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Critique Evasion

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Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'affiche est alléchante. Evasion rassemble en effet deux bulldozers du 7ème art, mais aussi un transpalette en la personne 50 cents. Le film marque surtout le retour tant attendu du plus Terminator des gouverneurs qui nous avait prévenu depuis longtemps, avec son « I will be back » mythique, d'un prochain retour fracassant. Après la fin de son mandat, il entreprend donc une petite mise en jambe grâce à un premier rôle dans Le Dernier Rempart de Kim Jee-Woon. Certainement afin de savoir si la cure quasi-permanente de petits fours inhérente dà son poste au sommet de l'état Californien ne l'avait pas fait basculer de l'état de célébrité du culturisme à celle de politicien bedonnant. Il rejoint donc son meilleur ennemi du « fight-movie » décérébré des années 90, Sylvester Stallonne, qui à pendant ce temps-là fait ses preuves en tant que réalisateur. Ce dernier est parvenu à faire des films magnifiques en se basant uniquement sur des icônes indétrônables que sont Balboa et John Rambo, mais qui malheureusement sont devenues au fil du temps terriblement caricaturales et traînées dans la boue - surtout Rambo -. Nous espérions tous un nouveau Heat, qui avait en son temps rassemblé deux autres monstres du cinéma, De Niro et Al Pacino - mais aussi un Pokemon en la personne de Val Kilmer -  dans un projet à la hauteur du casting. Malheureusement, c'est Mikael Hafstrom qui est aux manettes.

 

 

Le métier de Ray Breslin - Sylvester Stallone - est quelque peu particulier : il est payé pour tester l'efficacité des prisons. On l'emprisonne et il doit trouver les failles pour s'enfuir. Sa nouvelle mission n'est pourtant pas celle qu'il attendait : il est pris au piège dans une prison dont les plans ont été établis en prenant en compte les rapports consacrés à ses évasions antérieures. Il va devoir trouver qui l'a placé ici et aussi mettre au point un plan d'évasion. Pour cela, il va s'allier avec Emil Rottmayer - Arnold Schwarzeneggerr - ,un codétenu qui cache un secret. En fait, Hafstrom n'est pas un mauvais réalisateur, loin de là. Ce dernier a cependant la fâcheuse habitude de ne prendre aucun risque alors que ses acteurs sont majoritairement prestigieux - Vincent Cassel, Jennifer Haniston dans Dérapage, Anthony Hopkins dans Le Rite -, qu'il peut bénéficier de budgets confortables et même des droits d'adaptation de Stephen King comme pour Chambre 1408 avec John Cuzac et Samuel Lee Jackson. Mais notre réalisateur suédois reste toujours frileux. À sa décharge, gros budget dans des studios américains est forcement synonyme de nombreux producteurs persécuteurs et autres financements publicitaires. Il est facile d'imaginer le contrôle total imposé au réalisateur lorsqu'il s'agit en plus de deux mégas star made in USA.

 

 

Le métrage s'ouvre donc sur le grand Sylvestre qui du haut de son charisme et de son oeil morne, campe un personnage auquel aucune prison ne peut résister. Il sort de partout et quant il veut. Voilà, c'est bien acquis pour tout le monde ? Le monsieur n'a rien a prouver même aux spectateurs qui payent leur place. Et en plus c'est Rocky, ce qui renforce ce semblant de crédibilité. Le problème est là. Alors que Schwarzy cabotine et s'amuse à l'auto-parodie, son homologue reste inexpressif et terriblement sérieux. Une mise en place de personnage que nous lui connaissons bien, mais avec le temps on sait plus vraiment s’il s'ennuie sur les tournages ou si son inexpressivité découle de ses trop nombreuses injections de botox. Fait étrange, chaque mur est composé de vitres transparentes et sans traces de doigts, ce qui est bizarre pour un lieu où sont incarcérés des prisonniers cruels et incontrôlables. Stallone rencontre alors Arnold Schwarzenegger qui décide de ne plus le lâcher d'une semelle, qui l'aide à observer les lieux puis à établir un plan d'évasion méticuleux et difficile à concevoir. Nos deux pépés de la pelloche en deviendraient presque crédibles à force de mettre tant de volonté à nous présenter un plan qui se résume à « on feinte et on fonce » comme très stratégique et insufflé par des experts. Si vous vous demandez ce que fait Gouvernator pendant ce temps là, ce dernier fait des alliances, braque des montures de lunette à coup de boule - hors champ - et fait surtout le con. En tout cas lui c'est sur, il s'éclate. C'est le bon moment pour vous rappeler qu'il est urgent de signer la pétition contre les films qui intègrent des combats avec des acteurs ayant dépassé les soixante ans. Était-il nécessaire de balancer deux clones de Steven Seagal, la grâce en moins et l'arthrose en plus, dans une arène de baston ? Car contrairement aux Expendables 1 et 2, Evasion ne'intègre pas de seconds rôles qui peuvent rythmer l'action avec des chorégraphies époustouflantes. Ce ne sont pas les geôliers sado-masos ni 50 cents qui y changeront grand-chose.

