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Critique Die Hard : Belle Journée pour Mourir

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La première trilogie Die Hard est désormais inscrite au panthéon du cinéma d’action. Sa suite tardive aura sans surprise partagé. Misant sur une surenchère de tous les instants, Die Hard 4 : Retour en Enfer se profilait comme un divertissement ultra-musclé bien que partiellement dopé aux effets numériques. L’efficacité et l’humour restaient pourtant dressés en éléments moteurs, l’ensemble bénéficiant de plus d’un capital sympathie en partie imputable à l’effet « nostalgique » amené par le retour tardif d’un John McClane plus bourru que jamais. Engagé dans la même optique de pétarade frénétique, Die Hard : Belle Journée pour Mourir s’articule sur un schéma identique. Avec une réussite globalement similaire.

 

 

Toujours au mauvais endroit, au mauvais moment. Die Hard : Belle Journée pour Mourir ne change en rien la règle de départ, tout comme le métrage de John Moore ne s’attarde aucunement sur la profondeur du postulat initial. Inutile. Le cinéaste annonce d'ailleurs la couleur en quelques coups de manivelles, ce dernier préférant très nettement s’affranchir d’un métrage qui pétarade avec insistance. En route pour la Russie suite à l’incarcération d’un fils qu’il pense délinquant juvénile, McClane se retrouve ici embrigadé dans une sombre histoire de vol d’armes nucléaires. Associé à la CIA, le flic New-Yorkais va devoir affronter la mafia locale afin de mettre un terme à la menace d’une guerre nucléaire. A l’instar de son prédécesseur, Die Hard : Belle Journée pour Mourir fait donc dans l’action maousse-costaud, quitte à s’affranchir d’une impressionnante palanquée de séquences invraisemblables. Catapulté super-héros indestructible, McClane rase quasiment la moitié du territoire russe, mais offre à John Moore et son scénarise Skip Woods l’occasion de coucher un métrage bourrin et complètement décérébré. Certes partiellement régressif, l’ensemble assomme généreusement par sa propension à cumuler explosions, poursuites, fusillades et autres bastons épileptiques. Le tout saupoudré d’un second degré qui fait mouche.

 

 

Inutile de chercher plus loin. Si la trilogie initiale s’autorisait occasionnellement quelques respirations, la version 2.0 de la franchise Die Hard s’habille d’une approche résolument vidéo-ludique. Ultra-bruyant, le métrage de John Moore ne fait jamais dans la dentelle, le cinéaste allongeant parfois jusqu’à l’extrême limite ses séquences les plus burinées – l’interminable mais appréciable première course-poursuite –. Si Die Hard : Belle Journée pour Mourir s’avère de ce fait extrêmement jouissif, impressionnant et stylisé, Moore livre un essai parfois fatiguant et résolument éloigné de l’esprit initial de la franchise. Difficile d’exprimer un quelconque attachement à l’un ou l’autre des personnages présentés par ce cinquième opus – McClane fils, transparent au possible – tant le réalisateur s’acharne à massacrer toute tentative de dialogue. Même constat côté méchants, uniquement disposés au cœur de ce festival apocalyptique en guise de chair à canon. Dommage, le scénariste Skip Woods ayant programmé à mi-chemin un twist scénaristique plutôt malin. Reste certes quelques répliques amusantes de McClane pour varier le programme, mais rien qui ne puisse véritablement contrebalancer la furieuse rythmique du métrage.

 

 

Inévitablement, John Moore se contrefiche complètement de sa direction d’acteurs. Chaque intervenant fait son boulot plus ou moins correctement – exception faite de l’inconnu Radivoje Bukvic, qui croque des carottes avec un certain ridicule –, mais sans véritablement briller. Même Bruce Willis semble parfois un brin paumé dans ce gloubi-boulga de gunfights viriles. Le cinéaste rattrape cependant la donne en emballant son film convenablement, Die Hard : Belle Journée pour Mourir restant suffisamment lisible pour se déguster comme un pop-corn movie à la sauce bien relevée. A l’instar de l’opus précédent, quelques effets numériques dégueux viennent parfois polluer certains plans, voire torpiller un final qui pousse le bouchon à l’extrême limite du supportable. Mais qu’importe, le timing serré de l’ensemble – 1h36 emballé pesé – permet ici de passer outre certaines scories.

 

 

Die Hard : Belle Journée pour Mourir est un putain de film d’action. Le travail de John Moore reste certes imparfait, mais la débauche d’énergie et de testostérone déployée par ce cinquième épisode suffit à en faire un divertissement fendard et de haute volée. Yippee ki-yay.

 

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Votre réponse :

korku 10-07-2013
Die Hard : Belle Journée pour Mourir un film avec de l'action a tou va comme les précédent même un peux + donc bon film du genre .

 

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