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Critique Doghouse

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Les zombies au cinéma semblent être une source inépuisable d’inspiration, aujourd’hui ils constituent un genre cinématographique exploité par de nombreux réalisateurs. Déjà ancrée dans le cinéma de genre depuis de nombreuses années, la Zombie comedy est devenue tendance depuis que le britannique Edgard Wright nous a livré le fabuleux Shaun Of The Dead, véritable standard en la matière. On a pu voir dernièrement des films comme Lesbian Vampire Killers chez nos voisins anglo-saxons ou encore l’excellent Bienvenue à Zombieland de l’autre côté de l’Atlantique se frayer un chemin dans la brèche. Jake West, après son délirant Evil Aliens, n’échappe pas à la règle et nous offre son nouveau né, Doghouse, qui n’est pas sans rappeler Flesh Eating Mothers de James Aviles Martin. Des amis décident de passer un week end « entre mecs » dans un village répondant au nom de Moodley dans le but  de remonter le moral à l’un d’entre eux, en instance de divorce. Malheureusement, un virus semble avoir contaminé la population et ils vont devoir faire face à une armée de zombies féministes cannibales, bien décidées à ne pas les laisser rentrer chez eux.

Il faut noter ici un casting de premier choix nous épargnant gracieusement les mauvais acteurs de série B qu’un tel script entrainerait dans son sillage. Parmi ceux-ci, Danny Dyer (Severance), Stephen Graham (Snatch) ou encore Noel Clarke (Dr Who). Un casting percutant appuyé par des personnages stéréotypés pour notre plus grand plaisir. Doghouse prend le temps de nous présenter tous ses personnages séparément, ne consacrant que quelques secondes par tête, à travers une situation caractéristique représentative de chacun (un arrêt sur image pour afficher le prénom façon comic book, Dan Schaffer y est-il pour quelque chose ?). On comprend tout de suite que l’introspection narrative n’est pas de rigueur. Entre le coureur de jupons et le gay de service en passant par le mari martyrisé combattant la dépression à l’aide d’un MP3 de relaxation, en quelques minutes, les protagonistes sont plantés et le film se concentre sur sa progression. Jake West réussi ici à nous livrer une équipe de paumés en pleine crise de la trentaine cernée par des femelles un peu trop entreprenantes et face à laquelle on ne peut que se sentir submergé par un sentiment d’empathie. Un casting 100% testostérone.

Les « Zombirds » (bird étant le surnom donné aux filles en Grande Bretagne) sont toutes aussi stéréotypées que leurs adversaires mais manquent malgré tout d’homogénéité dans l’ensemble. Quand certaines sont les dernières avec qui on aimerait avoir un tête-à-tête et redoublent d’efforts pour en faire baver à nos protagonistes, d’autres passent leur temps à errer sans trop apporter à l’histoire. Cependant, leurs looks soignés les rendent visuellement charismatiques et permettent au spectateur d’identifier au premier coup d’œil les situations dans lesquelles se trouvaient ces créatures avant leur transformation, renforçant ainsi l’absurde de la situation.

Avec un maigre budget de 4 millions de dollars, Jake West nous prouve qu’il est un réalisateur de talent. En réduisant le décor et les personnages, le film utilise tous les éléments qui l’entourent pour faire avancer l’histoire pas à pas et nous offrir des situations originales et burlesques, notamment grâce à l’esprit débridé de Dan Schaffer, oscillant entre le slapstick et le comique de situation. A l’heure où les CGI s’immiscent à outrance dans les films d’horreur, les effets gores old school sont très réussis et donnent une réelle dimension à l’action. On peut reprocher à Jake West de ne pas prendre de risques et de se cloîtrer dans la comédie gore potache, mais au-delà de ça, au moment où on pourrait penser que le film va tourner en rond, une nouvelle carte s’abat et redonne un second souffle à l'histoire, puis une autre et ainsi de suite, restituant ainsi un métrage parfaitement rythmé. Malgré un script simpliste respirant bon la misogynie et prétexte à dégommer de la nana, Jake West propose avant tout une satire des hommes, loin de tout savoir sur le sexe opposé. Doghouse est donc un film de machos bourré de clichés volontaires. Comme pour accentuer la lâcheté du sexe fort, nos protagonistes passent plus de temps à fuir qu’à affronter les problèmes. Le spectateur n’assiste donc pas à une bataille intemporelle Hommes vs Femmes, mais à la tentative de survie d’un groupe d’amis pour lequel courir devient rapidement leur principal objectif.

Doghouse s’assume pleinement et ne prétend pas renouveler le genre. C’est avant tout et surtout une satire teintée de bonne humeur qui ne se prend pas au sérieux. Bien qu’il ne nous fasse pas oublier l’illustre Shaun of the dead, Doghouse nous divertit et provoque la surprise tout au long du film. Le pop-corn et la bière sont les seuls critères pour un visionnement optimal.

Auteur : TIBO

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