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Critique Getaway

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Courtney Solomon n’est pas homme pressé. Producteur habitué aux moyennes-productions commerciales, ce dernier se réserve de temps à autre le plaisir de réaliser quelques œuvrettes sans grandes ambitions artistiques. Après Donjons & Dragons et American Hunting, Getaway est seulement son troisième film en quinze ans. Véritable four au box-office, cible privilégiée de la critique américaine au moment de sa sortie et candidat confirmé aux Razzie Awards, le film traine derrière lui une bien peu glorieuse réputation. Si l’ensemble s’avère en effet nanardesque sur bien des points, le « thriller routier » de Solomon s’affiche pourtant comme un gros bis plutôt divertissant.

 

 

Getaway est un film d’action qui carbure à 100 à l’heure, point. Conscient de la légèreté de son script, Courtney Solomon ne cherche à aucun moment à camoufler les faiblesses de son travail, qui se profile comme un pur-produit de consommation rapide. Il aurait certes pu en être autrement, l’élément déclencheur pouvant laisser place à un thriller audacieux à condition d’y adjoindre un suspense convenable – Locke, un homme et une voiture pour l’un des meilleurs climax de l’année 2014 –. Mais Solomon se fiche bien de révolutionner le cinéma. Son Getaway fait donc dans la tôle froissée, les vroum-voum massifs et la pétarade appuyée. Ethan Hawke incarne Brent Magna, un ex-pilote de Nascar dont la femme est kidnappée par un mystérieux personnage. Ce dernier impose à Magna de rouler comme un dératé dans la ville et remplir diverses taches criminelles. Dans sa folle course nocturne, ce dernier embarque involontairement une gamine wesh-wesh qui s’avère être la propriétaire de la caisse indestructible. Pas de séquence introductive, pas de vaseline : Getaway enclenche donc direct la cinquième – le film s’étend sur 1h20, les poursuites sont lancées au bout de 2 minutes – et s’épanche dès lors dans un n’importe nawak hallucinant mais assurément fun.

 

 

Tourné dans les Pays de l’Est pour trois cacahuètes, Getaway pourrait prétendre au record de voitures de flics déglinguées. La mécanique Bulgare étant bon marché, Solomon multiplie avec une folie épileptique, presque immature, les accrochages stylisés et autres les envolées de vieilles ferrailles cabossées. Getaway recycle à ce titre plus ou moins Speed, Fast & Furious ainsi que certaines production Besson crétinisantes mais bien burnées. Le film se montre encore plus fendard lorsqu’il cherche à imposer un semblant de mystère dans une formule ultra-conne et convenue. Déjà torpillé par quelques séquences de bla-bla hautement anecdotiques, Getaway déroule une série de rebondissements à base de casse minutieusement travaillé, de haute technologie, de piratage et tout le tintouin. L’ensemble est affreusement tiré par les cheveux et au moins aussi improbable que la résistance de la bagnole d’Ethan Hawke, qui encaisse un bon millier de coups de feu et des cabrioles délirantes sans même crever un pneu. Qu’importe, le spectacle – certes décérébré – est au rendez-vous et l’ensemble se déguste comme un bon plaisir coupable. Mieux, Solomon s’affranchit en fin de run d’une séquence ras-du-bitume en plan séquence embarqué qui mériterait presque à lui tout seul le visionnage de ce produit MTV. Cool as hell. Dommage que le cinéaste se sente obligé de greffer un ultime cliffhanger tout naze en guise de conclusion.

 

 

Courtney Solomon n’a rien d’un grand réal’, Getaway n’a rien de foncièrement remarquable. Le cinéaste répond à la demande, basta. Son travail exfolie de ce fait toute prétention ou recherche artistique au profit d’une mise en boîte qui déménage, Solomon capturant ses plans avec la frénésie d’un gosse surexcité par une photo érotique. Si l’ensemble se montre occasionnellement fatiguant – merci l’utra-cut –, l’approche colle pile-poil à la nervosité d’un script stupidement « in your face ». Même constat côté casting, ou les acteurs cachetonnent dur. Ethan Hawke conserve pourtant sa classe légendaire même lorsqu’il s’agit de débiter des lignes de texte à la platitude éhontée. La jeune Selena Gomez s’en sort malheureusement nettement moins bien et semble avoir été disposée sur le siège passager uniquement pour faire distraire le public masculin. Confinée dans un rôle ridicule de geekette racaille au grand cœur, cette dernière n’est pas bad-ass pour un sou. N’est pas Amber Heard – vraiment chouette dans l’excellent bis Hell Driver – qui veut.

 

 

Getaway est une excellente connerie cinématographique. Complètement improbable, parfois fauché, le film de Courtney Solomon déroule un potentiel divertissant bien maousse, presque irrésistible. Eyh mec, elle est où ma caisse ?

 

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Combien font : 58-22

Votre réponse :

korku 08-02-2015
Getaw un film sans saveur y a rien a part des voiture qui font des salto et s'encastre.

 

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