film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Dracula Untold

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

La légende de Vlad l'empaleur est décidément aussi immortelle que le personnage lui même. Mais connaissons-nous vraiment sa véritable histoire et le destin tragique qui l'a amené à devenir le célèbre vampire ? Question purement rhétorique puisque le fils de pub Gary Shore se propose avec Dracula Untold de nous conter sa propre version de l'histoire du saigneur de la nuit et de remettre ainsi les pendules du mythe à zéro. Reboot qu'on appelle ça, parait-il.

 

 

Dracula Untold est la première pierre au grand édifice que comptent construire les studios Universal, celui du reboot de tout son catalogue de monstres mythiques : vampire, loup-garou, momie et tutti quanti. La volonté affichée étant de créer un univers global dans lequel interagiraient tous ces personnages, un peu à la manière des Avengers de Marvel. Une approche certes originale mais qu'on ne peut concevoir sans une certaine appréhension à cause de ses considérations commerciales à peine voilées et plus particulièrement - dans le cas du film qui nous intéresse - en raison du traitement pas franchement folichon infligé au genre vampirique durant les dernières années. La défection d'Alex Proyas et de Sam Worthington aux postes respectifs de réalisateur et d'acteur principal suite à une genèse difficile, en plus de la décision d'Universal de rétrécir le budget alloué au projet n'étaient pas pour rassurer les fans.  Pourtant, dès les premières scènes du film, ces réserves sont pour la plus part dissipées grâce à un ton assuré et une approche résolument moderne qui suscite un intérêt immédiat.

 

 

La campagne de promotion et les différentes bandes annonces n'en ont pas fait mystère : ce Dracula Untold est en fait un Dracula Begins tellement les parallèles entre lui et le film de Nolan sont nombreux, et pas que pour les chauve-souris. Gary Shore, dont c'est ici le premier long, déroule une bobine aux influences super héros évidentes et choisit d'axer son histoire plus du côté de l'action / aventure que de l'horreur. Forcément, il utilise aussi tout le canevas des origin story avec ses codes et ses passages obligés. A ce titre, le premier accroc rencontré est justement cette histoire 2.0 que l'on essaye de nous imposer aux forceps pour justifier les choix de l'anti-héro : le Prince Vlad de Valachie, surnommé Vlad l'empaleur pour des raisons évidentes, a laissé derrière lui une vie de boucher pour devenir un fervent défenseur de la paix dans son royaume et un mari aimant comme protecteur. Et s'il décide de pactiser avec le diable, c'est uniquement en ultime recours afin de sauver ce royaume et ses ouailles. Et voilà pour la touche dark du héros qui sera laissée à l'appréciation du spectateur. Libre à lui d'y adhérer ou de la rejeter. Une fois ce postulat intégré, le film peut alors se concentrer sur sa besogne : le grand spectacle.

 

 

Si ce Dracula Untold emprunte des sentiers battus pour conter son histoire, force est de constater que c'est fait avec une assurance et une certaine fraîcheur qui font plaisir à voir. Gary Shore s'acquitte de passages obligés - la découverte des super pouvoirs, l'entrainement, combat contre le némésis - avec habilité à défaut d'originalité. Le réalisateur expédie par ailleurs rapidement un suspense qui n'a pas lieu d'être, celui du devenir du prince Vlad, puisque tout le monde sait qu'il deviendra bel et bien Ze vampire. A ce titre, l'une des bonnes idées a été de ramener les enjeux de ce Dracula à quelque chose de plus modeste : une vendetta personnelle. Shore arrive ainsi à maintenir un intérêt continu et se permet même quelques très belles scènes ici et là, notamment dans les combats. Le principal atout reste sans doute l'interprétation de Luke Evans, qui prête son charisme indéniable au rôle du vampire. Un choix qui semble aller de soit tant l'acteur est à l'aise et convainquant dans les moments dramatiques aussi bien que ceux plus épiques. Pas du Gary Oldman, certes mais une présence et un magnétisme à toute épreuve. Face à lui, la petite surprise de retrouver Charles Dance grimé en bête de la nuit justifie à lui seul la vison de ce film. Et comme de bien entendu nous aurons droit à une fin ouverte qui ne fait aucun mystère sur la continuité de l'aventure de ce Dracula.

 

 

Dracula Untold est une excellente surprise qui emprunte autant à l'univers des super héros qu'à celui de la fantsay. Sa mise en scène intelligente et sa narration résolument moderne en font l'une des meilleures adaptations autour du thème galvaudé du vampire. Un film aussi excitant pour ce qu'il est que pour ce qu'il promet. Dommage qu’il sacrifie autant la psychologie au profit du grand spectacle.

 

Auteur :

Critique vue 7964 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 95+33

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction