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Critique Ghost Bastards (A Haunted House)

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La franchise Scary Movie fait aujourd’hui peine à voir. Pire, le premier épisode semble avoir pris un sacré coup de vieux. Les frères Wayans livraient pourtant à leurs débuts un teen-movie plutôt fendard. Partiellement ringardisé avec les années, le métrage était en phase avec les tendances de l'époque. Le néo-slasher a depuis laissé la place à des mouvements horrifiques explorant des extrêmes plus prononcés. Là ou le torture-porn s’autorise tous les débordements gores possibles, une nouvelle forme de « cinéma-vérité » s’est dernièrement profilée en usant d’une suggestion permanente, souvent dans l’optique de combler de réelles lacunes scénaristiques. Budgets minimes, recettes titanesques, les Paranormal Activity et autres Devil Inside représentent désormais une véritable manne pour les studios. Et une aubaine pour Marlon Wayans, qui trouve avec Ghost Bastards (A Haunted House) une occasion de relancer sa carrière.

 

 

Calqué sur le même modèle que les films qu’il s’amuse à détourner, Ghost Bastards aura pulvérisé le box-office américain en début d’année. Deux-trois guignols grimaçants, une maison, une petite poignée d’effets nazbroques, le métrage de Michael Tiddes s’articule sans surprise sous la forme d’un huis-clos à l’humour souvent douteux. Malcolm et Keisha emménagent ici dans la résidence de leurs rêves. Ces derniers vont être contraints à un ménage un trois, un démon ayant décidé de les accompagner dans leur nouveau bonheur. Lorsque cet esprit démoniaque décide de posséder sa femme, Malcolm fait appel à une armée de spécialistes afin d’espérer sauver sa vie sexuelle. Autant dire que Ghost Bastards ne raconte pas grand-chose. Du moins, pas grand-chose de sérieux. Secondé par une partie de l’équipe à l’origine d’une bonne série de comédies potaches plus moins acceptables – Dance Movie, Little Man –, Marlon Wayans livre un script débordant d’humour pipi-caca, de blagues de cul et autres dérives débilitantes de premier ordre. Le tout sur un modèle found-footage qui file comme d’ordinaire le mal de mer.

 

 

La quarantaine passée, Wayans n’a pas évolué d’un iota. Ghost Bastards se présente donc comme une parodie assurément puérile, grasse et dénuée de toute subtilité. Les acteurs y gesticulent dans tous les sens, hurlent comme des mongols et n’hésitent pas à dévoiler leurs postérieurs rebondis. Les clichés sont comme toujours de sortie, à commencer par une impressionnante série de blagues et stéréotypes sur la communauté afro-américaine. Esprit Wayans oblige, les blacks déroulent systématiquement des dégaines de gangsters rappeurs au vocabulaire hautement châtié – nigga, bitch, bro’, yo –. Rien de bien neuf. Quelques gags déclencheront de manière presque éhontée quelques fous rires, mais Ghost Bastards peine globalement à tenir la longueur. Du moins pour toute personne majeure et vaccinée, population qui ne représente clairement pas le cœur de cible du tandem Michael Tiddes / Marlon Wayans.

 

 

Tiddes réalise avec Ghost Bastard son premier long-métrage. Mais ne se cantonne dans le cas présent qu’à un simple rôle d’exécutant, tant l’ensemble semble mené à la baguette par Marlon Wayans, qui se chargera d’ailleurs prochainement de la mise en boîte du second épisode. Parfaitement impersonnel et volontairement shooté dans l’amateurisme le plus total, Ghost Bastards reste cependant un found-footage parfaitement lisible. Ses acteurs remplissent également leurs missions respectives, à savoir faire du n’importe-nawak. Wayans est devenu plutôt expert en la matière, et s’avère même amusant lorsqu’il se voit plongé en pleine séance de sodomie spectrale. Pourquoi pas.

 

 

Ghost Bastard (A Haunted House) est un pur produit de consommation rapide. Avant tout destiné à un public adolescent en pleine découverte de sa sexualité, le métrage présente néanmoins un petit chapelet de séquences régressives amusantes. A condition d’être bon public. Libre à chacun de se risquer à l'expérience.

 

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