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Critique Extraction

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Bruce Willis est un type comme toi et moi. Il a une vie, une famille, un job régulier et surtout, un sac de factures à payer. Sans oublier les impôts. Sauf que lui, ses factures proviennent des frais d'entretien de sa maison à Malibu ou de son yacht arrimé en Floride. Et que fait-il pour payer ses factures ? Il refuse de tourner dans Expendables 3, quitte le tournage du dernier Woody Allen et préfère cachetonner dans des DTV bien faisandées. Logique. A ce titre, 2015 sera pour lui une année record en terme de daubes moisies puisqu'il alignera sans coups férir les imbitables The PrinceVice et ce Extraction qui nous intéresse ici. 

 

 

La DTV - pour Direct To Video- est une discipline à part entière. Malgré sa réputation de décharge pour des merdes sans nom - très souvent méritée -, elle recèle quand même pas mal de pépites sous estimées qui n'auraient pas à rougir devant certaines productions de studios. Ceci est particulièrement vrai pour le domaine de l'action où exercent quelques solides artisans comme Isaac Florentine et sa série des Undisputed ou encore le très doué John Hyams - fils de - qui a relancé avec brio une saga morte, Universal Soldiers. Certains autres films « ciné » ont aussi trouvé suites en DTV et créés ainsi des franchises bien décomplexées et burinées à souhait, à l'instar de The Marine12 Rounds ou encore Death Race. Bref, tout ça pour vous dire que la DTV, c'est pas la honte : on peut très bien se fendre d'un produit hautement calibré et bien foutu pour peu qu'on ait une réelle volonté et un minimum d'ambition - ne serait-ce que celle de divertir -. Ce qui n'est absolument pas le cas pour ce Extraction

 

 

Paresseux jusque dans le choix de son titre - bonne chance pour trouver le bon chez IMDB qui en dénombre trois en 2012, 2013 et 2015 -, Extraction l'est aussi de par sa durée : 83 minutes pile poil, auxquelles il faudra retrancher une bonne dizaine de minutes pour les interminables cartons des sociétés de production impliquées - y'en a des masses -, le long générique animé du début et celui de la fin. Le film ne se foule pas trop non plus coté scénar' puisque le pitch sent déjà le réchauffé - fiston agent secret part à la rescousse de son papa encore plus agent secret que lui -. Le film préférera dépenser son énergie à chercher toutes les idées foireuses pour se donner du cachet en accumulant les tares de la DTV actuelle : filtres couleurs approximatifs - du jaune pipi au bleu vomitif -, des « schling » quand quelqu'un sort un couteau et des « click » quand quelqu'un pointe un flingue. Ce qui arrive beaucoup dans Extraction, il faut bien l'avouer. Sans oublier toutes les calories brûlées dans le maniement de la caméra au shaker. Pour faire plus dynamique, voyez ?

 


Une fois établi que le réal' était aux abonnés absents - Steven C.Miller, déjà coupable de plusieurs crimes contre le bon gout tout au long de sa filmo -, il ne reste plus qu'au naïf spectateur avachi sur son fauteuil préféré qu'à se rabattre sur le casting, duquel il espère tirer une quelconque satisfaction. Las, ce sera peine perdue. Comme personnage central, il se verra infliger Kellan Lutz, le fils illégitime de Liam Hemsworth et Josh Duhamel, pratiquement le seul de toute cette entreprise qui croit dur comme fer à ce Extraction. Difficile de lui en vouloir au pauvre Kellan, après tout on ne choisit pas d'avoir le charisme d'un frigidaire Mon Blanc en mode defrost. Cela ne l'empêche pas de mouiller sa chemise à fond et se démener comme un diable pour tirer le film vers le haut. Présent quasiment dans chaque plan, il assure sans démériter, notamment dans les nombreuses bastons qui jalonnent le métrage. A ses côtés, une autre valeur sûre du DTV en la personne de Gina Carano dont le médiocre talent d'actrice est vite éclipsé une fois qu'elle enfile une robe de soirée aussi moulante que bien décolletée et tabasse quelques méchants dans une boite de nuit chelou. Et puis, au milieu de tout ça il y a Bruce Willis. Willis, qui cette fois ne prend même plus la peine de cacher son ennui d'être ici. Arborant la même grimace tout au long du métrage, que ce soit pour montrer la peur, la colère, la douleur, la bonne humeur, il livre une prestation impersonnelle et désincarnée digne des plus grands moments ciné de Steven Seagal. Pas de surprises non plus, toutes ses scènes semblent tournées dans le même hangar et disséminées ici où là sur toute la longueur du film. Et probablement shootées le même jour, pour qu'il puisse vite aller afficher son talent dans d'autres DTV de genre. Un vrai prince ce Bruce. 

 

 

Extraction est la dernière fiche de paye de Bruce Willis. Une performance en extended cameo mais qui ne vaut donc pas tripette. Pas assez bon, pas assez mauvais, un film qui se situe dans cette partie grise qui viendra à bout de la patience des plus téméraires d'entre vous. Nul. On vous aura prévenus. 

 

Auteur : ATEF

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