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Critique Fear Island

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A l’origine baptisé Deep Cove, Fear Island semblait être un titre plus évocateur pour sa commercialisation. Et comme la France a toujours de bonnes idées, on n’a pas pu s’empêcher de rajouter l’île meurtrière, ce qui donne : Fear Island, l’île meurtrière, soit. Derrière la caméra, Michael Storey, un abonné à la télévision qui a déjà réalisé quelques pellicules mais dont le métier principal est directeur de la photographie. Passé quasiment inaperçu, Fear Island se voit offrir une sortie discrète sur nos contrées et si le film ne fera rien découvrir, il faut reconnaître qu’on se laisse volontiers embarquer, à condition de mettre de côté toute exigence un tant soit peu élevée.

 

 

Chaque année, une bande de jeunes passe le week-end sur une île appartenant à deux d’entre eux (des frères). Mais une fois arrivés sur place, ils vont devenir la proie d’un tueur qui semble leur en vouloir. Autant le dire tout de suite, il ne faudra attendre – presque – rien de plus de Fear Island que ce que son pitch peut laisser entrevoir. Le métrage est une sorte de mélange de tout ce qui a été déjà vu auparavant et prend bien soin de ne pas nous surprendre. La description la plus juste serait une fusion entre Souviens-toi… l’été dernier et Usual Suspects, avec les surprises en moins. Si votre niveau d’exigence est difficilement revu à la baisse, le mieux pour vous serait de passer votre chemin, risques de somnolences à la clé. Pourquoi visionner le film alors ? Les arguments ne se bousculent effectivement pas au portillon mais, étonnamment, Fear Island se laisse gentiment regarder avec un sourire au coin, rien que pour les tentatives naïves d’effrayer son spectateur et son esprit bon enfant. Il fait parti de ces DVD que l’on insère dans le lecteur avec des attentes frôlant l’inexistence, juste pour voir. Tout est dit, le métrage de Michael Storey ne fera frémir personne pour un sou mais reste un honnête divertissement.

 

 

Là où Fear Island se démarque légèrement d’un slasher conventionnel est dans sa trame narrative. En effet, le film débute par la fin. La seule survivante du carnage va subir un interrogatoire et raconter les évènements qui vont se matérialiser par des flash back, d’où le côté Usual Suspects. Ce choix comporte ici quelques problèmes, et pas des moindres. Premièrement, la pertinence de l’utilisation de ce procédé est toute relative du fait que dès les premiers instants, l’intrigue est grillée à dix kilomètres et l’issue du métrage est toute tracée. C’est le risque à encourir de copier des recettes qui ont faites leurs preuves par le passé mais dont la finalité n’est maintenant plus aussi percutante. A partir de là, seuls les flash back – qui représentent, heureusement, 90% du métrage – sont dignes d’intérêt, puisque montés comme un film traditionnel, ils se laissent suivre avec aisance et évitent les incohérences auxquelles la pellicule était pourtant prédisposée. Autre aspect qui décrédibilise le procédé : les interrogateurs eux-mêmes. Non pas en raison de leur prestation qui est tout à fait honorable, mais à cause des personnages, caricaturaux et sous développés. D’un côté, on a l’inspecteur torturé par son passé, passé qui n’apporte absolument – et étonnamment – rien à l’histoire, si ce n’est un comportement légèrement hargneux mais dont la justification aurait aisément pu être passée sous silence, et de l’autre, la psychologue débutante naïve et gentillette. Une fois que l’on se rend compte que ce côté Usual Suspects est foiré dès les premières minutes, le spectateur n’a plus qu’à se rabattre sur l’autre aspect du métrage, le slasher au tueur mystérieux.

 

 

Bien entendu, tout y est. Simili bimbos, beaux gosses, alcool, grande baraque, histoire de cœur et tout ce qui va avec. Les stéréotypes sont bien au rendez-vous, pas de souci à ce faire à ce niveau là. Le tueur ? Il se résume à des mains gantées quand le corps n’est pas découvert directement ou quand la caméra ne semble pas maitriser la suggestion. La prestation des acteurs est à ce titre assez inégale, surtout la survivante, campée ici par Haylie Duff (sœur d’Hilary Duff), qui ne semble pas trouver ses marques et offre un jeu en dents de scie, frôlant parfois le ridicule. On retrouve également Aaron Ashmore (The Thaw, The Shrine), frère jumeaux de Shawn Ashmore (Les Ruines, Frozen). Michael Storey étant à l’origine directeur de la photographie, il faut avouer que cette dernière est très réussie, tout comme la réalisation, honnête en tous points. Quant aux motivations du tueur, on devine que ça n’a pas dû être l’aspect le plus tortueux de Fear Island. Cependant, l’intérêt n’est pas là et le massacre des jeunes reste la pierre angulaire. Encore faut-il que cet aspect tienne la route. Frissons non garantis et hémoglobine au rabais, voilà ce que la pellicule nous propose au menu. Malgré tous les défauts et le manque d’originalité flagrant du métrage, Fear Island se laisse agréablement regarder, ne serait-ce que pour sa légèreté ambiante.  

 

 

Fear Island est donc un slasher léger et tout ce qu’il y a de plus conventionnel, la violence et le frisson n’étant pas de la partie. Si le tout n’a que peu d’arguments pour convaincre en s’affublant d’une tonne d’éléments déjà vus, il n’en reste pas moins que les quelques 95 minutes écoulées ne sont pas désagréables.

 

Auteur : TIBO

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