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Critique Détour Mortel 6 : Last Resort

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Rebelote. Rerebelote. Rererebelote. Si le premier Détour Mortel n’avait pas suffisament dynamité le box-office pour donner naissance à une franchise sur grand écran, le « petit » film de Rob Schmidt engendre depuis sa sortie de nombreuses excroissances destinées au marché vidéo. Des suites au rabais qui présentent globalement toutes la même formule : des post-adolescents qui copulent dans tous les sens, une bonne dose de violence craspec et des scénarios anecdotiques. L’ensemble ne prend d’ailleurs même pas la peine d’installer une quelconque continuité entre les épisodes, chaque métrage se situant sur une ligne temporelle relativement floue et amenant son lot de nouveaux méchants débarqués d’on ne sait où. Détour Mortel 6 : Last Resort ne déroge pas à la règle, mais s’avère globalement moins catastrophique que les trois derniers opus en date.

 

 

Declan O'Brien est parti se faire pendre ailleurs. Dernièrement responsable du relativement mauvais Une Virée en Enfer 3, ce dernier laisse son trône à l’inconnu Valeri Milev, cinéaste bulgare responsable de quelques âneries cinématographiques fauchées. Détour Mortel 6 : Last Resort conserve donc tout l’héritage nanardesque d’une franchise horrifique produite à la chaine. Le scénario se montre pourtant légèrement plus soigné que d’ordinaire. La formule ne change certes pas fondamentalement, mais Milev avance un script qui s’habille d’un petit suspense plutôt inattendu et récupère donc officieusement la fameuse étiquette « origines » jusqu’ici conférée à une préquelle qui ne dévoilait strictement rien d’intéressant sur l’histoire des mutants dégénérés. L’ensemble passe sans surprise par l’arrivée sur l’échiquier d’une nouvelle bande de jeunes idiots et libidineux. Ces derniers se rendent dans le terroir américain afin d’accompagner Danny, un ex-trader dépressif qui vient d’hériter de l’hôtel d’Hobb Spring. Abandonné à la naissance, ce dernier découvre par la même occasion l’histoire de sa famille. Le petit groupe va malheureusement faire les frais de l’étrange lignée co-sanguine de Danny. Les désormais bien connus Three Finger, One Eyed et Sawtooth reprennent donc du service. Milev prend cependant soin de ne pas sombrer dans le piège habituel et fait de Détour Mortel 6 : Last Resort un métrage légèrement plus surprenant que le sempiternel jeu gore du chasseur et de la proie. Un bon point.

 

 

Détour Mortel 6 : Last Resort  renouvelle légèrement la franchise en bousculant légèrement les acquis. Le scénariste Frank H. Woodward a ici concocté un sombre passif autour de la famille mutante qui hante les bois, et dévoile de ce fait de manière tout à fait correcte quelques éléments jusqu’ici restés sous-jacents. Si l’ensemble n’a rien de foncièrement original, les liens progressivement tissés entre le personnage de Danny et sa famille timbrée insufflent un mystère intéressant au cœur du métrage. Détour Mortel 6 : Last Resort désamorce cependant une grande partie des enjeux dramatiques avancés par une structure narrative assez sympathique en conservant un côté Z dégueu. Désireux de préserver l’aspect horrifique décomplexé et cartoonesque désormais avancé en marque de fabrique de la série, Valeri Milev torpille partiellement les bonnes idées de son script en accumulant les retournements de situation tirés par les cheveux et les fautes de goûts. Bien que moins prompt à se vautrer dans les débordements saignants à base de latex et de CGI immondes, ce sixième épisode cumule une bonne rasade de meurtres invraisemblables et inutilement violents. L’overdose de gros rouge qui tache nuit une nouvelle fois grandement à la vraisemblance de l’entreprise, qui accuse de plus de manière criante son manque de moyens. Même constat côté érotisme, Valeri Milev peinturlurant son travail de culs et de nibards avec une insistance un poil trop marquée pour rendre ce Détour Mortel juste « sexy » et éviter la vulgarité.

 

 

Formellement, Détour Mortel 6 : Last Resort est une œuvre des plus critiquables. Milev fait mieux que Declan O’Brien, mais son travail conserve malgré tout un aspect téléfilm qui fait résolument peine à voir. Mais si les cadrages s’avèrent souvent hasardeux et l’éclairage semble torché vite fait bien fait, le métrage présente néanmoins un effort notable au niveau des maquillages et des effets gores. Le cinéaste évite ici l’emploi systématique du numérique, et pousse globalement de nouveau la franchise vers le haut techniquement parlant. Il était temps. Le casting restera malheureusement inégal. Beaucoup de jeunes acteurs se vautrent dans le surjeu irritant, les nanas semblent avoir été retenues pour leur facilité à s’effeuiller et le premier rôle masculin galère indiscutablement dans une interprétation censée matérialiser le basculement progressif du protagoniste. Seule la jeune Aqueela Zoll, ex-prétendante au titre de miss californie 2012, tire son épingle en incarnant un personnage relativement attachant.

 

 

Détour Mortel 6 : Last Resort n’est pas la purge attendue. Le film de Valeri Milev reste assez moyen dans le fond, plus ou moins minable sur la forme, mais présente une rythmique correcte et parvient même occasionnellement à s’habiller d’un semblant de tension. Furieusement bis, ce sixième opus est anecdotique mais reste divertissant. Un pur produit de consommation rapide destiné à un public peu difficile.

 

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Votre réponse :

NinaPapas 04-03-2015
J'ai beaucoup aimé ce film . Par contre le personnage Danny c'est un gros enfoiré , j'ai cru que a la fin il allait se rendre compte qu'ils sont cinglée et qu'il allait tout faire pour sauvé ses amis mais non ce gros con choisit sa famille de marteaux . Tfaçon sa se voit dés le début du film qu'il est complètement niqué dans sa tête ce type en même temps avec sa famille ses dans les gênes lol sinon j'adore le gars avec sa camera il est trop chou xd

 

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