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Critique Fright Night

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Petite production mineure du milieu des eighties, Vampire, vous avez dit Vampire ? conserve pourtant encore aujourd’hui un certain statut. Tourné avec deux bouts de ficelles par le futur géniteur du premier volet de la saga Chucky – Jeu d’Enfant, 1988 –, le métrage avait pourtant bénéficié d’un succès surprise outre-Atlantique. Le scénario sera tout autre pour le territoire Français, sur lequel le film passera relativement inaperçu, discrétion permettant aujourd’hui le maintien du titre Fright Night pour la distribution de ce Remake. Ou plutôt d’une relecture, la version 2011 ne conservant que des liens minimes avec l’œuvre originale. D’une série B anecdotique, l’inconnu Craig Gillespie tire une nouvelle vision relativement navrante, son approche pataugeant à tous les niveaux. 

 

 

Le Fright Night d’origine entre dans la caste de ces nombreuses productions vite torchées dans l’objectif d’amuser un public peu exigeant. Le genre de produits désormais cantonnés à une distribution vidéo et témoignant de « je m’en foutisme » particulièrement appuyé en matière de scénario. Bien que partiellement ré-écrit, le projet de Gillespie conserve l’aspect bâclé et accessoire du script de son ainé : élève de terminale parmi les plus populaires, Charlie Brewster sort en plus avec la plus jolie fille du lycée. Il est tellement cool qu’il méprise même son meilleur pote, Ed. Mais les problèmes vont arriver avec son nouveau voisin, Jerry. Sous les dehors d’un homme charmant, ce dernier se révèle être un vampire qui s’attaque à leur quartier. Relativement ringard et dépassé, le synopsis de Fright Night ne présente rien de bien consistant. Le développement général est sans surprise à l’avenant. Craig Gillespie positionne sur l’échiquier des personnages sans éclat ni personnalité, rapidement embrigadés dans une aventure dénuée du moindre intérêt. Le contexte extérieur est particulièrement significatif du vide dont témoigne Fright Night : quelques parcelles de désert, deux maisons, un appartement, une rue et un lycée. Minimaliste au possible, le métrage propose de ci et là quelques séquences un peu mieux rythmées, sans pour autant parvenir à rendre l’ensemble plus sexy. Chiantissime au possible, le travail de Gillespie cherche à jongler avec les genres sans jamais parvenir à se positionner.

 

 

A mi-chemin entre comédie et bobine fantastique, Fright Night cherche à ratisser large mais manque clairement son objectif. Débauché du petit écran, le cinéaste adopte une approche de teen-movie particulièrement dégueu. En lorgnant vers un aspect comique bas du plancher – l’expert en sciences occultes Peter Vincent et son look de tafiole gothique –, Fright Night tente la case de l’humour sans témoigner de la finesse nécessaire. La faute à un premier degré assez navrant et annihilant au passage toute émotion. Le film de Craig Gillespie parvient de ce fait à exfolier tout enjeu dramatique de son déroulé. Bien que centré autour d’un personnage de vampire dont les intentions restent dans un premier temps inconnues, le réalisateur n’injecte aucune once de tension à ses séquences. Les relations entre les différents protagonistes, pourtant attachants, s’en trouvent inévitablement plombées. Exception faite d’une poursuite un brin de bagnole légèrement mieux branlée que le reste, le destin des personnages ne captive jamais, malgré l’existence d’un fort lien affectif entre Charlie et Amy. Pire, Fright Night témoigne d’une impressionnante propension à se vautrer dans le cliché – la capture de la petite amie de service –, le tout appuyé par des effets reliefs uber-cools bien nazes. Calibré pour une population MTV – les ados, ultra-lookés, baskets roses à l’appui, peuplent les images de Gillespie –, Fright Night navigue en mode pilotage automatique et débouche sans surprise sur un cliffhanger final foireux et vite expédié.

 

 

Côté technique, Craig Gillespie remplit le cahier des charges. A la solde du studio, le cinéaste n’imprime aucune personnalité à son travail. Fright Night est un métrage parfaitement aseptisé. Peu soucieux de sa direction artistique, Gillespie ne s’enmerde pas d’un format scope et livre le tout emballé dans un 1.85 adapté à une large diffusion vidéo. Certes formatée – l’expérience du petit écran –, sa réalisation reste malgré tout propre et professionnelle. A l’instar du jeu d’acteur, le has-been Colin Farrell cachetonnant sans volonté de s’approprier le personnage. Difficile au vu de l’aspect dandy à la cool-attitude misérable dont se voit affublé Jerry. Le jeune Anton Yelchin – Terminator Renaissance – se dépatouille néanmoins de son rôle d’ado gauche et branché avec un certain talent. Dommage que la tenue générale du projet ne lui permette pas davantage de mettre en avant son indéniable potentiel.

 

 

Mou et sans consistance, Fright Night 2011 s’avère relativement imbuvable. Bien articulé sous la forme d’un pur divertissement du dimanche soir, le métrage de Craig Gillespie s’avère pourtant terne et monotone. Un essai raté de teen-movie pseudo-fun.

 

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