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Critique Godzilla

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Roland Emmerich avait fâché tout rouge le gros Godzilla. Habitué à réduire le monde en poussières, le cinéaste avait fait du monstre nippon son nouvel instrument de destruction massive. Tournée sous la forme d’un Jurassik Park urbain, sa version était aussi spectaculaire que pauvre en matière, à tel point que cette américanisation du mythe sera cruellement fustigée par les producteurs originaux. Tout juste auréolé du succès de Monsters, Gareth Edwards a pour sa part travaillé sur un relifting complet pendant trois longues années. Une pré-production mise à mal par la catastrophe de Fukushima, qui aura donnée lieu à quelques réécritures. Doté d’un budget plutôt confortable, Godzilla 2014 débarque sur les écrans en affichant la volonté de coller au plus près aux métrages originels. Pour le meilleur comme pour le pire.

 

 

Godzilla est presque un symbole de la pop-culture. Le monstre préhistorique de la Toho aura donné lieu à une multitude de déclinaisons étranges, souvent populaires, parfois nanardesques, dans lesquelles la bestiole affrontait des ennemis maousses-costauds. De quoi exciter le public à grands renforts de bastons gigantesques et de groar-gurg-rhoar bien appuyés. Conscient que la catastrophe Emmerich a laissé un bien piètre souvenir dans l’inconscient collectif, Gareth Edwards souhaite de son côté contenter les aficionados. Ce dernier tente donc ici une approche qualifiée de « blockbuster intelligent » avant même sa sortie, qualitatif régulièrement accolé aux œuvres outrepassant la durée autrefois proscrite des deux heures. Tout le problème reste d’avoir quelque chose d’intéressant à raconter, ce qui n’est pas toujours le cas de ce Godzilla next-gen. Le postulat en lui-même se veut assurément con-con. Une bestiole ancestrale qui bouffe de l’énergie radioactive débarque pour foutre la misère à l’humanité, puis une deuxième. Comme les moustiques géants souhaitent copuler afin de peupler le monde, la nature se venge et envoie Godzilla leur foutre sur la tronche. Pendant ce temps là, les militaires courent dans tous les sens comme des pantins désarticulés, histoire de nous rappeler que nous sommes bien peu de chose face à notre environnement. Merci pour le message. Mais Godzilla 2014 est fidèle à son modèle, CQFD.

 

 

Une bagnole ringarde peut-elle trouver une seconde jeunesse suite à un polissage de carrosserie ? Non. Ce Godzilla souffre du même syndrome. L’emballage est certes très chouette, le film pétarade dans tous les sens et se fend même de quelques moments de bravoures plutôt remarquables, dont une séquence de parachutage nocturne qui imprime durablement la rétine. Cette avalanche d’effets numérique bigger than life ne compense pourtant jamais un script vite torché dans lequel un gentil dinosaure vient au secours d’une humanité qui n’hésite pas à lui larguer des bombes derrière les oreilles. Dans le fond, le métrage de Gareth Edwards s’avère quand même plutôt limite, et enquille les séquences improbables qui, tournées avec un budget plus resserré, auraient sans doute bien amusées la galerie. Pire, Godzilla témoigne d’un cruel manque d’humanité, la plupart des protagonistes ne servant strictement à rien. Ces  derniers reluquent les animaux dans leur lutte effrénée, débitent quelques âneries scientifico-philosophiques dont on se contrefout royalement et tapent des sprints à intervalles réguliers. Mouais.

 

 

Plongé dans cette bobine fantastique pétrie de clichés archaïques, les acteurs font de leur mieux pour ne pas paraitre totalement inutiles. Certains y parviennent avec une certaine classe - Aaron Taylor-Johnson ou la cool-attitude à l’américaine, Juliette Binoche -, d’autres non. Elizabeth Olsen, transparente au possible, irrite à ce titre à plus d’une occasion, tout comme Ken Watanabe, qui campe ici un scientifique sans réelle utilité. En bon artisan, Gareth Edwards emballe très correctement le tout, et profite pleinement de ses moyens pour coucher sur péloche un métrage qui fera aisément la nique au pourtant très impressionnant Pacific Rim. Godzilla reste donc du blockbuster efficace : visuellement gigantesque, pas trop mal rythmé et résolument sans âme.

 

 

Gareth Edwards modernise la forme et laisse le fond intact. Les ultra-fans apprécieront probablement la manœuvre, les autres esquisseront de nombreux sourires devant l’aspect un peu niais et dépassé du métrage. Godzilla reste certes un film pop-corn acceptable, mais manque de puissance et d’émotions pour jouir du statut d’expérience véritablement mémorable.

 

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BEN 27-05-2014
Merci pour votre commentaire, vous avez en effet tout à fait raison. Il y a bien eu confusion de ma part. Je corrige. Mon opinion n'a cependant pas été basée sur le "faux" passé que je rattachais à cette actrice. Je n'ai jamais été un grand consommateur de programmes TV, je ne connais donc tout simplement pas les séries des jumelles Olsen. Je corrige cependant mon erreur.
27-05-2014
Votre critique est juste à mon sens SAUF quand vous parlez de l'actrice Elizabeth Olsen ! Vous dites que c'est une ex-enfant star, malheureusement pour vous, elle n'a réellement débuté sa carrière d'actrice qu'en 2011 ( excepté dixit imdb un téléfilm en 1994 ) aussi je crois sans me tromper que vous confondez avec ses 2 soeurs jumelles qui elles sont très connues. Du coup, ca sent le parti pris direct quand à son jeu d'actrice car pour vous c'était une des 2 jumelles Olsen...Bref.

 

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