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Critique Détour Mortel 5 : Les Liens du Sang

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Declan O’Brien a la dent dure. Responsables des purges Détour Mortel 3 & 4, le réalisateur rempile une nouvelle fois pour le cinquième volet de la franchise. Désormais positionné en tant que concepteur en chef, scénariste et producteur, le tâcheron américain bricole son nouvel épisode en à peine douze mois. Rien de bien étonnant à voir l’ensemble se profiler comme un parfait condensé de toutes les tares qui semblent désormais caractériser les séquelles de l’œuvre initiale. Du petit survival brossé en hommage vibrant au Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper, il ne reste aujourd’hui plus que de vastes souvenirs. Torché à la va-vite en Europe de l’Est, Détour Mortel 5 : Les Liens du Sang se profile une nouvelle fois comme une pitoyable série-Z dénuée de toute ambition, si ce n’est celle de choquer à tous prix.

 

 

Exit les vacances à la neige de l’opus précédent, O’Brien replace ses mutants dégénérés dans leur environnement de base. Planqués dans les bois, ces derniers se voient désormais « commandés » par un taré parfaitement humain. Chronologiquement, il reste de ce fait particulièrement difficile de positionner Détour Mortel 5 : Les Liens du Sang au sein de la franchise. Rien de bien handicapant néanmoins, le métrage se limitant au minimum syndical en termes de développement. Le réalisateur se limite ici à balancer une nouvelle bande d’adolescents interchangeables entre les griffes de ses mongoliens rustiques, brodant vaguement en toile de fond le déroulement d’un festival gigantissime pour la fête d’halloween. Un rassemblement de freaks qui aurait du permettre aux trois frères difformes de perpétuer leurs forfaits sans véritablement attirer les regards. Aurait dû. Le rassemblement massif tiens en effet uniquement de l’argument commercial, Détour Mortel 5 : Les Liens du Sang réunissant au mieux dix misérables figurants. Et encore, O’Brien laissant le plus souvent ses protagonistes évoluer au cœur d’un bled on ne peut plus désert. La fête bat probablement son plein sur la place d’à côté.

 

 

Exfolié de son unique bonne idée, Détour Mortel 5 : Les Liens du Sang se profile de ce fait comme une énième et anecdotique séquelle. L’ensemble témoigne sans surprise de la pauvreté visuelle et scénaristique propre aux précédents volets. Pire, le métrage pompe honteusement au sein des classiques du genre en intégrant une ouverture ringarde articulée autour d’une « légende urbaine » racontée autour du feu. L’esprit Vendredi 13, le côté iconique du psycho-killer en moins. Nanti d’un minuscule budget, O’Brien capture ses séquences quasi-intégralement en studio, les décors se limitant ici à quelques rues et à un étroit commissariat de quartier. Détour Mortel 5 : Les Liens du Sang reste par conséquent ultra-monotone, dénué de tout suspens ou du moindre climax. Le cinéaste tente comme à son habitude le film d’horreur hard-boiled, mais ne parvient qu’à accumuler une impressionnante palanquée de scènes de tueries risibles et cartoonesques – la séquence de la moissonneuse-batteuse, complètement improbable –. O’Brien ne peut de plus s’empêcher d’émailler son travail de scènes de cul en guise de pseudo-ingrédient palpitant, le côté « érotico-gore » de son film renforçant encore davantage la scandaleuse vulgarité de l’ensemble. Très loin du torture-porn coup de poing, Détour Mortel 5 : Les Liens du Sang use et abuse du latex et des effets grossiers avec une violente insistance. O’Brien tartine les pièces détachées de ses protagonistes dans tous les recoins, quitte à verser à de nombreuses reprises dans un invraisemblable gloubi-boulga à la sauce rouge numérique radicalement éloigné de l’ambiance tendue du métrage originel. Navrant.

 

 

Tout sonne faux dans ce Détour Mortel 5 : Les Liens du Sang. Si le synopsis condensé ainsi que les maquillages s’avèrent difficilement crédibles, la mise en boîte de Declan O’Brien répond à la même politique de médiocrité. Adepte du bis fauché peuplé de monstres en CGI foireux – Sharktopus, Cyclops –,  le « cinéaste » habille son travail d’un emballage de clochard. Rien de bien nouveau, ce dernier restant adepte du plan steadycamé télévisuel capturé sans réflexion préalable. Doté d’un éclairage absolument dégueulasse – les séquences nocturnes fleurent l’amateurisme le plus total –, Détour Mortel 5 : Les Liens du Sang ne s’éloigne jamais bien loin de sa réputation de nanar maousse costaud. Une image renforcée par un casting caricatural au possible, Doug Bradley – récemment débarqué de la saga Hellraiser – sur-jouant minablement dans son rôle de tough guy des campagnes. Voir le larron grimacer et débiter des inepties derrière les barreaux pendant la majeure partie du métrage reste cependant partiellement divertissant.

 

 

Détour Mortel 5 : Les Liens du Sang n’est que suite de plus, inscrite dans la directe lignée des précédents volets. A moins de lorgner vers la case reboot, la franchise semble plus que jamais condamnée à patauger dans une crasse nullité, la carte du gore outrancier inscrivant une nouvelle fois ce cinquième volet dans une violence gratuite d’une rare bêtise.

 

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