 

 

Destination Finale 3 est un remake plus ou moins déguisé du premier film. L’esprit est toujours là, l’excellente musique de Shirley Walker également. L’effet de surprise est cependant aux abonnés absents, le paresseux James Wong prolongeant la franchise sans génie ni volonté de renouveau. L’ensemble se profile malgré tout comme un petit divertissement sympatoche du dimanche soir. C’est déjà ça.

 

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