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Critique Docteur Frankenstein

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Depuis sa publication en 1818, le livre de Mary Shelley, Frankenstein, ou le Prométhée moderne  a été adapté près de 80 fois au cinéma. Que la création monstrueuse du docteur en ait été le personnage principal – Frankenstein, 1931 –, que celle-ci soit juste un faire-valoir – Van Helsing, 2005 – ou que le docteur lui-même en soit le héros, Frankenstein a toujours titillé l’imaginaire des cinéastes. Ici, Paul McGuigan – cantonné aux séries depuis quelques temps –  a souhaité donner une image plus moderne et colorée à cette histoire vieille de deux siècles. La précédente adaptation I Frankenstein ayant été une grosse catastrophe à tous les niveaux, la copie de McGuigan se laisse, elle, regarder avec plaisir, même si elle ne restera pas dans les annales.

 

 

Pour moderniser cette histoire, le réalisateur a placé l’action dans les années 1860 et a pris quelques libertés avec l’œuvre originale, même s’il en a gardé l’esprit gothique et relativement sombre. Docteur Frankenstein commence dans un cirque et la narration est assurée par le bossu, homme à tout faire, clown malheureux de cette grande famille foraine. Le pauvre garçon a toujours vécu comme esclave et n’a même pas le droit à un nom. Il a cependant un don, celui de la médecine. C’est ce talent particulier qui va un jour, après un accident lors d’une représentation, attirer l’attention du docteur Victor Frankenstein. Celui-ci, ayant besoin d’un assistant, va libérer le bossu de sa misère et lui offrir une nouvelle vie. Le bon docteur donnera à cet homme le nom de son colocataire, un héroïnomane soit disant absent, Igor Strausman.  La suite de l’histoire est connue, Frankenstein va tout faire pour prouver qu’il est le meilleur dans son domaine et qu’il peut, grâce à la science, rendre possible l’immortalité. Le réalisateur a voulu mettre l’accent sur la relation particulière qui unit le docteur à Igor, qui sous bien des aspects, est la première créature du maître. C’est d’ailleurs la complexité des sentiments d’Igor, partagé entre la reconnaissance, son amitié envers le docteur et son amour de la science, qui est au cœur de ce film.

 

 

La baseline des films Frankenstein est toujours la même, quelle que soit l’adaptation : le monstre n’est pas toujours celui que l’on croit. Il fallait donc un acteur assez nuancé pour interpréter le docteur : James McAvoy est en cela un très bon choix. Il apporte un charme so british tout en ménageant des zones d’ombre, puis, à mesure que le récit avance, se laisse contaminer par la folie qui prendra finalement le dessus. Il est secondé par Daniel Radcliff dans le rôle d’Igor. Celui-ci n’a pas ménagé sa peine pour rentrer dans son personnage : extensions capillaires – pour une coupe de cheveux de merde, il faut être honnête –, une démarche travaillée, un enthousiasme marqué. Malheureusement pour lui, il est assez difficile de le différencier d’Harry Potter, qui lui colle définitivement à la peau. Par ailleurs, le spectateur aura également un peu de mal à croire à sa relation amoureuse avec Lorelei, jouée par Jessica Brown Findlay. A noter que la prestation d’Andrew Scott, qui joue le flic Rodrerick Turpin complètement obsédé par Frankenstein, est vraiment réussie.

 

 

Ce nouveau métrage est résolument moderne et rythmé dans son ensemble. La scène d‘ouverture qui se déroule est esthétiquement magnifique. S’ajoutent à cela de nombreuses scènes d’action, ponctuées de ralentis très à propos et magnifiées par une bande son rock, qui parviennent souvent à relancer le métrage. Car même si le film se déroule relativement bien, il y a beaucoup de longues scènes de dialogues qui rallongent le tout et auraient mérité d’être raccourcies. Ces scènes sont cependant utiles au propos du film, Docteur Frankenstein s’appuyant en partie sur la personnalité complexe de ce personnage : est-il seulement un homme de science cherchant à révolutionner le monde, un apprenti Dieu complétement démago ou un homme cherchant à évacuer sa culpabilité ? Certainement tout cela à la fois. La caméra de McGuigan capture bien ce caractère complexe et la créature n’est ici qu’un prétexte pour comprendre l’être torturé qu’est son créateur. Le réalisateur a également fait le pari de ne pas surenchérir niveau effets spéciaux et c’est très appréciable. Ainsi, la créature de Frankenstein n’est pas qu’une image de synthèse mais un personnage à part avec suffisamment de relief.  

 

 

Loin d’être la catastrophe industrielle qu’a été la précédente adaptation de ce mythe de la littérature, Docteur Frankenstein reste un divertissement honnête. Mix entre le film d’action d’époque et la biographie d’un médecin brillant mais quelque peu dérangé, le métrage mérite d’être vu, ne serait-ce que pour les décors, les costumes et la photographie très réussie. 

Auteur : FLORA

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