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Critique Dredd

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Annoncé à grand renforts de déclarations fracassantes, Dredd aura finalement été distribué dans une relative indifférence. Remodelé sur la base du comic-book initial plutôt que sur les fondations du métrage précédent, le métrage de Pete Travis a connu les affres d’une gestation difficile. Doté d’un budget modeste au vu de l’échec du premier film, Dredd aura été retouché à de multiples reprises avant de voir son réalisateur quitter la barque en cours de post-production. L’ensemble tient pourtant étrangement bien la route, sans pour autant se profiler comme un actioner particulièrement léché. Articulé sous la forme d’une grosse série B qui bastonne, Dredd présente des ambitions modestes mais tient en effet parallèlement toutes ses promesses.

 

 

Dans le fond, rien ne change. Pete Travis et Alex Garland restent ultra-fidèle à l’œuvre de John Wagner, y compris dans l’usage de la violence. Avec Dredd, le cinéaste dresse une vision ultra-sombre d’une Amérique à la politique totalitaire et sans pitié. Devenu un immense désert irradié, le pays ne compte désormais plus que quelques immenses mégalopoles rongées par le vice et la corruption. La seule forme d’autorité restante est représentée par les juges, une police urbaine qui cumule toutes les fonctions : flic, juge et bourreau. Envoyés sur le terrain pour enquêter sur un triple homicide, Dredd et le « novice » Anderson vont se retrouver piégés dans un building plongé en pleine guérilla urbaine. Exception faite d’une séquence introductive relativement bien troussée, Pete Travis fait donc de Dredd un film de couloirs. Si le tout rappelle inévitablement la structure de Die Hard ou du récent The Raid, son travail se montre ultra-efficace. Simple et sans détours inutiles, le script d’Alex Garland se concentre prioritairement sur l’action hard-boiled. En 90 petites minutes, le cinéaste capture un métrage à la rythmique soutenue, cumulant les séquences burinées et généreuses.

 

 

Explosif et particulièrement stylisé en matière de gunfights, Dredd évite soigneusement les pièges du film d’action grand public. Travis parvient à transcender ses petits moyens pour livrer un produit crédible, dur et sans concessions. Dredd est un film violent au possible, qui n’hésite jamais à faire usage du gros rouge qui tache. Une quasi-nécessité face à la noirceur du postulat, l’Amérique post-apocalypse ayant « légalisée » la brutalité en unique rempart à une anarchie pourtant inévitable. S’il aurait été aisé pour Travis et Garland de dresser une critique acerbe sur le fonctionnement d’un pays qui justifie aujourd’hui la peine de mort, ces derniers ne dressent rien de plus qu’un habile divertissement. Et le font avec ce que cela implique de têtes qui explosent, de corps qui se disloquent et de pétarades effrénées. Dredd ne sombre fort heureusement à aucun moment dans le gore facile et gratuit, le réalisateur parvenant à équilibrer son métrage avec une relative justesse. Un bon point.

 

 

Malgré ses bonnes intentions, Dredd n’est pourtant pas un film parfait. Un brin répétitif du fait de ses décors parfois monotones, le métrage de Pete Travis souffre d’une direction d’acteurs particulièrement bâclée. Affublé d’un affreux casque pendant l’intégralité du film, Karl Urban signe ici l’une de ses pires performances. Singeant assez ridiculement un Stallone coincé en mode pitbull, l’acteur tente un nombre incalculable d’expressions de bouches censées faire de lui le tough-guy de service. En vain, ce dernier ne parvenant jamais à se montrer réellement convaincant. Lena Headey  – 300, Laid to Rest – témoigne heureusement d’un jeu plus soigné, à l’instar de la réalisation très geek de Pete Travis. Ce dernier capture en effet son métrage comme un jeu vidéo, bardant ses images d’effets fendards lorsqu’il s’agit de montrer un impact de balle au ralenti. Bien que le bullet time soit utilisé sans aucune parcimonie, ce dernier sied parfaitement à l’esprit bis complètement décomplexé de ce Dredd, à la fois épileptique et parfaitement lisible.

 

 

Inutile de chercher midi à quatorze heures. Dredd est un pur produit d’exploitation, bourrin et dénué de véritable originalité. Mais force est de constater que Pete Travis et son scénariste maitrisent leur sujet sur le bout des doigts. Un furieux actioner du dimanche soir.

 

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Votre réponse :

korku 13-07-2013
Dredd un film dont les scène de violence sont gâché par des effets graffiti si on peut dire sa comme ça voila au final reste dredd avec son casque qui fait la gueule conclusion film très moyen.

 

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