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Critique Divergente

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Hunger Games, Les âmes vagabondes et dans un registre plus larmoyant et torturé Twilight, les héroïnes adolescentes ont la côte depuis quelques temps. Ce n’est pas Divergente qui changera cet état de fait. En prenant en charge l’adaptation cinématographique du best-seller, Neil Burger comptait bien surfer sur la vague des « badass teens », ces jeunes filles qui se retrouvent bien malgré elle propulsée en porte étendard d’une révolution face à l’injustice vécue par leur peuple.

 

 

Nous voici donc à Chicago, dans un monde essayant de se relever après une guerre ayant rayé une grande partie des villes de la planète. L’histoire de Divergente prend place au sein d’une société parfaitement ordonnée en factions. Les Erudits sont les scientifiques qui ont réponse à tout et dont le maître mot est « progrès », les Sincères sont justes et honnêtes et assurent la Justice, les Fraternels pourraient être apparentés à des hippies pacifiques cultivant la terre, les Audacieux à des têtes brulées en charge de la sécurité et enfin les Altruistes, généreux et doux, assurent la gouvernance de la Communauté. A ces cinq factions s’ajoutent les « Sans Factions » mis au rebus et rejetés par les autres membres. Ces groupes ont beau vivre au sein d’une même communauté, ils ne se mélangent pas. De l’enfance à l’adolescence,  les enfants demeurent avec leurs parents. Les adolescents doivent par la suite se soumettre à un rituel en deux temps leur permettant de choisir leur propre voie : ils passent un test leur indiquant leur faction « naturelle », puis expriment leur choix devant l’intégralité de la communauté. Libre à eux d’opter pour une faction différente. C’est ici que tout se complique pour la jeune Béatrice dont le test s’avère flou : elle est Divergente.

 

 

Incarnée par Shailene Woodley - actrice ayant parfois de furieux airs de Jennifer Lawrence -, Beatrice devra à tout prix cacher sa véritable nature car les Divergents sont craints par une société qui ne les comprends pas et cherche à les éradiquer. La jeune fille - déjà vue dans The Descendants - assure ici son rôle avec sérieux et application, même si elle donne parfois l’impression de forcer le trait. On retrouve face à elle une Kate Winslet parfaitement crédible en dirigeante dévorée par l’ambition et aveuglée par son idée de la société parfaite. Pour survivre à l’épreuve d’initiation à laquelle la soumet sa nouvelle faction et cacher sa nature, Béatrice pourra compter sur l’aide de l’un de ses leaders : Four – Théo James - qui, étonnamment, est beau, bien foutu et mystérieux ! Efficace dans la forme, Divergente remplit son rôle grâce à une réalisation efficace, une bande son qui colle parfaitement à son univers - Junkie XL, encore une fois parfait - et à un casting bien mené. Malgré un postulat de départ intéressant - une société hyper cloisonnée ou le libre arbitre n’existe pas et ou les luttes intestines pour le pouvoir son légion -, Neil Burger nous cuisine ici un film qui se contente de survoler ses principales thématiques.

 

 

On peut effectivement déplorer que les travers de l’organisation des factions ne soient pas évoqués. L’assimilation des masses, l’acceptation de leur condition et la soumission au collectif mériteraient d’être approfondies. Alors qu'Hunger Games critiquait explicitement les médias qui abreuvaient l’audimat de violence et de spectaculaire à outrance pour satisfaire les plaisirs coupables du peuple afin d’occulter les problèmes de société, Divergente se contente d’acter le fait que les factions passent avant les liens du sang. Le métrage préfère se focaliser sur la difficulté pour Beatrice de cacher sa nature plutôt que de creuser davantage le ressenti de la population face au cloisonnement de la société ou bien encore de présenter la personnalité des leaders de factions, qui sont loin d’être aussi vertueux qu’ils ne le montrent. Le film bénéficiait pourtant d'une durée plutôt conséquente - 2h20 - qui aurait pu lui permettre de témoigner d'une plus grande profondeur.

 

 

Pensé comme le premier volet d’une trilogie, Divergente est un film qui remplit correctement sa part du marché. La mise en place de l’histoire se fait progressivement et l’action est plutôt bien menée. Porté par une bande son et une réalisation efficaces, le métrage plante le décor. On ne peut qu’espérer que les thèmes laissés de côté pour cette première partie seront davantage travaillés pour le second opus prévu en 2015, L’Insurrection.

 

Auteur : BEGZ

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