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Critique Freaks of Nature

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Les derniers mois auront été riches en comédies horrifiques bien troussées. Burying the Ex, Scream Girl et Deathgasm ont plus particulièrement marqués les esprits en parvenant à équilibrer leur formule entre humour potache et profond respect des classiques du genre. Une approche que semble également adopter le newcomer Robbie Pickering avec son Freaks of Nature, annoncé à grands renforts de visuels old-school – l’affiche est absolument superbe – et de bandes-annonces délirantes. Le produit final se profile pourtant comme une putain de douche froide. Mou du genou et vide de sens, le métrage est absolument honteux.

 

 

Sony / Columbia tente son coup de Trafalgar à la Shaun of the Dead. Son métrage est astucieusement vendu comme le truc bien décalé qui saura faire preuve d’un savoureux esprit irrévérencieux et fera sauter sans vergogne toutes les barrières du politiquement correcte. Le synopsis affiche en ce sens toutes les qualités requises du divertissement pop-corn : humains, zombies et vampires cohabitent désormais peinards dans une petite ville américaine dont l’entière économie repose sur une usine de viande dégueulasse. Cette belle harmonie est malheureusement mise à mal par l’arrivée des aliens, débarqués dans le coin pour faire main basse sur les fameuses conserves. Alors que tout le monde commence à s’étriper sans réelle raison, trois ex-amis issus des différents clans vont devoir unir leurs talents respectifs – autant dire, pas grand-chose – pour remettre un peu d’ordre dans tout ce micmac. La suite navigue avec grande peine dans le n’importe-quoi, Robbie Pickering posant sur bande un pseudo nanar assumé chiantissime et cruellement dépourvu de fun. Dur.

 

 

L’aspect le plus drôle du navet est qu’il n’est dans la majeure partie des cas absolument pas volontaire. Avec son Freaks of Nature, Pickering force pour sa part tellement le trait qu’il manque complètement son objectif. Son film s’avère désespérément quelconque et à peine digne d’une énième comédie pour adolescents en rut. Le métrage essaye bien de faire rire à de multiples reprises mais sombre au mieux dans les clichés éculés – non, un mec en slip qui se gratte les couilles ne fait pas rire –, au pire dans les blagues pipi-caca-vomi de bas étage. Un penchant pour l’humour beauf qui plombe littéralement le métrage, aussi prévisible et crétin que peu respectueux du genre horrifique. La force de la comédie horrifique réside en grande partie dans sa capacité à rappeler les pépites des eighties, à truffer le scénario de références plus ou moins subtiles et à user des stéréotypes d’antan pour les tourner en dérision. Rien de tout cela ici, si ce n’est deux-trois tirades mille-fois entendues chez la concurrence – « viens avec moi si tu veux vivre », sérieusement ? –. Même constat du côté de l’usage du gore, Freaks of Nature n’osant jamais faire dans les effusions décomplexés et se cantonnant à de rares explosions nazbroques de gros rouge qui tache. Nul.

 

 

Techniquement, Freaks of Nature est tout à fait correct. Mais sans âme. Robbie Pickering bénéficie d’un « petit » budget de la part de Sony / Columbia, ce qui pour ce genre de produit représente une enveloppe ultra-confortable. Les effets spéciaux s’avèrent de ce fait satisfaisants, à l’instar des nombreux maquillages nécessaires pour transformer les indénombrables figurants qui errent dans l’arrière fond. Le studio aurait cependant gagné à investir une partie de son budget dans un véritable scénario. A cette réalisation purement fonctionnelle s’ajoute une direction d’acteurs sans éclat. Les jeunes inconnus recrutés pour l’affaire font le job sans génie mais sans fausse note. C’est déjà ça. L’ex-Disney girl Vanessa Hudgens tapine certes avec insistance, mais sa plastique irréprochable compense l’exagération parfois délirante de son jeu.

 

 

Freaks of Nature est un plantage totale. Bruyant – tout le monde hurle pendant 90 minutes, passionnant –, vulgos et surtout jamais drôle, le film est complètement à côté de la plaque et n’exploite à aucun moment le potentiel de son idée initiale. Inter-minable.

 

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