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Critique Gangsters, Guns & Zombies

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Les comédies sur le thème des Zombies sont légions depuis la sortie et le succès inattendu de Shawn of the Dead, puis de Bienvenue à Zombieland. Cet environnement cinématographique – se basant sur un monde envahis par les morts-vivants – nous est depuis servi à toutes les sauces. Le burlesque, comme ici, mais aussi le drame, le thriller, la romance ou même le culinaire horrifique – Dead Sushi –. Mais l'innovation se fait rare et on se retrouve souvent devant des films à petits budgets, qui ne font que suivre la tendance du moment sans essayer d'en exploiter le potentiel pourtant vaste. Matt Mitchell nous en donne ici le parfait exemple avec ce premier film, Gangsters, Guns and Zombies.

 

 

Il est possible de visionner ce film de différentes manières. Soit on s'attend à une œuvre profonde,  qui se veut être une parabole de cette société de surconsommation issue du capitalisme, soit à un projet de fin d'étude d'anglais bourrés à la bière – ce qui peut être parfois considéré comme un pléonasme –. Ici, nous basculons directement dans la deuxième catégorie. Lorsque le concept est assimilé, on se retrouve devant un  « Road-Movie » des plus classiques. Le personnage principal se nomme Q –  nous pouvons donc dire, qu'il s'agit d'un film de Q, désolé, ce n’est pas tous les jours qu'une occasion comme celle là se présente – et s'improvise, malgré lui, chauffeur pour le compte de Tony – Huggy Leaver –  et sa bande de bras-cassés.

 

 

Nous sommes alors  directement plongés dans un monde envahi par les zombies, et aucune explication ne nous sera donné à ce sujet. Certainement un clin d’œil au Zombie de George A. Romero. Cette équipe de choc doit rapidement partager le butin et accessoirement, soigner leur pote blessé pendant le hold-up, à l’arrière de leur camionnette miteuse. Le casting est composé d'acteurs avec des faciès très typés à l'image de Franck Rizzo déjà aperçu… nulle part. La prise de tête n'est pas de rigueur ici, les « Fucks » et autres « Fuckin’ Fuck » viennent ponctuer les phrases, dans des relents de testostérone. A vrai dire, l'intérêt principal du film tient surtout dans ses dialogues. Les réparties fusent entre les membres de cette équipe où chacun sait rester à sa place.

 

 

Le budget initial, léger comme le maquillage de certains « Walkers », se fait surtout ressentir dans le montage final, qui préfère certains faux raccords à une construction plus standard. Et cette décontraction – à tous les niveaux – sera totalement assumée jusqu'au bout de la pellicule. Une bonne humeur qui vient même conclure le métrage, avec un générique / bêtisier – à la Jackie Chan – qui nous laisse découvrir l'équipe du film pendant le tournage, plaisantant avec les figurants et grimaçant devant comme derrière la caméra. Il s'agit bien d'un essai, d'un délire entre potes, qui à eu l'occasion d'être diffusé en DTV grâce à un genre pots-apocalyptique actuellement vendeur. Le genre road-movie aux relents « badass » à encore de beaux jours devant lui et pour apprécier cet aspect du film, il est préférable de le regarder en version originale.

 

 

L’environnement extérieur est nécessaire au visionnage de ce genre de film. Il se compose d'un pack de bière, d’un canapé mou – taché c'est mieux – et d'une bande de potes – les mêmes que vous insultez sur Soulcalibur ou P.E.S – et vous y êtes. Ne cherchez pas plus loin. Pensez juste à récupérer votre cerveau en sortant. Ça fait désordre !

 

Auteur : MARC D'OC

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