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Critique Fast & Furious 7

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Etrange success-story que celle de la franchise Fast & Furious. Mise à mal par un Tokyo Drift nanardesque, beauf au possible et complètement hors-sujet, la série avait trouvée un second souffle avec un quatrième film simple, efficace et inattendu. Habilement commandée depuis près de dix ans par Justin Lin, la série amorcait avec Fast & Furious 4 une appréciable mutation vers le divertissement maousse-costaud exfolié des fioritures beaufisantes de ses débuts. Une évolution que le prodigue James Wan mène à terme avec Fast & Furious 7, hallucinant blockbuster chargé à l’adrénaline. Marqué par la disparition tragique de Paul Walker au cours du tournage, le film se profile comme un produit de divertissement pur-premium.

 

 

Wan est un amoureux du cinoche à l’ancienne. Virtuose dans l’utilisation du format scope, le cinéaste excelle dans l’instauration de climax tendus à base d’images claires-obscures. Une aisance dans la construction du suspense qui l’aura tout naturellement imposé sur le registre de l’horreur et de l’épouvante – Saw et Conjuring : les Dossiers Warren, deux pépites du genre –, mais pas que. Auteur en 2007 d’un impressionnant et buriné revenge-movie avec Death Sentence, Wan aborde son Fast & Furious avec une vision forcément différente. Moins prompt que Justin Lin à faire dans le clinquant et le tape à l’œil, ce dernier livre un actioner gigantesque, généreux, décomplexé. Si le côté « tuning pouet pouet » s’invitait occasionnellement encore à la fête sur les précédents métrages, Wan élude pour sa part les paillettes à l'occasion d’une séquence introductive qui se profile comme le véritable point noir du film. La suite carbure à toute berzingue sans jamais sombrer dans les ralentis foireux où le bling-bling trop oppressant. A l’ancienne. Fast & Furious 7 est un pur film pop-corn, un fantasme de sale gosse qui dilapide sans retenue son fric dans les cascades invraisemblables, les explosions à répétition et les pirouettes bigger than life. Sans grande surprise, le métrage déroule un script à la profondeur toute relative. Assez crétin sur le fond, le film compense avec une écrasante générosité en compilant avec brio tout ce qui fait le cinoche d’action populaire : un méchant vraiment très méchant, une bande de personnages résolument attachants, de l’action qui casse la baraque – certaines séquences tiennent presque du jamais-vu – et une touche d’humour étonnamment subtile.

 

 

Sur le papier, Fast & Furious 7 ne propose rien de bien neuf. Wan adapte un scénar’ ultra-classique qui ne s’embarrasse d’aucun détour, et évite ainsi soigneusement de perdre en route les aficionados de la franchise. Dévoilé à près de 70% par le final du volet précédent, le script du métrage se concentre autour d’une histoire de vengeance basique. Partiellement échaudé par la raclée dont à été victime le gang de son jeune frère, Deckard Shaw vient foutre sa misère à la « famille » de Toretto. Un retour de bâton qui commence par l’assassinat de Han à Tokyo. Contrainte de se réunir à nouveau, la bande habituelle n'a d'autre choix que de s'engager aux côtés du gouvernement afin d'attraper le casse-pieds de service. Simple, efficace et sans prétentions, l’histoire remplit son rôle. Rien de plus. Wan navigue en effet en terrain connu, et multiplie sur un ton presque rigolard les dialogues bourrins, voire délicieusement ringards. Déroulant de la punchline qui tabasse avec une frénésie presque épileptique, le cinéaste confère à une œuvre résolument moderne un esprit furieusement eighties. Plutôt cool. Malgré son esprit judicieusement décérébré – la moitié d’une ville est réduite en cendre à l’occasion d’un run final absolument démentiel –,  Fast & Furious 7 raccroche malgré tout astucieusement les wagons avec les précédents volets, et intègre même définitivement un Tokyo Drift pourtant singulier dans une trame narrative cohérente. Mieux, Wan ferme le tout sur un superbe et vibrant hommage à Paul Walker. Un point final presque idéal à une déjà longue franchise.

 

 

Partiellement réécrit suite à la disparition de l’un de ses acteurs phares, Fast & Furious 7 tient étonnamment bien la route. Un petit miracle rendu possible grâce aux techniciens des effets spéciaux, qui auront greffés avec brio le visage de Walker sur le corps de son frère, recruté pour tourner des segments manquants. La technique est absolument bluffante, Wan usant par ailleurs de cadrages artistiquement bien pensés afin de faciliter la tache des artistes de Weta. Il reste certes plutôt aisé de deviner à quels moments le numérique prend la relève – la doublure étant à ces occasions filmée différement et dans des environnements clos –, mais l’ensemble relève de la prouesse. Côté direction d’acteurs, tout le monde fait son taf avec une banane bien marquée. Diesel est égal à lui-même, Statham rétame tout ce qui passe sur son chemin. On ne leur en demande guère plus. Paul Walker conserve un capital sympathie qui aura fait sa marque de fabrique, et qui poussera probablement des nuées de spectateurs à se rendre en salles découvrir un film populaire, à son image. Wan emballe le tout avec le talent qu’on lui connait : bénéficiant d’un format 2.35 démesuré, le réalisateur capture une bobine rythmiquement soutenue sans jamais sombrer dans une quelconque illisibilité. De l’excellent boulot.

 

 

Fast & Furious 7 n’est pas un grand film. Mais Fast & Furious 7 est un putain de divertissement. Délirant, furibond et inventif dans son approche de l’action tous publics,  le film matraque la rétine pendant près de 2h20. On reprend avec plaisir un ticket.

 

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