film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Disparue

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Amanda Seyfried semble avoir le vent en poupe. Révélée par le mièvre et inintéressant Lolita malgré moi, la jeune actrice collectionne depuis quelques mois les rôles au sein de grosses productions de fantastiques ou horrifiques - Le Chaperon Rouge, Time Out, Jennifer's Body -. Des choix certes légèrement éloignés de ses premiers long-métrages, mais pour une grande partie calibrés grand public. Dirigé par un cinéaste Brésilien relativement méconnu, Disparue se profile comme une réalisation plus confidentielle. Doté d'un budget plutôt restreint, le métrage de Heitor Dhalia semblait se profiler comme un petit thriller sans prétentions. Un objectif que manque totalement Disparue, l'ensemble se limitant à un essai manqué sur tous les aspects.

 

 

Après avoir travaillé toute la nuit, Jill Conway rentre chez elle et découvre que sa sœur Molly a été enlevée. Elle-même s’étant sortie d’un kidnapping un an plus tôt, Jill est convaincue que le même tueur en série est revenu s’en prendre à sa seule famille. La police refuse de la croire et personne ne lui apportera d’aide. Redoutant que Molly n’ait plus que quelques heures à vivre, Jill se lance dans sa propre traque. Installé en une petite poignée de séquences mollassonnes, le contexte brossé par Heitor Dhalia impose ses fondations sur une base relativement épurée. Un choix risqué, d'autant plus lorsque le développement général du projet exclue d'office toute notion d'originalité. Disparue déroule en effet un postulat éculé au possible, centré autour d'un vrai / faux kidnapping vu et revu. La pauvreté scénaristique de l'ensemble se répercute de plus à tous les niveaux. Empêtré dans un scénario chiantissime, Dhalia se contente d'enquiller les séquences d'investigation, sans jamais parvenir à imposer un semblant de climax ou un quelconque intérêt pour les rares personnages disséminés de ci et là - le psycho-killer, esquissé en deux-trois coups de cuillère à soupe -. Disparue tourne quasiment à vide, le film ne prenant à aucun moment la peine d'émailler son contenu d'un véritable cliffhanger. Si Dhalia tente bien un rebond judicieusement disposé avant l'affrontement final de rigueur, ce dernier fait preuve d'une telle grossièreté qu'il contribue encore davantage à confiner le métrage dans un marasme définitivement inextricable. 

 

 

A peine digne d'un téléfilm, le synopsis tente vainement d'installer un pseudo-suspens en conservant une certaine part de mystère autour de son personnage central. Protagoniste trouble et visiblement mentalement sur la brèche, le personnage de Jill cultive l'unique point de questionnement laissé sans réponse par le travail de Heitor Dhalia. Si ce dernier parvient occasionnellement à semer le doute sur la véracité ou non du kidnapping, Disparue y répond de la manière la plus paresseuse possible. Regrettable, d'autant plus que le film ne fait preuve d'aucune tension pour traduire l'urgence de la situation. Engagée dans un « contre la montre » à l'issue dramatique, Jill Conway joue au petit poucet en empruntant divers véhicules au nez d'une police décidemment diablement inefficace. Au delà de l'aspect ultra-soporifique d'un script qui traine la patte, Disparue se montre en effet complètement improbable. Capable d'échapper aux forces de l'ordre sans grand effort, le kidnappeur laisse pourtant des indices si peu discrets qu'ils permettent à son adversaire de remonter sa trace en seulement quelques heures. Absolument risible. 

 

 

Visiblement à l'aise dans le registre dramatique, Heitor Dhalia avait su s'imposer auprès du jury de la croisette en 2009. Récompensé dans la catégorie « un certain regard » pour son travail sur À Deriva, le cinéaste fait ici preuve d'une réelle maitrise technique et artistique. Si Disparue semble clairement s'assimiler à une simple œuvre de commande pour son géniteur, cette première tentative pour le marché Américain s'avère bien emballée. Ce qui n'empêche pas la technique de Dhalia de lorgner vers une approche inévitablement passe-partout, à l'image du contenu. Si Disparue bénéficie d'un emballage sans anicroches - cadrages et éclairage soignés, réalisation souple et agréable -, Heitor Dhalia n'imprime aucune véritable personnalité à sa bobine. La bonne lisibilité générale de l'ensemble contrebalance au moins avec l'aspect bâclé du scénario, le casting restant pour sa part correct mais sans folie. Amanda Seyfried tient seule les rennes de l'intrigue, les personnages secondaires ne marquant que d'épisodiques et anecdotiques apparitions. Certains éléments semblent même quasiment avoir été coupés au montage, tant leur importance semble réduite à peau de chagrin - le détective incarné par Wes Bentley, inutile -.

 

 

Dénué de toute intensité dramatique, Disparue est un métrage sans réel intérêt. En signant un policier à peine divertissant, Heitor Dhalia manque clairement son entrée au sein de l'industrie cinématographique Américaine. Un film transparent et sans émotions.

 

Auteur :

Critique vue 9253 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 58-11

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction