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Critique Ghost Rider : l'Esprit de Vengeance

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Mise à mal par un Mark Steven Johnson – le désastreux DareDevil –, l’exploitation cinématographique du Ghost Rider semblait promise à un sombre avenir. Conspué par la critique pour son aspect pétaradant beauf et superficiel, le premier opus semblait à l’époque conjuguer toutes les fautes de gouts relatives aux commandes de studios. Con, commercial et mal branlé, Ghost Rider s’était fourvoyé dans une orientation radicalement éloignée du comic-book. Le four du premier opus aura néanmoins motivé une séquelle plus proche de l’esprit initial du personnage. Très nettement revue à la baisse, l’enveloppe budgétaire allouée à Ghost Rider : l’Esprit de Vengeance offre aujourd’hui au binôme Mark Neveldine / Brian Taylor – Hyper Tension, Ultimate Game –  une certaine liberté dans l’approche du projet. Les deux réalisateurs livrent en effet un métrage à leur image : parfois bancal aux entournures, Ghost Rider : l’Esprit de Vengeance se profile comme un pur défouloir geek et volontairement azimuté.

 

 

Un temps annoncé sous la forme d’un reboot, puis davantage imaginé en séquelle suite au ralliement de Cage au projet, Ghost Rider : l’Esprit de Vengeance s’inscrit dans la continuité du premier opus sans pour autant en exploiter les fondations. Exilé en Europe de l’Est, Blaze est ici engagé par un prêtre alcolo habitué aux fusillades en tous genres afin de récupérer le fils du diable. Ce dernier projette de transférer son âme dans l’enveloppe charnelle de l’enfant, conçue sur mesure. Johnny Blaze se lance à la poursuite du rejeton, l’Eglise s’étant par la suite engagée à le débarrasser de son encombrant alter-ego, le Ghost Rider. Un poil plus intéressant que le premier volet, le script de Ghost Rider : l’Esprit de Vengeance s’avère surtout nettement plus décalé. De quoi offrir un terrain de jeu adapté aux dérives habituelles du tandem Neveldine / Taylor, qui abordent le projet avec un second degré plutôt audacieux. Construit sous la forme d’une série ultra-Z, le métrage ne lorgne à aucun moment vers l’aspect « sombre et sérieux » très prisé des adaptations actuelles – les Batman de Christopher Nolan, Watchmen, X-Men : le Commencement –. Les cinéastes greffent plutôt aux tribulations du rider une touche bien personnelle. Epileptique, sans retenue et buriné à la testostérone, Ghost Rider : l’Esprit de Vengeance bourlingue sans véritablement prendre le temps de s’attarder sur le fond. Une constante pour les deux cinéastes, adeptes d’un cinéma vidéo ludique bardé d’effets déboulonnants.

 

 

Ghost Rider : l’Esprit de Vengeance s’évertue à compiler bastons délirantes, gunfights bourrines, poursuites et destructions massives. Le tout sur une bande-son heavy qui articule le carnage visuel avec un mauvais goût assumé. Neveldine et Taylor accouchent sans surprise d’une bobine qui use soigneusement des usages du blockbuster pour témoigner d’une connerie débordante et assumée. Si les deux rednecks n’en finissent plus de diviser les opinions, leur travail se place dans la directe continuité de leurs précédentes réalisations, l’anti-professionnalisme de rigueur une nouvelle fois imposé en marque de fabrique. Ghost Rider : l’Esprit de Vengeance présente en effet une hallucinante liste de défauts. Complètement déglingué, le métrage tranche radicalement de la norme en incorporant des séquences nanardesques au possible – le partage du corps du christ, entrainant un « elle ne date pas d’hier cette miche de pain » de la part de Cage –. Pourtant, le travail des cinéastes présente une certaine cohérence, partiellement aidée par l’humour dont le métrage témoigne des ses premières minutes. Ghost Rider : l’Esprit de Vengeance est un pur produit d’exploitation, qui ne lâche la pédale qu’afin d’imposer les quelques respirations indispensables. Pour le reste, Neveldine et Taylor prennent soigneusement soin d’enculer tout ardent défenseur d’un cinéma uniquement artistique et intelligent. 

 

 

Dommage que Ghost Rider : l’Esprit de Vengeance s’habille d’une direction photo dégueulasse. Capturé à la va-vite, le métrage s’abandonne en effet parfois vers une esthétique vidéo assez déroutante. Entre séquences surexposées et mouvements de caméra complètement foireux, les deux réalisateurs poussent parfois l’approche bis un peu loin. Visuellement, leur travail témoigne parfois d’un amateurisme nuisant aux séquences les plus explosives. Si le choix d’une technique qui ne prend jamais le temps de se poser s’avère alléchant, cette volonté d’urgence perpétuelle laisse occasionnellement sombrer Ghost Rider : l’Esprit de Vengeance dans une certaine illisibilité. Rien de bien rebutant néanmoins, à l’instar d’une direction d’acteur dont les cinéastes se contrefoutent royalement. Nicolas Cage mène après-tout la barque avec sa frénésie habituelle. Désormais rodé aux prestations déjantées – Kick Ass, Hell Driver –, ce dernier fait preuve d’un tempérament bad-ass qui trouve une répercutions parfaite dans l’approche immature de Neveldine et Taylor.

 

 

Ghost Rider : l’Esprit de Vengeance se doit abordé comme un divertissement de seconde zone. Rapidement torché, bardé de choix artistiques nauséabonds – la présence du has-been Christophe Lambert en moine tatoué –, le film de Mark Neveldine et Brian Taylor reste un délire fendard de sale-gosse. Dans le genre, le projet tient ses promesses, malgré une série d’imperfections maousse-costaudes. Roule ma poule. 

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