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Critique Freddy contre Jason

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Ladies and Gentlemen, entrez, entrez donc et prenez place pour le match de l’année, de la décennie... du siècle ! A droite, affichant un total de dix épisodes et un bodycount effarant comptabilisé sur terre, sur mer et dans l'espace, tout droit venu de Crystal Lake, Mister Jason Voorhees ! A gauche, le prétendant au titre du slasher ultime, roi de la lame, du fond de teint qui déchire et de la vanne pourrie, venu direct des pires cauchemars de Elm Street, Mister Freddy Krueger ! Attention, ça va commencer, les jeux sont faits, rien ne va plus.

 

 

Le voilà donc ce cross-over tant attendu, fantasmé par les geeks, les freaks et les amateurs des deux franchises cultes de l'horreur eightees! Quinze ans qu'il aura fallu attendre, quinze ans de rebondissements, de development hell, de faux bonds, de rumeurs folles - y'aura Michael Myers ? y'aura Pinhead ? y'aura Ash ? - et une cession de licence au profit de la New Line Cinema qui aura donné naissance aux deux épisodes les plus frappadingues de la série Vendredi 13 - Jason Goes To Hell et Jason Goes to Space, pardon, Jason X -. Un suspense qui aura duré jusqu'au bout mais qui se concrétisa finalement en 2003 sous la houlette du papa de Jason, Sean S.Cunningham - à la prod - et l'entremetteur de Chucky, Ronny Yu, à la réalisation. Il faut dire que le pari était vraiment risqué, ne serais-ce que vis à vis de l'attente monstrueuse qu'a généré ce Freddy contre Jason, mais surtout le dilemme était de trouver une bonne histoire - prétexte - pour réunir ces deux monstres sacrés dans une même bobine. Que faire de deux personnages envoyés outre tombe, oubliés dans une époque où ils semblent légèrement anachroniques ? La solution était enfantine. Et si cet oubli dans lequel tombent les deux séries avait une influence sur les personnages eux-mêmes ? Bingo : le fil conducteur est trouvé.

 

 

Ce postulat de départ - Freddy, dont la seule force réside dans les cauchemars des enfants, tombe dans l'oubli et donc devient obsolète - pouvait augurer du meilleur et surtout d'une belle occasion pour offrir une relecture bienvenue au mythe de Freddy Krueger. Freddy contre Jason prend pourtant son temps pour une mise en place somme toute assez banale et un poil longuette. Pendant la bonne première partie du film, nous aurons droit au festival coutumier de mises à morts arty's par les deux tueurs, la part du lion revenant à Jason qui ne semble pas du tout mécontent d'être de retour et de recouvrer ses vieux réflexes. Ce n'est pas un problème en soi, le public n'a jamais rien demandé de particulier à Jason que de charcuter du teenager en masse. De ce côté là, on est vachement gâtés. Les meurtres se succèdent à un rythme effréné et avec un capital fun et gore toujours intact - mention spéciale pour ce pétage de reins dans un canapé lit, radical -. Ce qui demeure cependant assez gênant, c'est que le film ne semble pas conscient que nous sommes dans l'ère 2000 et ne fait même pas mine de vouloir renouveler le genre - alors que Scream de Wes Craven n'était pas si loin dans les mémoires -. Ainsi, mis à part le changement de cadre, la soupe est toujours la même, les tennagers sont toujours aussi con-cons, cherchent toujours autant à copuler et à fumer à la première occasion et leur destin sera toujours aussi fatal. Dommage.

 

 

Fort heureusement, la machine s'emballe dans un troisième acte complètement barré qui arrive enfin à donner aux fans ce qu'ils attendent - et justifie en même temps le titre du film - Freddy et Jason se foutent sur la gueule et c'est super jouissif. Ronny Yu se lâche de bon cœur en mettant en scène ce combat infernal avec une réelle virtuosité faisant pleinement dans la démesure, notamment dans cette scène hallucinante ou Jason est transformé en boule de flipper enflammée ou celle ou Krueger se prend une batterie de bouteilles de gaz dans la tronche. Une tuerie grand spectacle qui restera anthologique et clôturera avec brio les deux franchises en question. Curieusement, même si l'issue du combat est laissée ouverte - ou plutôt, tend à montrer un match nul, sans doute pour ne pas froisser un camp ou un autre -, il est intéressant de voir que ce cross-over ne profite pas de la même façon aux deux personnages centraux. Ainsi, une nette préférence est affichée pour Jason Voorhees, qui est montré comme un être torturé, plus humain, limite attachant - cf la vision du clavaire du petit Voorhees dans Crystal Lake -. Il sort définitivement grandi de cet épisode, ce qui est loin d'être le cas de Freddy Krueger. Ce dernier, malgré une entrée très prometteuse a vite fait de retomber dans ses tics les plus énervants et se contente durant tout le film d'aligner les vannes les plus pourries et les bitch à tout bout de champ, faisant de lui une mauvaise caricature. Pas de doute, la véritable victime de cet épisode, c'est bien lui.

 

 

Freddy contre Jason, à défaut d'être révolutionnaire, se contente d'être simplement bon et c'est déjà un bel exploit si l'on pense à l'attente fiévreuse entretenue depuis des années au fil de l'élaboration de ce projet. Efficace, attachant et hyper fun, le film n'a pas à rougir devant les précédents épisodes des deux séries confondues, même s'il ravira un peu plus les amateurs de la saga Vendredi 13. Tant pis pour toi Krueger, fallait pas inviter Jason.

 

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