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Critique Destination Finale 4

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Petite production fantastique débarquée en plein revival du mouvement slasher, Destination Finale avait su rallier les adeptes d’un cinéma calibré « teenager » tout en s’habillant d’une touche d’originalité ainsi que d’un humour macabre rarement constaté chez la concurrence. Echappant de peu à diverses catastrophes d’ordres mécaniques, les protagonistes de la série ne tardaient pas à être rattrapés par la grande faucheuse pour une série de dézinguages aussi étonnants que visuellement gore. Sans prétention, fun à outrance voire même plutôt maline dans ses dénouements - en particulier Destination Finale 2 -, la série s’est rapidement installée aux côtés des franchises à succès du studio New Line Cinéma. Bien que toujours aussi jouissif, le troisième volet commençait pourtant à exposer un sévère sentiment de déjà-vu, et ce malgré le retour de James Wong derrière la caméra ainsi qu’un accident de roller coaster plutôt dantesque. Afin de pallier à un scénario sans surprise difficilement renouvelable, les exécutifs du studio proposent aujourd’hui cette troisième séquelle accompagnée d’une technologie 3D en vogue dans le domaine de l’horreur. Un atout non négligeable.

 

 

Dénué de son apparat technologique, Destination Finale 4 n’est pourtant ni plus ni moins qu’un Destination Finale à ajouter à la saga. Dans la même optique que le volet précédent, le casting est ainsi entièrement renouvelé et l’histoire ne tient jamais compte des événements passés, contrairement à un second opus qui s’imbriquait parfaitement dans l’œuvre originelle. Tout juste dénotera-t-on quelques clins d’œil malicieux de ci et là, à commencer par un générique compilant différentes morts exploitées par les autres films de la série, ou encore des 180 dissimulés au sein des plans shootés par David R. Ellis. Une victime fera d’ailleurs les frais de cette volonté de rendre hommage à Destination Finale premier du nom, mais l’affiliation s’arrêtera bel et bien à un chapelet de détails anecdotiques. Pour le reste et à l’instar du troisième long-métrage, Ellis opère un reboot en se basant sur des protagonistes nouveaux. Après l’avion, l’accident de voiture et de roller coaster, les malheureuses victimes de Destination Finale 4 sont donc sauvées in-extremis d’un crash amenant à un effondrement des tribunes d’un circuit automobile. Une perspective plutôt aguicheuse concernant les scènes d’ouverture, mais qui souffre pourtant la comparaison avec l’excellente séquence de carnage métallique mise en boite par le même Robert R. Ellis pour Destination Finale 2. Trop rapidement expédié, l’accident se dote d’effets spéciaux au rabais, voire parfois étrangement archaïques - le feu est d’une laideur crasse -. A peine rattrapée par un sens du gore exacerbé dont avait déjà témoigné Ellis sur son premier essai, la déception initiale se voit pourtant rapidement occultée par le déchainement de fun et de gore dont témoigne la bobine par la suite.

 

 

Dans la plus grande tradition de la franchise, Destination Finale 4 est un pur moment d’entertainment à l’américaine. Con, parfois mal joué, le film se profile avant tout comme un divertissement fendard. Sans temps mort, les protagonistes se voient expédiés ad patres avec humour et sadisme, Ellis ne lésinant par sur les effusions de sang et autres découpes originales de l’anatomie humaine. La formule ne change pas d’un iota, exception faite de quelques retouches du script qui permettront au voyant de circonstance de voir les « signes » dans ses rêves, et non directement dans la nature. Si le choix demeure moins convaincant que l’idée de base, il permet néanmoins à Ellis d’intégrer quelques effets 3D amusants. Cet ajout donne par ailleurs l’occasion à Destination Finale 4 de gagner quelques galons et de sortir d’un moule « film fantastique de bas étage » inhérent à un scenario convenu ainsi qu’à une réalisation passe-partout. Les différents personnages passent donc au broyeur sur pellicule avec un véritable soucis de rendu 3D, les effets et le relief se montrant merveilleusement bien retranscrit une fois les lunettes chaussées. Bien exploité, moins fatigant que sur les précédentes tentatives du genre, ce nouveau gadget contribue grandement à développer un côté fun fortement mis à mal par le côté répétitif d’une franchise qui en arrive déjà à son quatrième épisode. Destination Finale se déguste de ce fait sans déplaisir.

 

 

Seule véritable ombre au tableau, les dialogues ainsi que la direction d’acteur semblent pour la première fois témoigner d’un « je m’en foutisme » dommageable. Les répliques sonnent parfois creux, les personnages se montrent à peine esquissés et se posent là en simple chair à canon pour l’invisible faucheuse. L’inévitable destin frappe ainsi quelques second couteaux parfaitement inutiles à l’histoire et ne disposant que d’insignifiantes lignes de textes. Si le tout contribue évidemment au côté « boucherie second degré » du métrage, il reste décevant de constater que certains personnages principaux - George ou Hunt - ne bénéficient que d’une mise à mort trop rapidement bâclées en comparaisons de ces inutiles figurants. Malgré quelques interprétations hasardeuses - le dépanneur raciste et son jeu forcé de Tough Guy de supermarché - le couple d’acteurs-stars s’avère heureusement convaincant et apporte à Destination Finale 4 deux figures à la hauteur des attachants Alex Browning / Clear Rivers du premier volet. Un bon point.

 

 

Sans véritable éclat ni originalité débordante, Destination Finale 4 joue la carte de la 3D avec une certaine réussite. Si le film ne s’apparente qu’à un gigantesque copié / collé de son modèle original - la conclusion, en tous points similaire aux œuvres antérieures -, le relief lui confère une sévère dose de second degré supplémentaire. Plutôt appréciable et nettement mieux exploitée que pour My Bloody Valentine 2009, la 3D se présente comme la seule véritable valeur ajoutée comparé à Destination Finale 2, qui prolongeait plus astucieusement l’intérêt pour la série. On ne mange pas chez Fauchon tous les jours, et ce Destination Finale 4 s’apprécie avant tout pour son objectif premier : divertir efficacement.

 

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