 

 

Si l'on s'attarde quelques secondes sur les deux aspects promotionnels d'Evasion, on se rend vite compte qu'ils sont soit trop peu utilisés, soit mal exploités. Les deux grands acteurs sont tapis dans l'ombre de cette prison comme s'ils étaient enfermés dans leurs propres rôles, le charisme soufflé par une mise en scène classique. Aucune vie n'émane des lieux, ce qui donne l'impression de voir deux acteurs mis en avant mais perdus dans un environnement vide de vie et de sens. On les voit déambuler dans un décor unique, agitant les bras dans tous les sens, mais ne réussissant pas à attirer le regard des autres protagonistes. Seuls au monde dans cette vaste métaphore des héros déchus cloîtrés dans une maison de retraite insalubre. Le deuxième argument de poids étant le pitch du genre « la Grande évasion dans le futur », qui n'arrive pas à convaincre non plus. Le décor est donc froid, les couleurs majoritairement claires et blafardes. Les lignes sont soit verticales soit horizontales, aucun n’arrondi ne perturbant un ensemble rectiligne, parallèle et globalement uni dans la symétrie. Quasiment aucune interaction entre les différents acteurs ne vient rythmer le déroulement. Nous sommes loin de Un Prophète ou de Rock, malgré l'envie sous-jacente de se rapprocher de ce genre de film.

 

 

Evasion est la preuve qu'un bon film ne peut pas se reposer uniquement sur un synopsis rigolo et des acteurs à toute épreuve. Il faut quelque chose en plus comme l'envie de casser les personnages inclus dans l'inconscient collectif ou carrément en exagérer les traits pour ainsi frôler la satire ou l'ironie. Mais ce n'est pas le style de Mikael Hafstrom qui reste comme à son habitude classique et sans inventivité. Evasion passe devant nos yeux sans vraiment faire frissonner un neurone. L'ennui n'est jamais loin, mais il est gloablement évité par certaines scènes générant un intérêt futile. C'est pourtant au moment du générique que le spectateur se demande ou il a bien pu mettre sa VHS de Fortress, avec notre Cricri Lambert national.

 

Auteur : MARC D'OC

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Combien font : 66+32

Votre réponse :

korku 16-08-2014
Synopsis du film: deux retraité qui essaye de s'évader d une prison futuriste. Heureusement que c Arnold schwarzenegger et Sylvester Stallone sinon j aurai pas regardé le film jusqu’à la fin.
Tonton 26-07-2014
J'avoue sans honte avoir pris mon pied sur ce film - rien de sexuel hein !- et si on sait ce qu'on va voir - la confrontation des deux action stars des 80's- on passe un vrai bon moment qui en plus réserve quelques surprises !

Sam 26-04-2014
Pour ma part j'ai adoré ce film, qui est sans prétention, mais nous offre le bonheur et le plaisir tant attendu de voir nos deux idoles de jeunesse réunies dans un film (si l'on exclut Expendables).
Au cinéma, toute la salle dans laquelle j'étais était conquise et l'émotion était vive de revoir nos deux héros ensemble!

 

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