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Critique Dream House

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Accouché dans la douleur, Dream House est le dernier film du réalisateur Jim Sheridan, créateur de Au Nom du Père, My Left Foot, In America ou encore Brothers. Sorti sur grand écran dans l’indifférence générale assisté par une promotion quasi inexistante, le nouveau bébé de Jim Sheridan a connu quelques embuches, et non des moindres. Les désaccords constants entre le producteur Morgan Creek et le réalisateur ont poussé ce dernier à mettre tout en œuvre pour désespérément enlever son nom du générique. Face à un mur, Jim Sheridan décide de ne pas participer pas aux dernières étapes de la post-production et refuse même toute sorte de promotion. Pellicule bafouée et illégitime, une fois le générique de fin entamé, on peut dire clairement que Dream House est un mauvais film.

 

 

Dire que le métrage est l’œuvre de Jim Sheridan serait une erreur, tant – selon ses dires – la version diffusée en salle est radicalement opposée à celle pour laquelle il avait été engagé. Une production catastrophique ruinant l’ensemble du film jusqu’à sa bande annonce et son synopsis, dévoilant sans aucune gêne l’un des principaux twists, si ce n’est LE twist. Pour ceux qui voudraient tenter l’expérience et garder un peu de mystère autour de cette passoire, gardez-vous bien de ne pas mettre la main sur le trailer ni sur le pitch officiel. Dream House raconte l’histoire d’un écrivain s’installant dans une nouvelle maison avec sa femme et ses deux filles. Une fois installés, ils apprennent que les anciens résidents ont été sauvagement assassinés. Rien de bien passionnant là-dedans tellement le métrage se vend comme une énième ghost story – il suffit juste de regarder l’affiche américaine ou française pour s’en persuader –, un passé atroce revient hanter les nouveaux arrivants. Seulement voilà, Dream House n’emprunte pas vraiment cette direction, voire aucune. Le tout reste flou et même si l’intention originelle préfère s’orienter vers un drame psychologique, le film se vautre totalement dans sa dernière partie faute un climax des plus ratés dans le genre.

 

 

Dream House débute calmement avec l’installation de la famille dans sa nouvelle résidence. Puis au fur et à mesure, un homme semble roder autour de la maison. Apparitions fantomatiques ? Imagination ? La pellicule laisse planer le doute, doute dont on se fout royalement tellement la mise en scène maintient la tension au niveau zéro – la seule surprise du film se résume à une branche qui claque violement contre la vitre –. L’histoire suit son cours jusqu’à la fameuse révélation dont, même si on n’a pas été spoilé par la bande annonce, l’arrivée n’était rien d’autre qu’une fatalité. A partir de là, on regarde sa montre. La première heure n’étant même pas terminée, on se demande où le film va bien pouvoir nous mener. La réponse est toute simple : nulle part. Le second acte se résume brasser jusqu’à outrance le moindre détail. Ca patauge sévère et le scénario cherche à retarder au maximum la révélation finale en enchainant bon nombre de scènes inintéressantes. Jim Sheridan a honte de son film et cela est totalement justifié. Mise en scène peu inspirée et références maladroites, Dream House s’enfonce dans la médiocrité de manière vertigineuse. Le spectateur est en tran de revivre ce qu’il a déjà vécu avec Les Autres, Shining, Sixième Sens ou même Shutter Island, mais en version low cost. Les comparaisons sont là, et elles font très mal.

 

 

Outre un scénario qui aurait pu être intéressant mais qui s’est transformé en brouillon indigeste dans les mains de David Loucka – Une Journée de Fou, Eddie, quand même… –, même le casting pourtant haut de gamme semble ne pas être investit. Jim Sheridan ayant voulu jouer la carte de l’improvisation nous montre qu’une meilleure direction d’acteurs aurait été la bienvenue. Daniel Craig – malgré de petites étincelles – est transparent, quant à Rachel Weisz et Naomi Watts, elles assurent le strict minimum. La banalité ambiante du film et le twist final ridicule en font un modèle à ne reproduire sous aucun prétexte. Premier essai de Jim Sheridan dans le fantastique, Dream House se situe au final bien loin du genre horrifique tant son traitement est à des années lumières du bon sens. Hésitant sur tous les plans, le métrage ne choisit aucune direction et se contente de raconter une histoire plan-plan sans jamais prendre de risque.

 

 

Dream House est un essai raté qui a souffert de sa conception, carrure parfaite pour finir dans les bacs discount de votre marché hebdomadaire. On espère que Jim Sheridan ne renouvellera pas l’expérience, ce serait dommage de voir un tel artisan se ramasser une nouvelle fois de la sorte. Fausse ghost story et pseudo drame psychologique, la pellicule se profile comme un accident que les talents qui la composent n’ont pas pu sauver. Poubelle.

 

Auteur : TIBO

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