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Critique Destination Finale 5

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Partiellement enterrée par un troisième volet à la qualité discutable, la saga Destination Finale s’était offerte avec l’avènement du relief une seconde jeunesse. A la clé, un métrage certes artistiquement moyen, mais tirant pleinement parti des possibilités offertes par un gadget cinématographique parfaitement adapté à l’aspect fun et crétin du métrage. Fidèle à l’esprit des derniers opus, Destination Finale 5 s’applique à reproduire le schéma désormais propre à la série. Nouveaux personnages, construction et scénario sans réelles surprises, le film de Steven Quale se profile inévitablement comme un éternel reboot du film initial. A la différence près que son géniteur, tout droit débarqué des effectifs de James Cameron sur le carton Avatar, maitrise la 3D avec une insolente maestria. Et signe par la même occasion le volet le plus délirant de la franchise.

 

 

Un temps conçue comme une variante au mouvement néo-slasher de la fin des nineties – les deux excellents premiers opus, articulés en dyptique –, la franchise Destination Finale navigue désormais dans un registre comico-gore plutôt affuté. Exit le sérieux des débuts, le travail de Steven Quale impose tout de suite ses ambitions. Le scénario d’Eric Heisserer – Les Griffes de la Nuit, The Thing version 2011 – ne s’embarrasse d’aucun détour inutile, et ne fait preuve de subtilité qu’à l’occasion de clins d’œil parsemés de ci et là. En pilotage automatique, le script installe paresseusement son déroulé à la suite de l’effondrement d’un pont suspendu, deviné quelques instants plus tôt par l'un des personnages. Si ce n’est quelques tentatives d’ajouts purement embryonnaires dans les règles du jeu – les protagonistes peuvent désormais parer le destin –, Destination Finale 5 navigue en eaux connues. Développement attendu, climax inexistant, dialogues d’une crétinerie abyssale, le métrage ne s’attarde à aucun moment sur la profondeur de son script ou sur le développement psychologique des protagonistes – capables de débiter d’hallucinantes conneries à l’occasion des décès en chaine – au profit d’un aspect strictement pop-corn. Particulièrement inspiré par le côté second degré, Steven Quale livre un produit con, bourrin, mais parallèlement jouissif au possible.

 

 

L’inévitable manque d’ambition désormais propre à la saga n’empêche nullement Quale d'outrepasser le cahier des charges initial, tant son travail parvient à distancer ses prédécesseurs en matière de fun décérébré. Particulièrement déjanté, Destination Finale 5 fait preuve d’une indiscutable créativité en matière de grand spectacle. A commencer par l’impressionnante séquence d’accident en elle-même, furieusement généreuse en matière de carnages et autres découpes humaines originales. De quoi reléguer aux oubliettes le trop court accident de Nascar de l’épisode précédent, qui employait une 3D encore approximative et parfois visuellement assez douloureuse. Steven Quale burine avec bonhommie dans le rouge qui tache, ses mises à mort redoublant d’inventivité en matière de bidoche sanguinolente. Rarement réaliste, Destination Finale 5 s’habille d’un irrésistible chapelet de déglinguages humains délirants à l’impact renforcé par une excellente utilisation du relief. Ciné-spectacle sans prétentions, la bobine de Quale s’épanche dans un esprit B joyeusement foutraque. Une qualité  nécessaire à l’évacuation d’un relatif sentiment de répétitivité inhérent au manque de nouveauté du scénario. Cerise sur le gâteau, Destination Finale 5 se pare malgré tout d’un cliffhanger final redoutablement efficace. Une conclusion qui s’installe confortablement comme le meilleur point final jamais apporté à un film de la saga.

 

 

Formé à l’école Cameron, le newcomer Quale se fend d’une première réalisation correctement troussée. Bien que ce dernier ne fasse jamais preuve d’un quelconque génie dans sa direction artistique, Destination Finale 5 reste lisible et correctement emballé. En pur technicien, le réalisateur répond aux exigences sans débords, probablement davantage inspiré par ses effets numériques que par ses cadrages. Un choix judicieux. A l’inverse, le métrage aurait gagné à parier sur un casting plus ambitieux. Torchée vite fait bien fait, la direction d’acteurs témoigne d’une effroyable nullité. La faute à une brochette de teenagers inexpérimentés aux performances minées par l’inconsistance des dialogues. Unique figure connue, l’imposant Tony Todd – Candyman, Wishmaster, The Crow – marque son retour au sein de la saga avec un charisme intact. Un caméo plutôt savoureux.

 

 

A l'instar des précédents volets, Destination Finale 5 se profile comme un bon petit bis du dimanche soir. Fendard, sans temps mort, le métrage de Steve Quale parvient même à s’imposer comme le meilleur film depuis le second opus. Un divertissement haut de gamme, à savourer avec l’option relief de préférence. 

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