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Critique Event Horizon : Le vaisseau de l'au-delà

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« L'horreur s'invite dans l'espace où personne ne vous entendra crier », pour citer l'accroche d'un des plus célèbres films du genre (Alien). Mais à la différence de Sir Ridley Scott, Paul  W. S. Anderson ne témoigne pas d'un talent monstre, mais surtout ne met pas de créatures en scène, préférant se focaliser sur une peur plus ancrée dans le cœur de l'Homme, théâtre de traumas et de leurs conséquences. Dans un habillage visuel que n'aurait pas renié Clive Barker, Anderson réserve bien des surprises à ceux qui osent mettre un pied sur L'Event Horizon et prouve que lorsqu'il s'applique, il est bien plus qu'un tâcheron.

 

 

 

L'action prend place en 2047 et, sept ans après sa mystérieuse disparition, le vaisseau Event Horizon se manifeste de nouveau du coté de Neptune par un message radio sibyllin. Son créateur, William Weir, embarque à bord du vaisseau de sauvetage Lewis and Clark afin de rejoindre l'Event Horizon. Car si celui-ci a bien réapparu, il ne semble pas y avoir de vie à son bord. Une fois sur place, Weir (qui souffre de plus en plus de visions de sa défunte femme) et ses coéquipiers vont découvrir que l'enfer n'est pas juste un mot, car le vaisseau, dont la spécificité est de voyager dans l'espace temps via l'utilisation de trous noirs, a passé sept aannées dans un endroit d'où il semble avoir ramené quelque chose d'horriblement indéfinissable. Savoureux mélange d''horreur et science-fiction – qui a peu d'importance si ce n'est par le décalage qu'elle entraîne entre les événements fantastiques et le lieu –, Event Horizon : Le vaisseau de l'au-delà est un ride express pour l'enfer, pavé des meilleures intentions du monde. Le métrage parvient en effet à allier le gothique élégamment gore d'un Clive Barker – comment ne pas penser à Hellraiser lors de certains flashs horrifiques? – à la classique histoire d'une mission de secours, avec tout ce que cela implique de rebondissements et de suspense. Porté par une caméra sans cesse en mouvement, le script repose essentiellement sur le mystère qui entoure l'endroit où l'Event horizon a pu disparaître pendant sept longues années. Distillant ses effets au compte goutte – et s'appuyant sur d'efficaces jump-scares – Paul W. S. Anderson signe là, et de loin, son meilleur film. Comme quoi tout arrive. 

 

 

Se déroulant sur un tempo rapide – le film affiche 1h28 quand intervient le générique de fin – Event Horizon : Le vaisseau de l'au-delà ne perd pas de temps et va donc à l'essentiel, soit distiller une angoisse sourde du fait de la nature même de ce qui le hante. Apparitions chocs en pagaille, surprises à tout va – les morts le sont-ils réellement ? – et bodycount rapidement en branle, le film se veut avant tout efficace. Et il l'est déjà ne serait-ce que par son formidable décor, l'Event Horizon, véritable maison hantée dont on pourrait croire qu'il loge les fameux cénobites de Hellraiser, vaisseau au design noir et brillant à la fois, fourmillant de pointes acérées ainsi que de croix dissimulées. Ce lieu joue pour beaucoup dans l'angoisse égrénée tout au long du métrage, et la caméra d'Anderson sait le mettre en valeur de fort belle manière. Mais au final, l'action se déroule dans peu d'espace, soit la cabine de pilotage, la salle du réacteur – le cœur du vaisseau d'où l'horreur survien t–, le long couloir réunissant les deux éléments précédents (qui aura un rôle principal lors du dénouement), le laboratoire médical, et bien entendu le Lewis and Clark.  Ce qui engendre rapidement chez le spectateur un sentiment claustrophobe. Les esprits chagrins diront que les personnages ne sont pas développés outre mesure, si ce n'est celui de Sam Neil dont l'importance nous est révélée dès le début, l'homme restant hanté par le souvenir de sa défunte femme et obsédé par la disparition de l'Event Horizon. Il est l'élément essentiel du film, celui par qui tout événement va transiter ou débuter. Mais le reste de l'équipage du Lewis and Clark nous est rendu crédible et touchant par ses traumatismes, révélateurs de caractères et de comportements. Ainsi, le capitaine joué par Laurence Fishburne est obnibulé par un ancien coéquipier qu'il n'a pu sauver ou bien encore, son adjointe se voit victime d'hallucinations où son fils apparaît en piteux état. 

 

 

La photographie d'Event Horizon : Le vaisseau de l'au-delà est un des éléments forts du film. Due à Adrian Biddle – déjà à l’œuvre sur Aliens, le retour – elle renforce le sentiment de malaise que procure le film en accentuant des décors dantesques inspirés semble-t-il de Notre Dame de Paris. Fort d'une équipe technique au top et d'acteurs inspirés, Paul W. S. Anderson maîtrise son sujet et le montage nerveux quand il le faut procure un rythme infernal à une histoire déjà bien glauque et désespérée. Conçu comme un grand huit de l'horreur, Event Horizon : Le vaisseau de l'au-delà se rapproche en cela d'un autre excellent film, La Maison de l'Horreur. Décor unique, lieux hantés, jumps scares en pagaille et un semblant de virtuosité technique. Les mêmes ingrédients au service de l'horreur.

 

 

Event Horizon : Le vaisseau de l'au-delà représente le sommet de la filmographie peu reluisante de Paul W. S Anderson. Un bon Resident Evil, un Soldier en piteux état après l'intervention de ses producteurs, un Mortal Kombat qui vaut ce que vaut le jeu, soit pas grand chose et un Death Race de piètre qualité. Aussi, ne boudons pas notre plaisir face à un film qui sait apporter de la fraîcheur au genre maison hantée en délocalisant l'action et en jouant sur nos peurs les plus profondes. Véritable tour de force, Event Horizon : Le vaisseau de l'au-delà procure un plaisir de terreur indéniable, et fait regretter la suite de la carrière de Paul W. S. Anderson. 

 

Auteur : TONTON

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philippe 01-01-2016
Un film qui reste en mémoire 15 ans après . un chef d oeuvre

 

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