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Critique Dreamscape

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L’éditeur Carlotta poursuit sa mission de réhabilitation des long-métrages oubliés. Initialement distribué dans le courant de l’année 1984, Dreamscape semble avoir aujourd’hui gagné les rangs des œuvrettes fantastiques injustement oubliées. Son réalisateur et co-scénariste, Joseph Ruben, témoigne d’ailleurs d’une carrière discrète malgré une petite série de productions épaulées par quelques acteurs notables. Dennis Quaid connaitra pour sa part un succès populaire trois années plus tard avec le familial et délirant film de Joe Dante, L’Aventure Intérieure. Sa camarade de jeu Kate Capshaw gagnera également son heure de gloire en incarnant  la girlfriend officielle d’Indiana Jones dans Le Temple Maudit, raflant par la même occasion le titre de Madame Spielberg. Relativement audacieux pour son époque, Dreamscape se profile pourtant comme un classique d’un registre fantastique à l’époque en vogue.

 

 

2010. Inception déroule un script d’une rare inventivité, ce dernier usant d’un univers à mi-chemin entre rêve et réalité afin de créer une complexité scénaristique troublante et passionnante. Si Dreamscape ne présente pas la même propension à jouer avec les niveaux de lecture, son postulat cultive plus d’une similitude avec le métrage-clé de la filmographie de Christopher Nolan. Retour vers le passé. Les eighties voient l’informatique s’insinuer timidement dans les ménages, ouvrant par la même occasion la voie aux délires cinématographiques les plus débridés. Alors que Tron s’articule autour d’une réalité virtuelle dans lesquels ses protagonistes se retrouvent piégés, Dreamscape offre à l’homme la possibilité de s’interconnecter afin d’explorer les rêves et l’inconscient. Le concept, frais et novateur, assure au métrage de Joseph Ruben une base solide. Dennis Quaid incarne ici Alex Gardner, un jeune homme doté de facultés de télépathie vivant une existence bohème. Lorsque son ancien médecin, le docteur Paul Novotny, renoue le contact, il lui présente un programme ultra-secret mis en place par le gouvernement américain. Novotny a en effet rassemblé une équipe de médiums capables de se projeter dans les rêves d’individus victimes de violents cauchemars afin de les aider à combattre leurs angoisses. Dans l’ombre, l’un des associés du projet semble pourtant fomenter de plus sombres dessins.

 

 

Dreamscape est un pur divertissement fantastique. L’élément déclencheur offre de multiples possibilités, ce dont Ruben profite en installant diverses « réalités fictives ». Le cinéaste insuffle dans son travail les bons sentiments du métrage grand-public de l’époque : le très souriant et beau gosse Alex Gardner se fait rapidement défenseur des innocents – celui-ci résolvant en deux-trois coups de cuillère à pot les névroses d’un gosse innoncent –, drague ouvertement une scientifique conquise d’avance et n’est jamais véritablement tenté par le côté obscur de son étrange pouvoir. Etonnamment, Dreamscape reste pourtant destiné à un public adulte. Ruben livre en effet un film naviguant habilement entre thriller et science-fiction, le tout se voyant habillé de quelques enluminures horrifiques. Les séquences de rêves confèrent à l’ensemble une tension bien calibrée, et intègrent même de ci et là des retournements frissonnants ou choix visuels sombrement inspirés. Dreamscape reste à ce titre une véritable étrangeté, l’humour bon enfant dénotant parfois avec certains choix plutôt osés – la violence du final ou le voyage dans l’esprit d’un patient souffrant d’impuissance sexuelle  –. S’il équilibre habilement toutes ses envies, Ruben sombre parallèlement dans certaines facilités. Le métrage use notamment de ficelles scénaristiques parfois usitées, voire invraisemblables. Le très bon rythme de l’œuvre et la qualité du sprint final compensent malgré tout largement les rares failles du scénario.

 

 

Avec Dreamscape, Joseph Ruben livre un film qui tire pleinement partie des possibilités techniques de son époque. Le cinéaste construit un univers vaste et complexe, et use donc pour ce faire d'indénombrables trucages maisons. Les couleurs flashy typiquement eighties et les effets en stop-motion permettent au cinéaste de matérialiser l'imaginaire, ce dernier ayant par ailleurs recours à quelques incrustations encore hasardeuses. Dreamscape sort en effet sur les écrans à une période charnière pour les artisans des effets spéciaux. Si l'usage reste encore majoritairement aux trucages, le numérique ne tardera plus à prendre le dessus. Ruben privilégie une habile association des différents moyens à sa disposition, et emballe l'ensemble avec classe et lisibilité. La direction d'acteurs est par ailleurs soignée. Le binôme Dennis Quaid / Kate Capshaw fonctionne à merveille, le quasi surjeu d'un héros résolument cabotin offrant au métrage le dynamisme nécessaire.

 

 

Dreamscape accuse certes le poids des années. Le film de Joseph Ruben conserve pourtant encore aujourd'hui son aura mystérieuse, le script s'avérant suffisament riche en rebondissements et en trouvailles visuelles pour conserver intact un suspense aux petits oignons. Malgré ses scories, Dreamscape est un divertissement original et bien articulé, superbement restauré par les techniciens de Carlotta.

 

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