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Critique Freddy - Chapitre 1 : Les Griffes de la Nuit

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Si l’on ne devait garder qu’un seul personnage du cinéma fantastique, un dont le statut aurait dépassé celui-là même de la fiction pour devenir une icône populaire, il s’agirait sans nul doute de Freddy Krueger. Créé par Wes Craven, sa première apparition remonte à 1984 dans Les Griffes De La Nuit, film d’horreur sorti de nulle part et qui a non seulement vu la naissance d’un des plus célèbres boogeyman du cinéma mais a également créé une franchise lucrative. Plus de deux décennies après sa sortie, que reste-t-il du film, sinon son célèbre croquemitaine ?

 

 

Nancy Thompson, jeune lycéenne tout ce qu’il y a de plus banale est victime de cauchemars dans lesquels un homme au faciès brulé portant un gant terminé de lames la poursuit. Elle se confie à ses amis et découvre qu’eux aussi font les mêmes rêves. Alors que ces derniers se font massacrer un par un pendant leur sommeil, Nancy décide d’affronter l’homme de ses rêves, un tueur d’enfants nommé Fred Krueger. Ce qui frappe en premier quand on visionne à nouveau Les Griffes De La Nuit, c’est le ton utilisé par Wes Craven pour son film. Ici, point d’humour noir ou graveleux comme il en sera le cas dans les suites. Freddy est un tueur implacable, peu bavard et assez direct. Mais, c’est justement là que le film peut sembler daté et provoquer l’effet inverse à celui recherché. En effet les comportements assez ridicules de Freddy – et ce dès le début du film – étonnent et tranchent avec l’ambiance sérieuse que Craven tente d’instaurer. Krueger gesticule et grimace comme un clown, et certaines scènes en font un tueur assez pathétique – sa soudaine apparition derrière un arbre dans le jardin, la poursuite qui s’ensuit, ou bien encore l’étirement de ses bras façon l’homme élastique des 4 Fantastiques –. Heureusement, d’autres scènes montrent bien le potentiel de ce cauchemar vivant. A ce titre, le rêve de Nancy, alors qu’elle s’est assoupie en classe, est particulièrement angoissant. De même que la scène du bain. C’est le cas également de la plupart des meurtres perpétrés par Krueger. Et c’est là d’ailleurs, la principale qualité du film. Que ce soit celle de la meilleure amie de Nancy – saisissant car il démontre les capacités et la fureur de Freddy – ou bien celle du personnage incarné par Johnny Depp, les agressions du croque-mitaine sont violentes et sanglantes. Freddy fait montre d’une imagination débordante, et Craven par la même occasion, car il est non seulement le géniteur mais également le maître d’œuvre de Les Griffes De La Nuit.

 

 

Si Les Griffes De La Nuit est devenu célèbre et a généré de nombreuses suites aussi lucratives les unes que les autres,, il le doit essentiellement au potentiel de son boogeyman. Car Freddy est la star du film. Ses origines troubles – elles ne seront vraiment révélées que dans les séquelles – font de lui un être mystérieux aux motivations basiques, la vengeance et la terreur. De plus, l’originalité du cadre dans lequel il intervient – les rêves – fait que tous les délires sont permis. Corps qui ne répondent plus à l’apesanteur, visions cauchemardesques, lieux à la géographie malléable : tout est au bon vouloir de Freddy qui a un contrôle absolu sur les rêves des adolescents qu’il assaille. Son look participe également grandement à imprégner durablement nos rétines. Chapeau en piteux état, pull rayé rouge et vert, peau sévèrement brûlée, sans oublier le fameux gant façon Wolverine des X-men. L’aspect de Freddy, ainsi que son interprétation par Robert Englund – connu alors pour être le gentil Willy dans la série V – concourt à la création d’un mythe du cinéma. Freddy fait peur  mais est surtout un psychopathe. Et c’est justement ce qui est le plus à retenir dans l’œuvre de Craven. Plus le fait que ce dernier, en dépassant le strict cadre du slasher, et en y injectant du fantastique pur, crée un nouveau genre.

 

 

Craven a eu l’idée du film en lisant des articles sur des adolescents morts suite à leur refus de dormir. Il n’en fallait pas plus pour que son imagination fasse le reste et développe un scénario assez classique dans son déroulement qui voit une jeune fille toute innocente confrontée à un monstre répugnant et sans pitié. Le film entre directement dans le vif du sujet, en mettant en scène un cauchemar de Nancy, traquée par Krueger. Ainsi, après un départ rapide, le rythme de Les Griffes De La Nuit va être une de ses principales qualités. Peu de répit, et peu de clichés. Les ados meurent, leurs parents sont divorcés, alcooliques, voire même absents. Et leurs interprètes, s’ils sont parfois peu inspirés, s’investissent suffisamment pour que l’on souffre avec eux. Heather Langenkamp est une Nancy dont on se sent proche et pour qui on tremble tout le long du film. Ronee Blakley campe une mère alcoolique très convaincante, et qui ne veut pas croire que Krueger traque de nouveau des adolescents. A noter que Johnny Depp y tient son premier rôle, celui du petit ami de Nancy. L’aspect visuel est particulièrement soigné. La mise en scène de Craven est nerveuse, efficace quand cela s’impose – le bain de Nancy, le meurtre dans la prison – et ne manque surtout pas d’élégance. Certaines scènes se révèlent très belles comme le rêve où Nancy suit le cadavre de son amie dans le couloir de l’école. La musique de Charles Bernstein n’est pas en reste et rappelle par moments les scores de John Carpenter de la même époque. Enfin, les effets spéciaux oscillent entre l’excellent – les meurtres – et le moins bon – les brûlures de Freddy, plus abouties dans les séquelles –.

 

 

Les Griffes De La Nuit reste l’un des plus gros succès de la carrière en dents de scie de Wes Craven et on peut dire qu’il a eu la main heureuse pour créer ce qui reste encore aujourd’hui comme l’un des plus grands monstres de l’histoire du cinéma. Et au-delà de la qualité intrinsèque du film, c’est là un véritable tour de force car il ne fait aucun doute que Freddy Krueger hantera encore beaucoup de cauchemars de cinéphiles.

Auteur : TONTON

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