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Critique Devil Seed

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Il est des films qu'il vaut mieux parfois oublier sous peine d'en arriver à se dégoûter du cinéma. Il en est d'autres qui échappent de justesse à cette catégorie, le côté nanardesque si prononcé de l’ensemble leur conférant un côté  involontairement divertissant. Devil Seed est de cette graine. A condition de ne pas prendre au premier degré ce qui se passe à l'écran, le métrage peut se profiler comme un moment pas trop désagréable.

 

 

 

Alexandra, une étudiante, s'installe dans sa nouvelle superbe maison de Barbie les derniers jours de vacances scolaires. Sortant torchée d'une soirée avec sa meilleure amie, elle se rend chez une voyante, qui lui annonce des choses  moyennement sympas, comme toute voyante qui se respecte. Dès lors, notre jeune et jolie étudiante va se retrouvée harcelée par un esprit. A moins qu’il ne s’agisse d’un démon, ou encore de Dominique Strauss Kahn. Bref, un harcèlement poussé. Outre les marques apparaissant sur son corps, elle se fait violer et se comporte de plus en plus étrangement. Allez, commençons par les clichés, le film se devant d'être vu avec des yeux nanarlandesques. Une blonde aux gros seins qui les montre inutilement à multiples reprises ? Coché. L'héroïne nunuche et peu concernée ? Coché. Des acteurs totalement nuls et des dialogues au diapason ? Coché. Une mise en scène complètement à la ramasse qui cumule les plans « autres » ? Coché. Il faut évidement rajouter à cette liste l'attirail de tout ce qui touche à l'exorcisme. Ainsi, urine sur le sol, capacités physiques d'une araignée, langues mortes ou voix caverneuse sont au menu. Un peu comme dans ce petit film des années 70, L'Exorciste.. Sauf que dans Devil Seed, on se demande constamment comment un type à pu filer du cash au réalisateur-scénariste-monteur –  un probable maso – pour mettre en images d'aussi consternants dialogues. Les scènes s'enchaînent souvent sans cohérence aucune, et c'est dans cet espace que pointe le sourire de l'éventuel spectateur qui aura tenu le coup d'un premier quart d'heure digne d'une sitcom AB, les rires enregistrés en moins. On se prend d'intérêt non pas pour l'intrigue mais pour ce qu'il y a derrière, la conception même du film.

 

 

Ne vous méprenez pas. Devil Seed est un perle du nanar mais recèle également – c'en est même curieux – de scènes bien fichues, comme les premiers signes du démon harceleur, situés essentiellement dans la chambre de la possédée. Ses séquences sont ce que le film a de meilleur, à croire qu'un autre auteur s'en est chargé. En même temps, elles n'impliquent que l'héroïne, Alexandra, interprétée par une actrice qui ne concourra jamais pour l'Oscar, certes, mais qui se révèle parfois touchante. Parce que dès qu’apparaissent ses colocataires, c'est le drame. Et encore plus en version française. Mais c'est aussi là le plaisir. La version française est tellement catastrophique qu'elle transforme tout passage sérieux ou flippant en film des ZAZ comme Y'a-t-il un pilote dans l'avion ? Totalement à côté de la plaque, les dialogues participent grandement à cette gabegie, que ce soit en version originale ou française d'ailleurs.

 

 

Comment parler des personnes impliquées dans ce film sans avoir au choix, soit de la peine, soit de l'admiration devant tant de fausses certitudes ? Impossible effectivement. Il n'y a rien à sauver, si ce n'est l'interprétation convenable de l'héroïne, qui plus est a un physique agréable, et certains plans, notamment de trouille, bien torchés. A noter que les effets spéciaux sont convenables pour une petite production de ce type.

 

 

Devil Seed mérite-il un semblant intérêt ? Oui, si vous pensez pouvoir le prendre au second, voire troisième degré. Là, vous aurez au moins le sourire. Dans le cas contraire, vous risquez d'exploser votre téléviseur. Mis en scène avec les pieds et interprété avec les mêmes – de pieds –, Devil Seed est un film aux portes du nanar qui, à défaut d'être bon, s’avère très con. Avis aux amateurs.

Auteur : TONTON

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