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Critique Gantz - Au Commencement

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Bien connu des aficionados de bande-dessinée Japonaise, Gantz bénéficie depuis près d’une décennie d’un beau succès en librairies. Résolument adulte dans le fond – sexe et ultra-violence composent l’épine dorsale de l’œuvre littéraire –, le travail de Hiroya Oku avait déjà été transposé au sein d’une série animée partiellement contestée pour ses libertés d’adaptation. Mise en chantier au cours de l’année 2010, l’adaptation live se positionne comme une vision artistique avant tout désireuse de prendre une certaine distance avec le manga d’origine. Un choix extrêmement risqué – le pitoyable Dragonball Evolution de James Wong a fait les frais d’une direction artistique hasardeuse – qui permet cependant un accès rapide à l’univers de Gantz. Et offre au réalisateur Shinsuke Satō l’occasion de coucher sur pellicule un film grand spectacle plutôt décomplexé.

 

 

Etalée sur une trentaine de volumes, l’histoire de Gantz se montre relativement riche. Forcément limité par son format, Satō en tire un condensé entièrement resserré autour des deux personnages de départ. Exit les nombreuses ramifications du manga d’origine, le cinéaste installe son développement sur un scénario simple et efficace. Une orientation qui exfolie une écrasante partie et des spécificités de l’histoire – les récurrentes séquences cul –, mais qui permet à Gantz – au Commencement de se doter d’une intrigue lisible par les néophytes. Deux amis d’enface se font écraser par une rame de métro. Passés de vie à trépas, ces derniers se retrouvent soudain dans un étrange appartement en compagnie d'autres personnes. Une mystérieuse sphère noire et les engage dans diverses missions visant à éradiquer des créatures surpuissantes. A chaque « stage level » complété, les protagonistes se voient attribués un crédit de point leur permettant à terme de revenir à la vie. Dans la forme, Gantz – au Commencement se matérialise de ce fait un pur fantasme de geek. Si la prépondérance d’éléments fantastiques reste de rigueur, le métrage mixe les tendances avec une relative maestria. Gunfights soutenues, délires technologiques de gamer, cyberpunk à la Matrix, Gantz – au Commencement n’est d’ailleurs pas sans rappeler le jubilatoire Sucker Punch. Foutraque mais furieusement cohérent, le métrage de Shinsuke Satō se profile en putain de poussée d’adrénaline. Mais évite parallèlement l’action non-stop afin de privilégier un certain développement de ses personnages et de son ambiance, particulièrement oppressante.

 

 

Légèrement moins glauque et brutal que son penchant littéraire, Gantz – au Commencement se profile néanmoins comme un métrage au ton résolument adulte. Sans concessions vis-à-vis de sa violence graphique, le film de Shinsuke Satō tente quelques pistes de réflexion sombres sur l’individualisme actuel. Un développement malheureusement à peine esquissé – notamment à travers le personnage de Joichiro Nishi, trop rapidement éliminé de l’équation – et qui aurait gagné à bénéficier d’une épaisseur plus conséquente. Furieux dans la forme, Gantz – au Commencement installe des personnages parfois complexes et intéressants, sans pour autant prendre le temps de s’attarder en profondeur sur la dimension psychologique. Reste une originalité assez débordante, renforcée par un mysticisme conservé intact autour de la finalité des missions. Gantz – au Commencement ne s’autorise aucun temps mort inutile, le métrage cumulant les bastonnades débridées sans réellement prendre le temps de s’attarder sur d’éventuelles explications. Un bon point, le film misant avant tout sur un synopsis complètement barré déballé sur une rythmique quasi-épileptique. Dommage que le tout se vautre en fin de course dans un final puant de bons sentiments, et partiellement torpillé par une enfilade de dialogues ridicules.

 

 

Gantz – au Commencement bastonne. Et se pare pour se faire d’une technique particulièrement affuté. Si le tout reste globalement moins virtuose que le vrombissant Sucker Punch, Shinsuke Satō livre un produit parfaitement calibré. Correctement shooté, le métrage bénéficie d’une réalisation propre et lisible, les séquences testostéronées bénéficiant d’une mise en boîte sans fioritures inutiles. Si le cinéaste ne témoigne pas d’une folie créatrice de tous les instants, ce dernier se voit relativement bien secondé par son département effets spéciaux. Gantz – au Commencement pétarade comme une production à l’Américaine, tout en conservant un esprit anti-conventionnel dans son approche manga barge. Loin des stéréotypes, le métrage présente une sympathique brochette d’Aliens belliqueux à la conception numérique complètement azimutée. Surprenant. Côté casting, rien de bien exceptionnel. Corrects, les acteurs cabotinent sans entacher la bonne tenue générale du métrage. Un léger point noir qui se conjugue malheureusement avec le léger manque de profondeur des personnages. 

 

 

Gantz – au Commencement navigue sur les genres tout en se dotant d’une personnalité bien marquée. Si le travail de Shinsuke Satō évince bon nombre de détails présents au sein du manga originel, le métrage reste suffisamment geek dans la forme pour exciter les furieux de la manette et autres adeptes aux œuvres déjantées. La séquelle – Gantz Perfect Answer – se chargera sans doute de combler les quelques manquements de ce premier opus.

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BEN 10-10-2011
J'ai bien précisé que le film était globalement fidèle au manga. Tout en précisant que les séquences de cul avaient été évincées. Pour ma part, je trouve ces scènes racoleuses et complètement inutiles, j'étais donc plutôt satisfait de leur absence.
simon15 04-10-2011
En terme de narration il est pas mal (même si la fin est baclé) mais dire que le filme respecte l'ambiance du manga je ne suis pas d'accord et le gore il est où et franchement niveau sexe il y a rien. L'histoire en elle même n'est pas dramatique.

Tonton 01-10-2011
Un excellent premier film fidèle au manga, rythmé, gore et délirant !! Le second est déjà dispo en version albanaise d'ailleurs !!

 

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