film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Evil Dead 2

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Si Evil Dead était un pur film d'horreur, sa suite, quant à elle, prône un humour absurde héritié de comiques cultes outre-Atlantique, comme Les 3 Stooges. Sam Raimi entame avec Evil Dead 2 un cycle humoristique auxquels Mort sur le Grill ou encore Jusqu'en Enfer feront écho. Reprenant quasiment la même trame que le premier opus – Raimi ne pouvait réutiliser les images du premier film,  faute de droits –, ce second volet frappe fort, tellement qu'il surpasse son prédécesseur et devient instantanément culte. Mené par un Bruce Campbell démentiel, Evil Dead 2 est encore aujourd'hui un modèle. Il n'y a qu'à voir l'excellent La Cabane dans les Bois pour en prendre conscience.

 

 

 

Deux jeunes amoureux se rendent dans une cabane dans les bois, dont le propriétaire a mystérieusement disparu après avoir trouvé quelques pages du livre des morts, disparu au XIVe siècle. Sur place, Ash y découvre une cassette enregistrée par Raymond Knowby, un archéologue renommé, qui réanime les esprits maléfiques de la forêt. S'ensuit dès lors une lutte contre les démons, dont l'issue conduira Ash aux confins de la folie. Pour ceux qui ont vu la saga dans l'ordre, le début d'Evil Dead 2 sent le réchauffé. Raimi veut avant tout enfin donner SA vision en profitant pleinement des moyens à sa disposition. Ce dernier reprend donc les bases du premier film et les explose en donnant à Ash le rôle de personnage central, ainsi qu'en développant un humour loufoque alors inédit dans un film d'horreur. Véritable montagne russe du genre, Evil Dead 2 saute sans arrêt de l'horreur pure – gore et monstres se bousculent – à des scènes dignes d'un cartoon – à ce titre, la longue séquence de la prise de liberté de la main de Ash est ce qu'il se fait de mieux –. Le cinéaste accumule les scènes d'anthologie, dues en partie au remarquable travail d'acteur de Bruce Campbell. Sam Raimi lâche cette fois encore, et avec plus de mouvements, la bride à sa caméra qui virevolte dans la pièce centrale de la cabane, telle un esprit malin. Le paroxysme de cette liberté sera atteint lors du pétage de plomb du pauvre Ash, qui couvert de sang noir jailli du mur, se met à rire nerveusement accompagné d'objets inanimés de la cabane comme un tête de cerf ou une lampe de chevet, le tout illustré de rires déments semblant surgir de toutes parts.

 

 

La force d'Evil Dead 2 tient au talent de l'équipe impliquée. Des acteurs au metteur en scène, en passant par l'équipe des effets spéciaux, tous donnent la pleine mesure de leur talent. Les futurs créateurs du studio KNB – The Walking Dead, Cabin Fever, La Colline à des Yeux version Aja – donnent un aperçu de leur talent via divers effets gores comme un œil volant avalé ou les maquillages des acteurs possédés par les démons. Et à tout cela, Raimi applique à son film un rythme de fou, ne laissant aucun temps mort, livrant le pauvre Ash à de véritables supplices – il perd sa copine, sa main, se fait passer à tabac mais reste malgré tout digne et combatif –. Le film surprend également par de vrais moments de terreur – noyés dans l'humour il est vrai – comme l'enfermement d'Ash dans la cave où est enterré un cadavre prêt à en découdre. Concentré sur une brève période de temps, l'histoire finit en apothéose avec l'arrivée du principal démon qui va propulser notre héros à une autre époque, laissant alors le spectateur imaginer une suite complètement différente. Ce que fera Sam Raimi avec L'Armée des Ténèbres, troisième volet s'imposant comme une véritable suite des précédents. 

 

 

Sam raimi a fait entrer son film au panthéon des meilleurs films d'horreur en proposant une bande complètement loufoque où la liberté du metteur en scène prime. Véritable film d'auteur, Evil Dead 2 impose le point de vue du cinéaste – désormais reconnu avec sa trilogie Spiderman – d'où la passion transpire abondamment. Véritable tour de force qui inspirera de nombreuses carrières – Peter « Bain Dead » Jackson ou encore Eli « Cabin Fever » Roth  –, la mise en scène d'Evil Dead 2 ne fait que renforcer l'impression donnée par le premier film, celle d'être en face d'un véritable auteur dont le but est de divertir son public tout en le surprenant. Aidé donc par un comédien malheureusement sous exploité par la suite – sauf dans la géniale mais méconnue série Brisco County – et une équipe technique au talent certain, Raimi nous livre ce qui reste encore aujourd'hui – avec le Brain Dead – comme le meilleur croisement entre le film d'horreur et l'humour quasi montypythonesque.

 

 

Si Evil Dead 2 fit l'effet d'une bombe en son temps, il reste totalement regardable par les nouvelles générations – qui ont connues également l'humour des Looney Tunes par exemple –, plus sensibilisées encore au rythme infernal imposé par Raimi et par certains effets gores jamais repris ou mieux refaits,  à l'instar de la main de Ash qui lui fait un doigt d'honneur. Evil Dead 2 impose par ailleurs le personnage de Ash tel qu'on le connaît – avec sa tronçonneuse en guise de main –. Rien que pour cela, merci Mr Raimi.

Auteur : TONTON

Critique vue 10568 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 98+13

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction