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Critique Ghost Bastards 2 (A Haunted House 2)

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Marlon Wayans est un businessman avisé. Un temps plus ou moins planqué dans l’ombre de son frère – Keenen Ivory Wayans, à l’origine de la franchise Scary Movie –, ce dernier en aura retenu les méthodes de travail. A savoir, enchainer le plus vite possible afin de ne pas laisser retomber la vague du succès. Dans le cas de Ghost Bastards (A Haunted House), la stratégie est aisément applicable. Une baraque de lotissement lambda, un scénario épais comme un post-it et une minusucule poignée d’acteurs suffisent à constituer la moelle épinière d'une séquelle. Quelques mois après un premier épisode à la qualité hautement discutable, Wayans et son « réalisateur » Michael Tiddes remettent donc le couvert en livrant une suite en forme de parfait duplicata.

 

 

Etonnamment, Marlon Wayans avait engagé une reconversion cinématographique plutôt réussie. A l’aise dans le drame comme dans le film d’action plus léger – Requiem for a Dream, G.I. Joe - Le réveil du Cobra –, ce dernier avait su prouver qu’il pouvait interpréter des personnages plus complets et complexes. Le voir aujourd’hui revenir à des âneries puériles le temps d'un unique film aurait pu s’expliquer par une nostalgie excusable, voire matérialiser une certaine forme de crise de la quarantaine. Ce dernier récidive pourtant avec un Ghost Bastards 2 (A Haunted House 2) vite torché histoire de reproduire l’inexplicable succès d’un premier volet gentillet mais pas bien fin. Wayans rempile donc dans la peau de Malcolm, afro-américain poursuivi par une malédiction qui a déjà emportée sa femme. Un an après ces événements tragiques, ce dernier emménage avec sa nouvelle compagne et ses deux enfants dans une maison de banlieue. De nouveaux phénomènes paranormaux ne vont pas tarder à le prendre pour cible. Et c’est reparti pour un tour. Wayans et Tiddes ne sont aucunement adeptes du changement, et capturent ici une bobine pseudo-comique qui ne se prive jamais de prendre son public pour des cons. Ghost Bastards 2 adopte en effet une politique de recyclage perpétuel. Même histoire, mêmes personnages, même décors. L’humour, lui, reste aux abonnés absents.

 

 

Ghost Bastards 2 s’articule donc sous une forme rigoureusement identique à son modèle. Tiddes capture un film à sketchs dont l’ordre pourra être inlassablement revu sans insuffler de rupture scénaristique, et propose un métrage à la gloire de Marlon Wayans. Parodiant plus ou moins adroitement les succès « paranormaux » de ces dernières années, le cinéaste s’amuse à piétiner Sinister, Mama, Conjuring – Les Dossiers Warren ou encore Devil Inside à grands renforts de blagues nazbroques mais néanmoins légèrement moins orientées pipi-caca que sur le premier film. Wayans donne de sa personne pour ce one-man show à peine camouflé en « œuvre » cinématographique, et gesticule dans tous les sens en gueulant comme un damné. Si l’exubérance du personnage arrache quelques rires / sourires à l’occasion de quelques petits running-gags fendards – l’histoire des morts de clébard reste assez poilante –, Ghost Bastards 2 reste extrêmement fatiguant. Le métrage sombre en effet à intervalles réguliers dans des séquences débilissimes et ultra-attendues disposées de ci et là afin d’émoustiller le public adolescent en abordant le sexe avec une consternante vulgarité. Difficile en ce sens de ne pas esquisser de lourds bâillements devant les prouesses porno de Malcolm et sa poupée de chiffon, ou encore au moment d’un final longuet proposant une nouvelle fois l’exorcisme déjanté de rigueur.

 

 

Aussi crétin soit-il, Marlon Wayans reste plutôt bon performeur. Ce dernier livre donc une parfaite interprétation du golmon bruyant, et occulte tous ses comparses. Transparents et hautement inutiles, les « autres » protagonistes du film de Michael Tiddes ne bénéficient que d’une petite poignée de minutes pour s’exprimer, chose dont tous semblent se contrefoutre royalement. Les acteurs cachetonnent donc sans honte. Même constat pour Tiddes, probablement plus désireux de terminer son métrage le plus rapidement possible que de lui imprimer une véritable personnalité. Shooté n’importe comment, bourré d’images found-footage dégueulasses compilées par un probable protagoniste fantôme, Ghost Bastards 2 est un pur produit d’exploitation commerciale. Inutile donc de lui chercher un semblant de recherche artistique. Ce manque d’ambitions s’avère cependant nettement moins critiquable que l’absence de fun.

 

 

Ghost Bastards 2 (A Haunted House 2) est un produit sans grande surprise. Rédigé avec les pieds, tourné en cinq-six jours et monté à la hache, le film s’avère globalement plat et monotone. Malgré un timing resserré – à peine 1h20 au compteur –, le temps s’étire plus que de raison. Wayans gigote certes frénétiquement, mais il semblerait désormais plus rentable de le brancher sur dynamo que de lui confier un véritable rôle de composition, tant celui-ci se ridiculise dans cette franchise sans intérêt.

 

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