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Critique G.I. Joe : Conspiration

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L’adaptation cinématographique de jeux et jouets semble devenue une nouvelle manne pour les studios américains. Si le concept peut paraitre partiellement crétin, ces derniers ont su compenser par une dimension pétaradante qui aura permis à quelques essais d’atteindre les hautes sphères du box-office. Baser un métrage sur les G.I. Joe reste cependant moins casse-gueule que construire un film sur l’antique bataille navale – le ridicule Battleship –, les figurines en plastiques étant elles-mêmes issues d’une obscure bande-dessinée des années 40. Stephen Sommers n’en tirait pourtant qu’un petit divertissement décérébré. Calibré pour le même public, G.I. Joe : Conspiration s’inscrit sans surprise dans la même veine.

 

 

Initialement programmé pour l’été 2012, G.I. Joe : Conspiration aura été longuement repoussé. La faute au playboy Channing Tatum, nouvelle coqueluche d’Hollywood, supprimé de l’équation dès les premières séquences. Plus attentive aux résultats commerciaux qu’à la bonne tenue de son produit, Paramount aura donc commandité au yes-man de service Jon Chu – Justin Bieber : Never Say Never – quelques séquences supplémentaires afin de ramener légèrement le bellâtre au centre de l’histoire. Déjà desservi par un synopsis bas du plafond, G.I. Joe : Conspiration s’habille de ce fait d’une bonne palanquée de tirades aussi inutiles que barbantes. Tatum joue donc aux jeux vidéo, exprime toute sa virilité dans un avion, tire dans le désert. Le film lui démarre enfin passé ce gloubi-boulga visuel ultra-chiantissime, avec le flinguage en règle d’une majeure partie de l’unité. Les rares survivants partent donc en quête de vengeance, le très-méchant Zartan ayant piqué la place du président et délivré le Dark-Vador des GI Joe, Cobra. Inutile de s’attarder outre mesure sur le scénario, G.I. Joe : Conspiration sabre ses rebondissements avec un « je m’en-foutisme » aussi provoquant qu’insultant. Jon Chu privilégie très nettement une approche vidéo-ludique qui lui autorise toutes les explosions possibles et inimaginables, le tout assorti d’un polissage aseptisé qui révoque toute notion de violence trop prononcée.

 

 

G.I. Joe : Conspiration est de ces films dans lesquels les lames pénètrent les corps et ressortent nickel-chromes. Tout public, l’ensemble fait cependant pleurer les douilles avec une écrasante insistance. Jon Chu parvient à livrer un métrage plus ou moins divertissant, peuplé d’une petite poignée de scènes burinées amusantes. A condition de passer outre l’improbabilité la plus totale des capacités humaines de cette armée d’élite, plus résistante et agile qu’un Peter Parker dopé aux amphétamines. Rien de bien incohérent avec les fondements même de la chose, qui tente de faire croire qu’une armada de militaires pourrait se faire nommer les « Joe » par respect pour leur membre initial. Bidasse en chef que Jon Chu nous présente d’ailleurs vite fait bien fait, le bonhomme – Bruce Willis – débitant deux-trois conneries et tirant une unique rafale de mitraillette en presque deux heures. Indispensable. G.I. Joe : Conspiration reste par ailleurs très manichéen. Les militaires héroïques affichent dentitions brillantes, muscles saillants, belles gueules ou encore gros nichons et cul parfaitement moulé pour l’unique déclinaison féminine. Les méchants sont eux balafrés, bioniques et inquiétants. Aussi friqué soit-il, G.I. Joe : Conspiration tient de ce fait plus nanar maousse-costaud que de l’œuvre marquante, voire même du simple « bon » film d’action. Reste un rythme général soutenu qui permet de s’enfiler le produit sans véritable effort. Pourquoi pas.

 

 

Malgré l’abominable curriculum vitae de son réalisateur –  Sexy Dance 2, 3 et 4, le biopic de Bieber –, G.I. Joe : Conspiration est un film parfois bordélique du fait de ses reshootings mais plutôt bien emballé. Le travail de Jon Chu s’avère certes constamment plombé par une profusion d’effets numériques, mais demeure parallèlement relativement lisible et appréciable. Bien que dénuée de toute personnalité, la réalisation se tient, ce qui n’est clairement pas le cas de sa direction d’acteurs. Absolument tous les intervenants s’avèrent médiocres dans leurs rôles respectifs, l’expérimenté Bruce Willis frisant même le risible lorsque ce dernier endosse la défroque du chef de meute. Carton rouge.

 

 

A l’image de son prédécesseur, G.I. Joe : Conspiration est un blockbuster sans véritable intérêt. Le genre de machin cinématographique qui pullule une fois l’été arrivé. La seule audace du produit est presque de sortir au printemps. Redoutable.

 

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Votre réponse :

korku 04-09-2013
G.I. Joe : Conspiration c mauvais avec un seul point positif pour moi c qui y a cette actrice française Elodie Yung que j aime bien car elle a un visage vénère.

 

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