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Critique Expendables 2 : Unité Spéciale

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Les afficionados s’accorderont à dire que l’âge d’or du film d’action remonte aux eighties. Die Hard, Rambo, Predator ou encore Ultimate Soldier auront en effet hissés au plus haut quelques figures aux talents d'acteurs contestables, mais aux biscotos bien saillants. Versant brutalement d’un cinéma artistique vers une certaine forme de divertissement pétaradant et barbare, l’industrie Hollywoodienne peinera pourtant à imposer des produits aussi marquants par la suite. La faute à une présence grandissante des effets spéciaux qui laisseront progressivement le genre s’abandonner à d’improbables surenchères, ainsi qu’à une censure garrotant aujourd’hui les œuvres de « consommation rapide » destinées au grand public. Fort des revivals successifs de Rambo et Rocky au cours de la dernière décennie, Stallone emballait avec Expendables un métrage à l’ancienne. Un shoot d’adrénaline massif, conjointement mené par la vieille garde de l’actioner testostéroné et quelques jeunes loups bodybuildés. Rapidement mis en chantier suite au succès du premier opus, Expendables 2 : Unité Spéciale tente d’en répliquer le charme désuet, sans parvenir véritablement à s’imposer comme un indispensable. 

 

 

Bang bang paf paf. Difficile de résumer autrement le pseudo-scénario servant de fil-rouge à un métrage qui ne place ce dernier qu’en prétexte à une castagne bruyante. Sous ses allures de blockbuster friqué, Expendables 2 : Unité Spéciale déroule le contenu d’un projet vidéo lambda, le manichéisme en moins. Car si les méchants restent très méchants, la bande d’anti-héros chargés de réduire la menace terroriste à néant transpire l’impolitesse et la rustrerie. Sales gueules à l’appui, exception faire du minet Liam Hemsworth. Le très classe Mr. Church fait ici de nouveau appel aux mercenaires de Barney Ross afin de leur confier une simple mission de « récupération ». La précieuse marchandise ne tarde pas à disparaitre entre les mains du fanatique « Vilain », qui ne manque pas de déglinguer l’un des Expendables au cours de l’opération. Le bougre menaçant de plus de livrer près de cinq tonnes de plutonium à de louches individus, la clique se retrouve rapidement dressée en ultime rempart face à un prévisible chaos. Rédigé par-dessus la jambe, le scénario de Expendables 2 : Unité Spéciale parvient à se targuer de ressorts encore plus crétins que son ainé. Bardé de calembours minables – « Je vous déclare… Mari et lame », « Reste en pièces » – et de dialogues hautement dispensables, le traitement de Stallone se doit d’être appréhendé avec un second degré bien prononcé. La surenchère permanente en matière de mauvais goût tend pourtant cette fois à lasser, Expendables 2 : Unité Spéciale forçant grossièrement les traits en usant de répliques outrancières ultra-redondantes. 

 

 

Catapulté sur une production à laquelle il n’impose aucune personnalité propre, le faiseur Simon West – Lara Croft : Tomb Raider, Le Flingueur – multiplie les « enculés » et autres « prend ça dans la gueule » avec la même frénésie que les coups de feu. Une manœuvre certes assumée mais dont l’aspect volontairement cliché rend certaines séquences passablement irritantes. Le cinéaste se rattrape fort heureusement en arrosant son métrage de références, le binôme Schwarzenegger / Willis fonctionnant à ce titre à merveille au cours d’un final explosif. Dommage qu’il n’en soit pas de même pour le reste des intervenants. Pâtissant d’un timing un brin trop serré – 100 minutes top chrono –, Expendables 2 : Unité Spéciale peine en effet à offrir le terrain nécessaire à l’ensemble de ses intervenants. Un certains nombre de personnages se voient ainsi condamnés à une apparition éclair, voire purement dispensable. Si la brochette de comédiens rassemblée à l’occasion du projet frôle le fantasme de geek, Simon West ne creuse absolument aucun protagoniste et laisse son métrage partir dans tous les sens. A l’image des balles tirées. Les indénombrables fusillades émaillant Expendables 2 : Unité Spéciale restent une nouvelle fois logiquement le principal argument du projet, si ce n'est son unique raison d'être. Malgré un sérieux ventre-mou à mi-parcours, le métrage de Simon West duplique à ce titre l’aspect buriné du premier opus. Efficace mais sans faire preuve d’une quelconque originalité, le cinéaste se repose paresseusement sur la participation de nouveaux gros-bras – Van Damme, le ringard et ridicule Chuck Norris – pour justifier l’utilité de la séquelle. Si son travail reste correct et bien rythmé, ce dernier ne parvient jamais à prolonger l’aspect jouissif du volet précédent, malgré une très nette volonté de pousser le politiquement incorrect aussi loin que possible. L’ensemble n'est pas gratuit à proprement parler, mais Expendables 2 : Unité Spéciale se montre en effet particulièrement violent et use avec frénésie du gros rouge qui tache. Comme au bon vieux temps.

 

 

Passé outre son penchant pop-corn relativement bien troussé, Que reste-t-il à Expendables 2 : Unité Spéciale ? Pas grand-chose, l’ensemble se complaisant presque à témoigner du minimum syndical sur l’aspect artistique. Emballé avec un certain savoir-faire, les multiples scènes de bourrinage intensif s’avèrent parfaitement lisibles. Une technicité irréprochable qui n’empêche pas le retour de Stallone & co de s’ingérer comme la plus quelconque des conneries télévisuelles du dimanche soir. Bien qu’avançant en guise d’argument que le projet est avant tout articulé sur l’action pure et dure,  Expendables 2 : Unité Spéciale en possède toutes les caractéristiques. Un développement nanardesque au possible, un emballage pas dégueu mais dénué de tout éclat, le tout accompagné d’un casting qui cabotine de manière insolente. Difficile d’en faire autrement au vu de l’affligeante nullité des dialogues, encourageant davantage à la « mine de bouledogue renfrognée » qu’à l’expression d’une large palette d’émotions. Willis, Li, Van Damme ou encore Lundgren défilent notamment devant la caméra de Simon West sans jamais imprimer la bobine de leurs auras respectives. Crews et Couture sont par ailleurs totallement transparents.

 

 

Expendables 2 : Unité Spéciale est un métrage volontairement limité. Con et parfois extrêmement beauf, le film de Simon West se savoure comme un petit plaisir coupable. Mais s’oublie presque immédiatement, le côté copié-collé exprimé vis-à-vis du volet précédent lui imposant une date de péremption bien plus rapide. Une honnête série-B certes couillue, mais particulièrement anecdotique. 

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