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Critique Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme

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La sortie d'un film de Tsui Hark – 62 ans – reste comme toujours un événement. Depuis 1984 et  son Zu - les guerriers de la montagne magique, il à su s'imposer comme un maître de l'innovation cinématographique. Si une grande communauté de fans, s'est constituée autour de lui, c'est surtout grâce au fait qu'il nous offre, à chaque fois, une expérience inédite. De la comédie satirique culinaire avec Le festin Chinois, au thriller d'action policier Le Syndicat du Crime 3 – les deux précédents étant réalisés par John Who –, des films de Karaté purs et durs The Master, Double Dragon, de Drama Gnan Gnan – oui, c'est du Chinois à la base – comme All About Women et même de l'animé avec Histoire de fantôme Chinois. Bien entendu, sa grande trilogie Il était une fois en Chine, pied de nez au genre western spaghetti américain de cette époque, à fini d'installer le Monsieur comme une référence du genre. Et cette réputation ne s'estompe pas avec le temps.

 

 

On se retrouve donc devant ce Détective Dee : Le mystère de la flamme fantôme avec le sentiment d'avoir de la nouveauté à se mettre dans la rétine. l'introduction nous plonge dans le contexte historique où l'intrigue va prendre place. On sait que Tsui Hark à l'art de partir de faits historiques et d'en donner sa libre interprétation. Vaste mélange de « Chambara » – comprenez « cape et d'épée » en bon François – asiatique ou la magie fait parti de la vie de tout les jours. Tout un monde cohérent, crée de toute pièce, durant sa carrière, au même titre que le steamboy de Katsuhiro Otomo, l'héroic-fantasy de Tolkien, le steampunk de Ridley Scott et Philip K. Dick. Après ce préambule, nous voilà débarqué sur un chantier colossal. Et c'est peu de le dire. Dès les premiers images, on est soufflé par le gigantisme de cet édifice en construction, érigé par la grande impératrice Wu Ze Tian. Celle-ci doit accéder au trône de la Chine d'ici quelques jours. Le fait qu'elle soit la première femme à briguer à cette fonction est source de tensions dans tout le pays. Certains adeptes de l'ancien empire la soupçonnent d'avoir assassiné et soudoyé de nombreuses personnes pour accéder à cette fonction. L'élaboration de cette gigantesque statue à son effigie permettra d’asseoir sa position de façon claire. Au même moment, sur ce même chantier, des personnes meurent par combustion spontanée. Sans raison aucune. L'impératrice est alors obligée de faire sortir de ses geôles Detective Dee, grand enquêteur de l'ancien régime, incarcéré pour avoir contesté ce changement de pouvoir.

 

 

La première chose qui saute au yeux, c'est la similarité avec les dernières versions de Sherlock Holmes avec Robert Downey Jr. Lorsque l'on connaît le réalisateur, on est même pas surpris par  ce principe de la « réponse du berger à France Gall… à la bergère ». Une fois de plus, la couleur et les teintes de ses images tranchent catégoriquement avec toute forme de cinéma conventionnel. Au même titre que Tim Burton, Jean Pierre Jeunet, Mamoru Oshii  et bien peu d'autres, Tsui Hark fait partie de ceux qui osent. Ceux qui couchent des couleurs criardes sur des fonds quasi monochromes, des pastels suintants se mélangeant à des décors grandiloquents. Chaque centimètre carré de la pellicule accroche l’œil, chaque musique se cale sur l’environnement pour lui amener une plus grande profondeur. Les systèmes vidéos actuels étant plus évolués et la réputation du bonhomme lui permettant d'avoir de plus gros chèques, ses délires « manga-live » n'en sont que plus denses et donc plus jouissifs. Tsui Hark travaille chaque image de ses films comme s'il sculptait la muraille de Chine, sur un grain de riz. Mais il écrit ses scénarios de la même façon. Ce dernier vient écraser le Sherlock Holmes made in USA sur ses plates-bandes.

 

 

L'intrigue est un mélange de complot politique, lié à une légende ancestrale. Surfant allègrement entre le fantastique et l'énigme à la Cluedo, l'histoire nous embarque dans un périple dantesque, s'appuyant une fois de plus sur des effets spéciaux utilisés sans excès, des combats survitaminés dans la pure lignée de ses œuvres précédentes – même si c'est en l’absence de Yuen woo ping cette fois – et des rebondissements inattendus. Mais là ou Tsui Hark se démarque encore une fois, c'est que dans cet ensemble déjà très riche, il n’oublie pas ses personnages, véritables portes-étendards de ses œuvres. Il sait s'attarder sur ces derniers, développer les interactions entre les différents protagonistes, pour mieux les casser plus tard. L'attachement est immédiat. Andy Lau est quant à lui parfait dans son rôle, comme toujours. On retrouve, comme en général dans ce genre de film, un jeu d'acteur un peu caricatural, voir un soupçon en surjeu pour nos habitudes occidentales. Mais cela fait partie des codes de ce cinéma asiatique et cela se mélange bien avec l'état d'esprit théâtralisé de l'ensemble, sur des décors à la limite de la bande dessinée.

 

 

A vrai dire, il est difficile de trouver des défauts à ce Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme. Du moment ou l'on adhère à ce genre bien particulier et que l'on se laisse transporter, on ne peut qu'être admiratif face a une telle précision artistique, un tel amour du cinéma. Dans cet environnement ou l’innovation est laissée de côté au profit d'une facilité commerciale, bien plus lucrative, il est intéressant d'aborder des œuvres plus soignées et plus intelligentes. Un véritable bon moment à passer seul ou en famille.

Auteur : MARC D'OC

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