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Critique Halloween : 20 ans après

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A l’occasion des vingt ans des premiers massacres de Monsieur Michael Myers sur grand écran, la famille Myers vous convie à une grande fiesta d’anniversaire afin de célébrer l’évènement comme il se doit. Des invités prestigieux sont  annoncés dont Josh Hartnett, Michelle Williams, LL Cool J, Joseph Gordon Levitt, Janet Leigh et... Tenez-vous bien, Jamie Lee Curtis ! Non, vous ne rêvez pas, même ses rides seront là. Monsieur Myers n’a pas encore confirmé sa venue, on ne sait jamais où le joindre de toute façon, mais si vous remarquez que les convives commencent à disparaître de façon abrupte, vous saurez qu’il est bien arrivé. Venez nombreux.

 

 

Vingt ans que le tueur au masque sévit sur grand écran, sur fond de mélodie de John Carpenter. Vingt ans que La Nuit des Masques était sorti au cinéma, popularisant un genre qui allait devenir un classique de l’épouvante, le slasher. Cependant, vingt ans après, ce dernier est tombé en désuétude, oublié du public à cause de la commercialisation sauvage du concept qui donna lieu à une ribambelle de suites et de contrefaçons très souvent indigestes. Mustapha et Malik Akkad, producteurs historiques de la franchise Halloween veulent marquer le coup et sortir un épisode anniversaire, optant même pour la possibilité d’un reboot. Une idée qui sera délaissée par la suite au profit d’une suite, sauf que celle-ci se placera dans la continuité des deux premiers épisodes et ignorera les évènements des trois derniers. De plus, les producteurs sont conscients que côté horreur / slaher, la donne a radicalement changé depuis 1996 et la sortie du Scream de WesCraven, un film qui a su exploiter intelligemment le genre et le réconcilier avec le public et la critique. Pour mettre toutes les chances de leur côté, Jamie Lee Curtis fera son retour dans les pans de son personnage fétiche et John Carpenter est approché pour réaliser cet épisode. Celui-ci demandera un cachet bien trop élevé - prétextant des royalties qu’il n’a jamais touché sur la série - et sera donc vite écarté au profit de Steve Miner.

 

 

Halloween : 20 ans après suit donc une formule, celle du slasher 90’s des gros studios. Il suffit de voir le casting d’ados stars citée plus haut pour s’en rendre compte. Steve connait bien son boulot puisqu’il a lui-même officié sur un autre slasher mythique, Vendredi 13, dont il a réalisé les épisodes 2 et 3. Sans pour autant apporter une grande valeur ajoutée, il goupille ici un film visuellement soigné, extrêmement bien calibré, respectant à la lettre le cahier de charges imposé malgré une durée relativement courte. Il tente même, avec succès, quelques notes d’humour très bienvenues dans une série qui n’en a curieusement jamais usé, tout le contraire de la saga Voorhees ou Krüger par exemple. On notera aussi les dialogues ciselés et fun à la limite du meta - la référence à Psychose avec Janet Leigh est un régal - ou l’on sent la patte Kevin Williamson qui a remanié quelque peu le script original. Cela n’empêchera pas les teens qui les débitent d’agir en parfaits crétins dans la deuxième partie du film, où ils ne seront que chair à pâté pour le bogeyman, dans la plus pure tradition du slasher lambda. C’est d’autant plus ballot que Miner semble coller un peu trop aux règles du genre et semble très frileux, surtout lorsqu’on vient aux mises à morts, étonnamment propres.

 

 

L’un des titres envisagés pour cette suite était The Revenge of Laurie Strode avant d’opter pour le racoleur Halloween : 20 ans après. C’était pourtant le titre qui se rapprochait le plus de l’essence du  film puisqu’il est centré presque exclusivement sur le personnage mythique de Jamie Lee Curtis, dont on suivra les déboires. Devenue directrice de collège en Californie - y’a plus de soleil et les étudiants sont plastiquement plus intéressants qu’à Haddonfield -, elle a désormais refait sa vie et a un fils qui se trouve être Josh Hartnett.  Le scénario s’amuse à semer le doute sur la santé mentale de Strode. Elle est devenue alcoolique, hyper possessive envers son fils et voit des Michael Myers à tous les coins de rue, si bien qu’elle vit dans la crainte continue de le voir débouler à tout instant. Une évolution psychologique qui semble tout a fait plausible au vu des horreurs qu’elle a subi et l’empathie, encore une fois, est immédiate. Un autre titre aurait tout aussi bien convenir à cet épisode serait Halloween : la dérouillée de Michael Myers. C’est probablement l’épisode ou Myers se prend le plus de coups, une branlée anthologique spécialement de la part de sa frangine qui en clairement sur la patate. A ce titre, si ce septième épisode se démarque autant de ses prédécesseurs, c’est aussi pour son final radical et badass qui aurait pu clore en beauté une saga en perte de vitesse et en grande peine de renouvellement. C’était sans compter les penchants mercantilistes des producteurs qui jetteront tous ces beaux efforts à l’eau dans une prochaine séquelle, l’insipide et nasebroque Halloween : Résurrection.

 

 

Halloween : 20 ans après fête dignement les 20 ans de la franchise dans un épisode ou les bonnes idées ne manquent pas. De facture nettement supérieure à ce qui s’est fait jusque là dans la série, il s’avère très efficace et hyper fun à regarder, en plus de proposer une très bonne conclusion à la série - malheureusement ignorée par les producteurs -. Ceci n’empêche pourtant pas une certaine frustration à cause du manque d’audace affiché, surtout au vu des talents et des moyens mis en œuvre dans cet épisode.

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