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Critique Fast & Furious 6

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Plombée par un deuxième volet particulièrement beauf et un Tokyo Drift à peine plus digne d’intérêt, la franchise Fast & Furious semblait doucement promise à une future exploitation vidéo. Justin Lin aura pourtant rectifié le tir avec un quatrième volet nettement plus orienté action que tuning, ce dernier décalquant depuis la formule avec une certaine habilité. Présenté comme le métrage chargé de créer du lien entre les précédents épisodes, Fast & Furious 6 profite de l’excellente réputation de son prédécesseur pour rassembler une nouvelle fois toutes les figures marquantes de la série. Et ressuscite les morts en bonus. Si l’ensemble semble taillé pour s’imposer comme un divertissement pétaradant, Lin pèche pourtant cette fois légèrement par excès de zèle.

 

 

Toretto, O’Conner et leur bande de lascards geeks se dorent la pilule au soleil depuis le casse de Rio. L’armoire à glace Hobbs traque de son côté une petite armée de mercenaires redoutables, menés par un criminel fantôme du nom de Shaw. Découvrant la présence de Letty, ex-girlfriend attitré de Toretto, aux côtés de ce dernier, Hobbs va rapidement convaincre le chauve et ses pilotes de s’engager pour un énième tour de piste. Rien de vraiment neuf sous le soleil. Si le script initial compte un élément plutôt aguicheur en guise d’événement déclencheur, Fast & Furious 6 s’inscrit parfaitement dans la tradition instaurée à l’occasion du démarrage de la seconde trilogie. Et carbure une nouvelle fois autant à la testostérone qu’aux amphétamines, Justin Lin profitant de sa quatrième participation à la franchise pour décupler son appétence déjà bien prononcée pour les explosions multiples et les carambolages furieux. Profitant d’un semblant de scénario articulé sur une résurrection inattendue, le cinéaste se risque à nous resservir les valeurs habituelles et un brin faisandées. Turbulents mais pas bien méchants, branleurs mais cultivant un fort esprit de camaraderie – la fameuse importance de la « famille » –, les personnages de ce Fast & Furious 6 s’avèrent presque attachants tant le film s’évertue à nous les présenter comme d’éternels adolescents déconneurs rempilant par simple solidarité pour l'un des leurs. Ces derniers passent pourtant facilement au second plan lorsque le métrage s’abandonne dans de pures séquences de froissages mécaniques, de crissements de pneus, de vitesse furibonde et autres fusillades explosives.

 

 

Bien que parfois très macho – le ridicule « It’s Roman, bitches » imprimé sur le jet privé du tchatcheur de service –, Fast & Furious 6 ne lorgne heureusement pas davantage que ses deux prédécesseurs vers les culs galbés de nanas en petites tenues ainsi que sur les bolides ultra-tunés. S’il trébuche certes à quelques rares reprises dans ces fameux travers, Justin Lin privilégie ici l’action pure et dure. Et livre de ce fait un chapelet de séquences qui décoiffent sévère. Presque trop. Car à trop forcer sur l’accélérateur, le réalisateur perd en route l’équilibre entre explosivité maousse-costaud et réalisme partiel qu’il avait su imposer avec son très bon Fast & Furious 5. Ce nouveau volet s’avère en effet complètement invraisemblable tant le film s’efforce d’imposer ses personnages comme d’indestructibles guerriers de la route. Ressortant indemnes de carambolages monstres avec une insistante régularité, les héros de Fast & Furious 6 se lancent ici dans les pires cabrioles jusqu’à un final grotesque qui repousse les limites de la nature lorsqu’un avion gros porteur fonce tranquille sur une piste de soixante kilomètre pendant que tout le monde se tabasse à bord. Si la séquence s’avère impressionnante, Fast & Furious 6 laisse sur le tarmac les dernières miettes d’une crédibilité déjà bien mise à mal. Dommage.

 

 

Fast & Furious 6 va vite, très vite. Justin Lin a cependant appris à faire avec les impératifs, et se présente une nouvelle fois en parfait artisan du film pop-corn buriné à souhait. Le cinéaste livre une copie agréable, bien emballée et remarquablement lisible au vu de la frénésie ambiante de ce sixième opus. Fast & Furious 6 ne s’affranchit pourtant pas totalement des effets numériques grossiers qui auront parfois handicapés certains moments de bravoures passés, mais l’ensemble reste globalement plutôt jouissif. Rien de particulier à dénoter côté casting, chaque intervenant cabotinant avec gouaille. Fast & Furious 6 s’attarde plus volontiers sur les muscles saillants ou les jolis minois de ces dames plutôt que sur les émotions, inutiles à ce genre de divertissement volontairement décébré.

 

 

Bien qu’il s’épanche à de nombreuses reprise dans un gloubi-boulga complètement foutrage, Fast & Furious 6 est un film résolument cool. Justin Lin ne réitère pas la performance du précédent épisode, mais parvient à s’affranchir d’un métrage sans temps mort, et par ailleurs habile lorsqu’il s’agit de relier les événements présents au passé de la franchise. Voire même à son futur. Vroum vroum.

 

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