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Critique Funny Games U.S.

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Funny Games US, remake éponyme du film de Michael Haneke – dont il assure lui-même la relecture -, retrace la relation glauque entre un couple de vacanciers accompagné de leur fiston, et de deux jeunes hommes à priori sans histoires. Ces derniers  vont pourtant se montrer peu à peu insistants, jusqu’à instaurer certaines scènes les plus malsaines qu’on ait pu voir dans le cinéma des dix dernières années.

 

 

 

Une fois dans notre vie, on tombe forcément sur quelqu’un qui nous demande une cigarette dans la rue. Imaginons que cette fois ci, la personne en question vient au domicile d’un inconnu, qui lui donne ce qu’elle demande gentiment. Sauf qu’après coup, l’intrus trouve des prétextes pour rester, gagner du temps, jusqu’à ce que son acolyte tout aussi louche se mette également à squatter les lieux. Rapidement, on peut dire que ce Funny Games US va être psychologiquement violent et partiellement dérangeant. Au début, on pourrait croire que la mise en scène montre trop d’indices : le portable qui tombe dans l’eau, le gros plan sur le couteau à bord du bateau, les clubs de golf mis en évidence. Il s’avère que la tension monte petit à petit grâce à ces choix, comme pour nous prévenir que la situation allait déraper. Rien de surprenant néanmoins au vu du synopsis initial.

 

 

L’élément déclencheur intervient donc assez tôt. La claque, précisément. Puis vient la l’électrochoc sur le spectateur. Ce dernier est en effet parfois visé directement par le jeune Paul, qui maitrise la situation de bout en bout. A y réfléchir, Funny Games US n’est pas très réaliste, et l’est de moins en moins au fur et à mesure que l’on avance dans le métrage. Sans spoiler, le coup du rembobinage signifie pour beaucoup que la réalisateur nous envoie un message, du genre « N’oubliez pas que c’est une fiction, et qu’un détail peut changer la fin ! ». Soit c’est un happy end, soit ce n’en est pas un. A tout moment, Haneke peut nous prendre à contrepied. Et pendant ce temps là, nos jeunes squatteurs peuvent continuer à nous imposer cette torture librement. Grâce à une bonne interprétation, ils parviennent à installer un profond malaise, tout simplement car cela n’est qu’un jeu pour eux. Dans l’indifférence la plus totale, ils ne se gênent pas pour commettre des atrocités. Mentions spéciales à la dernière scène sur le bateau, ou au passage de l’imperturbable Paul en train de se faire un sandwich à la cuisine sans prendre en compte le bruit venant du salon. Le spectateur est contraint de subir cette sadique prise d’otage, notamment dans la deuxième partie du film, lors d’un plan séquence d’une lenteur insoutenable. On aimerait bien aider cette pauvre famille, mais on ne peut rien faire.

 

 

Alors violence gratuite ou dénonciation ? Au début, le spectateur amateur de réflexion cherchera des réponses, et se dira qu’il y a forcément une raison enfouie qui pourrait « justifier » cette interminable torture. Inutile de se creuser les méninges. Ici, il s’agit simplement de sortir des conventions habituelles du genre horrifique, et cela passe par un changement des règles : tout le monde peut mourir, les méchants n’ont pas besoin de paraitre méchants, pas beaux et grognons… On peut aussi y voir une certaine critique des médias, focalisés sur la violence quotidienne de notre monde, que ce soit l’actualité, internet, le cinéma, ou même les jeux vidéos. La dernière discussion sur le bateau au sujet de la fiction et de la réalité n’est pas vraiment compréhensible. Et pour cause, on se demande ce qu’elle vient faire ici ! Néanmoins, on peut imaginer que le réalisateur est ancré dans son propre long métrage par l’intermédiaire du personnage de Paul. Il contrôle tout, peut décider du sort des protagonistes, et à terme, du dénouement final.

 

 

Il s’avère donc que ce Funny Games US est au moins aussi cruel de réalisme et froid que l’original. Conclusion : Ne jamais faire entière confiance aux inconnus, et en bonus, savoir dire non et cacher soigneusement ses œufs dans son frigo. Et pour les amateurs de golf, dissimulez vos clubs.

Auteur : QUENTIN

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