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Critique Girlhouse

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La formule du slasher semble désormais vieille comme le monde. Un tueur masqué, un mobile crétin, une petite ribambelle d’adolescents : l’affaire est dans le sac. Si le tout peut parfois être articulé avec qualité – le mythique Halloween et certaines de ses suites, Scream, Souviens toi… l’été dernier –, le genre donne bien souvent naissance à d’atroces produits destinés au marché vidéo. C’est plus ou moins le cas de Girlhouse, métrage horrifique qui retient les préceptes autrefois posés par Sean S. Cunningham – la franchise Vendredi 13 –. Le film de Trevor Matthews n’hésite donc jamais à faire dans le spectaculaire, son approche s’avérant aussi prompte à user du gros rouge qui tache que d’un érotisme pour le moins omniprésent.

 

 

Ali Cobrin n’a pas froid aux yeux. Ni peur de la répétition. Tout juste sortie du tournage du médiocre Lap Dance, cette dernière rempile sans vergogne dans un rôle de pauvre étudiante sans le sou contrainte de se dessaper afin de boucler les fins de mois. Girlhouse déroule sans surprise un synopsis bien con, parfaitement digne d’un slasher de seconde zone destiné aux diffusions tardives. Alors qu’elle vient de perdre son père, Kylie Atkins décide de prendre part à un programme de « TV-réalité hot » afin de financer sa scolarité. Cette dernière emménage donc dans un manoir dont les moindres recoins sont équipés de caméras. Charge à elle de faire monter la libido des internautes en s’effeuillant à intervalles réguliers. Ridiculisé par les résidentes de cette maison des plaisirs, une sombre brute affublée du sobriquet de « Loverboy » vient cependant dézinguer tout ce qui bouge. Technicien sur de micros-budgets nanardesques – Jack Brooks : Tueur de Monstres –, Trevor Matthews livre ici une série B décérébrée qui saute à pieds joints dans tous les poncifs du genre. Effroyablement crétin, le métrage n’a strictement rien à raconter. Pire, le tout échoue lamentablement à installer une quelconque once de suspense, de tension, d’empathie pour ses personnages. Le cinéaste s’en moque éperdument. Ce dernier mise en effet principalement sur deux arguments : du sang et des filles à poil.

 

 

En ce sens, Girlhouse intègre avec succès les éléments essentiels du slasher bas de gamme. Matthews fait d’ailleurs preuve d’une incroyable générosité en ce qui concerne les formes rebondies, ce dernier multipliant les plans culs / nichons dès que l’occasion se présente. Presque exfolié de personnage masculin digne d’intérêt – au vu du sujet, rien d’étonnant –, le métrage s’articule donc autour de cinq-six gourdasses qui passent le plus clair de leur temps à se tripoter et s’envoyer en l’air. Girlhouse joue avec plus ou moins de brio de sa dimension érotisante, le film s’avérant plutôt agréable à visionner d’un œil distrait sans pour autant verser dans le transgressif total. La touche coquine adoptée par Matthews fera probablement quelques heureux parmi les aficionados des séances de minuit, ce dernier transférant de plus le budget costumes – les dépenses en la matière étant aussi serrées que les sous-vêtements des actrices – dans les effets gores. Si le tueur se voit brossé n’importe comment – les traumatismes de l’enfance ont bon dos, comme d’habitude –, ce dernier fait preuve d’une brutalité plutôt appréciable. Girlhouse réserve son lot de meurtres bien sanguinolents, souvent cartoonesques voire de mauvais goût, mais relativement funs et bourrins. Pour le reste, inutile d’en attendre trop. Le film est absolument invraisemblable et bourré jusqu’à l’os de rebondissements ahurissants.    

 

 

Réalisé à l’arrache, Girlhouse est un projet vidéo à la patine vulgos. Trevor Matthews torche en effet son travail n’importe comment, sans jamais prendre le temps de réfléchir à ses cadrages ou à son éclairage. Le film est de ce fait d’une absolue laideur, l’emballage cheap lui conférant une pure étiquette de divertissement Z pour mâles en rut. Même constat en ce qui concerne la direction d’acteur, les filles dandinant leurs popotins en débitant des lignes de textes hallucinantes de bêtise. Le tout a au moins le mérite de se montrer franchement fendard, d’autant plus que le psycho-killer de service affiche une dégaine franchement cocasse. Carton rouge cependant pour la très sexy Ali Cobrin, qui n’ôte ici jamais le haut alors que bon nombre de ses photos / vidéos particulièrement explicites trainent dans les sombres recoins de la toile.

 

 

Girlhouse représente le niveau zéro du slasher-movie. Furieusement débile et particulièrement gratuit dans son usage répété de la nudité et du gore, le film se profile malgré tout comme un navet tellement idiot qu’il en devient presque irrésistible. A réserver aux amateurs de bobines horrifiques ultra-Z.

 

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