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Critique Expendables 3

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La formule Expendables mise avant tout sur l’action décérébrée au détriment d’un véritable scénario. Le concept est simple, efficace, direct. Vendu comme une réunion exceptionnelle des gros bras du cinéma eighties, le premier film avait su habilement profiter de son casting d’exception pour s’imposer comme un actioner old-school brutal et pétaradant à souhait. La suite était moins reluisante, et s’articulait davantage comme un vulgaire duplicata que comme un prolongement justifié. Stallone en retiendra les erreurs au moment de rédiger le script d’Expendables 3. Nettement plus soigné que le volet précédent, le film évite le côté « défilé » de personnages et se profile en divertissement solide et extrêmement bien rythmé.

 

 

Sur le fond, la formule n’est pas revue en profondeur. Expendables 3 mise comme d’ordinaire sur un casting quatre étoiles, plus ou moins constant depuis le début de la franchise. Bruce Willis ne renouvelle certes par son contrat pour une sombre histoire de cachet, mais la franchise gagne quelques nouvelles gueules de durs à cuire, dont Harisson Ford, Antonio Banderas, le bondissant Wesley Snipes ou encore Mel Gibson. Le scénario est une nouvelle fois plus prétexte à la castagne qu’à la philosophie existentielle. Alors qu’elle vient tout juste de délivrer un ancien Expendables, le « Doc », l’équipe de Barney Ross se lance dans une opération de récupération de missiles. Les mercenaires tombent alors sur un os plutôt coriace en la personne de Conrad Stonebanks, ex-membre de l'unité laissé pour mort lors d’une mission particulièrement désastreuse. Inquiet pour ses équipiers, Barney recrute une unité constituée de jeunes loups rodés aux nouvelles technologies afin de traquer son ennemi. Une nouvelle fois mis en échec par Stonebank, les Expendables n’auront d’autre choix que de se reconstruire en associant l’expérience des « anciens » aux techniques de leurs récentes recrues. Patrick Hughes, catapulté « yes-man » de ce Expendables 3, profite d’un synopsis moins lourdaud que celui des deux premiers opus. Mixant habilement dinosaures et jeunes pousses du cinéma d’action, le film s’autorise une approche revue en profondeur. De quoi insuffler un peu de renouveau et de variété dans le concept initial, intéressant mais rapidement limité.

 

 

Les puristes tireront probablement la tronche. Expendables 3 reprend en effet les éléments clés du film testostéroné à l’ancienne, mais s’inscrit résolument dans son époque. Le film abandonne donc plus volontiers les dialogues crétins, clins d’œil forcés et autres répliques supra-viriles lassantes pour un côté humain plus appuyé. S’il n’est pas toujours adroit – certains acteurs peinent dès qu’il s’agit d’interpréter plutôt que de bourriner –, la petite profondeur apportée aux personnages fait d’Expendables 3 un divertissement moins répétitif que ses ainés. La rencontre entre les jeunes têtes brulées et les papys de la baston est même particulièrement savoureuse, Patrick Hughes profitant des nouvelles recrues pour coucher sur bandes un métrage variant habilement entre échanges de tirs idiotement frontaux et séquences d’infiltrations plus subtiles. Le métrage y gagne assurément en tension, l’ensemble s’épaulant ici d’enjeux dramatiques plus travaillés et convergeant vers une « réunion » finale assurément dantesque. Le travail d’écriture légèrement plus poussé vient également créer du liant entre les explosions d’adrénaline, Expendables 3 carburant sans baisse de régime. Côté action, Hughes assure en effet un feu d’artifice jouissif, le dernier tiers du métrage lorgnant vers un mitraillage épileptique complètement démesuré au cours duquel le cinéaste multiplie les bourrades frénétiques. Cascades en bagnole, en moto, en hélicoptère, gunfights bigger than life, arts-martiaux en veux-tu en voilà, ce troisième opus envoie la sauce avec une rare générosité. Ereintant.

 

 

Expendables 3 opère par ailleurs un étrange virage. Jusqu’ici sans concessions, la franchise lorgne désormais vers un côté plus grand-public. Le gros rouge qui tache est donc quasiment exfolié des images capturées par Patrick Hughes. S’il ne nuit pas à la très bonne tenue du métrage, cet aspect un brin trop propret flingue malgré tout légèrement la puissance de la castagne. Dommage. Pour le reste, Expendables 3 fait dans un classicisme notoire. Patrick Hugues emballe son œuvre avec classe et sans fioritures. Le réalisateur privilégie ici les cascades maisons et la lisibilité aux effets numériques et à l’ultra-cut. Les très nombreux intervenants prennent pour leur part du bon temps et cabotinent joyeusement, Antonio Banderas récupérant au passage la palme du militaire le plus fendard de la série. Physiquement, le casting assure. Le public ne demandera rien de plus, mais bénéficie pour la première fois d’un semblant de présence féminine avec une Ronda Rousey à la fois sexy et redoutablement couillue. Du tout bon.

 

 

Bien qu’honteusement aseptisé côté violence, Expendables 3 est un actioner furieux, rondement mené et pas trop con. Hugues et Stallone redressent la barre et injectent de ci et là de nombreuses bonnes idées qui permettent de relancer la franchise après un second volet couci-couça. Un excellent divertissement populaire.

 

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