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Critique Final Girl : la Dernière Proie

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Tyler Shields est un ancien skater reconverti et ex-boyfriend de Francesca Eastwood, fille du cinéaste bien connu. Photographe et artiste peintre à ses heures perdues, Shields se lance dans le cinéma avec Final Girl : la Dernière Proie, un thriller horrifique pseudo-barré à petit budget tourné avec deux acteurs connus – Abigail Breslin et Wes Bentley –, la fameuse fille Eastwood et une forêt. Si le synopsis aurait pu laisser présager d’une œuvrette divertissante, le résultat final s’avère complètement foireux et miné par une impressionnante ribambelle de choix artistiques et de ressorts narratifs douteux.

 

 

Final Girl : la Dernière Proie déroule un postulat initial certes convenu, mais efficace. Présenté comme un survival pur et dur, le métrage repose sur la sempiternelle idée de la « femme forte » qui botte le cul d’une bande de mâles machos et psychotiques. Ces derniers s’adonnent en effet à un loisir plutôt étrange : poursuivre des jeunes filles dans les bois afin de les mettre à mort. Les quatre jeunes hommes vont cependant tomber sur un os. Tueuse à gages en fin de formation, Véronica tombe volontairement dans le piège tendu par le groupe avec la ferme intention de mettre un terme à ce petit manège. Shields déroule donc ici un jeu du chat et de la souris aux dés pipés – le métrage ne fait preuve d’aucun suspense vis-à-vis de l’issue finale – qui use de plus d’une interminable phase d’exposition afin d’atteindre la durée minimale imposée. Ce dernier s’attarde à cette occasion sur le recrutement et la formation de Véronica, sans jamais avoir les moyens de ses ambitions. Alors que les séquences introductives auraient pu se profiler en copycat sympa de Nikita, celles-ci sont de plutôt ridicules et ne donnent que l'occasion d'écouter  le « grand maitre assassin » – Wes Bentley – débitant des des âneries à une gamine fraichement recrutée dans des hangars sombres. Passionnant.

 

 

Le métrage patauge pendant presque cinquante minutes dans le n’importe quoi le plus total. Extrêmement pauvre sur le plan esthétique, Final Girl : la Dernière Proie s’inscrit dans une dimension purement Z en affichant d’impressionnantes lacunes scénaristiques. Inutile de chercher le pourquoi du comment en ce qui concerne les motivations d’un quelconque personnage. Bentley – son protagoniste n’est jamais nommé dans le film – forme une tueuse sans que l’on connaisse le véritable commanditaire, ni avec quel argent il l’entraine pendant près de dix ans. Les quatre garçons dans le vent sont eux déglingués mentalement, point. Ces derniers ont quand même eu l'incroyable chance de se rencontrer dans la même classe, la concentration de tueurs en puissance semblant particulièrement élevée dans le lycée du coin. Les parents ne crament d'ailleurs rien aux agissements de leurs rejetons, et les autorités du bled ne s'inquiètent pas outre-mesure des disparitions en série. Heureusement qu'une gamine blonde passe dans le coin pour faire le ménage. Final Girl : la Dernière Proie ne s’attache jamais à rechercher un tant soit peu de vraisemblance. Pire, le tout se montre extrêmement mou et mauvais lorsqu’il s’agit de lorgner – enfin – vers la castagne tant attendue. Non content de capturer ses images dans un éclairage surexposé absolument dégueu – il est surprenant de constater à quel point les bois sont lumineux de nuit dans ce Final Girl –, Shields conjugue chorégraphies risibles et délires visuels complètement inappropriés. Véritablement navrant, le run final se voit habillé d’une rythmique anémique qui ôte définitivement au métrage toute chance de se doter d’un climax convenable.

 

 

Ridicule sur le fond, Final Girl : la Dernière Proie reste globalement correct sur le plan purement technique. Exception faite de la direction photo, délirante au possible, le film bénéficie d’une réal’ assez propre qui évite l’illisibilité. Si le tout reste posé et soigné dans le cadrage, Shields ne manque pas de greffer de ci et là deux-trois effets de styles nazes et clichés – notamment lorsqu’il s’agit de creuser dans la « psychologie » déviante de ses protagonistes –. Son travail s’avère cependant acceptable pour un petit budget, tout comme la direction d’acteurs. Le cinéaste profite en effet de l’expérience d’Abigail Breslin – Little Miss Sunshine, Bienvenue à Zombieland ou plus récemment Maggie –, actrice discrète mais habituée aux tournages, qui s’affranchit d’un bon travail de composition. Les quatre garçons timbrés sont moins convaincants, à commencer par le faux leader trop ouf de la tête, mais le film s’avère tellement idiot que l’on passe rapidement sur la justesse discutable de certains protagonistes. D’autant plus lorsque ceux-ci finissent pas se montrer involontairement comiques, ce qui permet de sortir quelques instants de sa torpeur.

 

 

Final Girl : la Dernière Proie est un produit anecdotique. Paresseux, pas gore pour un sou et dénué d’enjeux dramatiques, le métrage s’oublie directement après visionnage. Bien qu’envisagé comme un simple moment de cinéma pop-corn, l’ensemble est assez peu divertissant et bourré de maladresses parfois difficilement pardonnables. Pour les plus motivés, le film est à réserver pour la seconde séance du dimanche soir.

 

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