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Critique Enfant 44

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Enfant 44 est l’adaptation du roman éponyme écrit par le britannique Tom Rob Smith. Le réalisateur Daniel Espinosa, d’origine chilienne mais né en Suède, n’est pas extrêmement prolifique.  Hormis Sécurité rapprochée en 2012 avec Denzel Washington et Ryan Reynolds, ses autres films sont passés relativement inaperçus. Le scénario de celui-ci est resté pendant longtemps sur la blacklist hollywoodienne - la liste des scénarios les plus prometteurs jamais mis en chantier -, et qui vu le sujet traité peut facilement se comprendre. Interdit de diffusion en Russie, ce film reste un thriller certes très conventionnel mais fort sympathique.

 

 

Espinosa s’est entouré d’un casting intéressant sans trop compter sur les « têtes d’affiche ». Hormis un Gary Oldman toujours impeccable, Tom Hardy se retrouve en héros russe de la Seconde Guerre Mondiale, désormais agent de la police secrète soviétique. Il trouve ici un rôle qui lui correspond parfaitement : gros dur, un peu rustre sur les bords mais bourré de principes et d’honneur. Et il faut dire qu’il interprète fort bien Leo Demidov. Autour de lui, gravitent des acteurs de talent : Noomi Rapace - éternelle Lisbeth Salander de la trilogie Millenium -  Joel « Robocop » Kinnaman, Jason Clarke ou encore notre Vincent Cassel national. A noter que tous les acteurs même s’ils tournent en anglais, ont tous pris l’accent russe afin de coller au mieux à l’histoire. Cela reste relativement crédible mais était-ce vraiment nécessaire ? Pourquoi ne pas prendre des acteurs russes pour donner le maximum d’authenticité ? Certainement parce que les acteurs russes ont moins la classe sur une affiche de ciné.

 

 

Sous ces airs de thriller conventionnel, Enfant 44 est une belle satire et un vrai message contre les régimes totalitaires. Pas étonnant que le film soit interdit en Russie. Dans ce pays d’après-guerre, Leo Demidov, ancien orphelin devenu héros – Tom Hardy –, fait partie de la police secrète. C’est un brillant enquêteur promis à un grand avenir. Sa destinée bascule lorsque le fils d’un de ses amis est retrouvé mort près d’une voie ferrée. Cause de la mort : accident de train. Seulement, le corps présente des traces de tortures et semble avoir été noyé. Mais il n’y a pas de meurtres au paradis, les tueurs sont des vices du capitalisme. Les supérieurs de Leo lui demandent donc de faire comprendre au père que son fils est bien mort d’un accident. En parallèle - oui, il faut suivre - et suite à la dénonciation de sa femme Raïssa, Leo est contraint de quitter son poste bien placé et Moscou pour aller vivre dans une petite ville pauvre et faire partie de la milice. Il découvre alors qu’il n’y a pas qu’un seul enfant mort torturé et noyé, mais 43… Il se lance alors avec sa femme dans une enquête afin de retrouver un monstre que la Russie ne peut, soi-disant, avoir engendré. Ce film est assez difficile à résumer car très alambiqué dans son récit. Le spectateur peut même s’y perdre un peu au milieu. Trop d’informations, trop de questionnements, trop de détours, peut-être même trop de bla bla…

 

 

L’intérêt du métrage réside principalement dans la description de la Russie d’après-guerre et les horreurs d’un régime communiste extrême. Dénonciations, arrestations en tout genre, interrogatoires violents, aveux extorqués, maquillage de la vérité, tout est fait pour que l’on déteste de bout en bout tout ce qui a attrait à l’autorité russe. Le film montre bien les contrastes de ce pays : les nantis et les autres. Les beaux appartements contre les cités dortoirs. Afin d’accentuer encore plus la misère et les inégalités, le réalisateur a pris le parti de filmer « salement ». Les images sont sombres, les gens crasseux, la forêt est triste et boueuse, la ville mortellement triste. En cela, le spectateur est plongé dans un univers glauque, où il ne pourra s’empêcher de vouloir rétablir la justice. Très classique dans sa façon de traiter un sujet vu et revu – méchant tueur en série qui cavale – le film est sauvé par tout le décorum qui l’entoure.

 

 

Enfant 44 est un peu trop long, des raccourcis auraient certainement permis de maintenir un rythme plus prenant. Cependant il vaut la peine d’être découvert, non seulement pour le jeu des acteurs qui livrent un sans faute mais également pour l’aspect historique. Le film fait réfléchir et de temps en temps, il est bon de se poser des questions, même minimes, en sortant d’un cinéma. 

Auteur : FLORA

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